LOCTOPUSVOITOU

BURE – NOTRE DAME DES LANDES

 

                                      BURE – NOTRE DAME DES LANDES


  ENSEMBLE pour renforcer les actions contre les Grands Projets Inutiles Imposés (GPII), pour la préservation des
terres et des emplois agricoles, pour un autre choix de société qui ne mettrait plus en danger la biodiversité et
l'avenir des générations futures...
Faisons du prochain grand rassemblement national contre le projet d'aéroport des 5 et 6 juillet 2014 un moment
d'informations et d'échanges militant et festif !
Nous ferons ENSEMBLE la démonstration que nous restons plus que jamais déterminés et massivement mobilisés.
Cette convergence est l'occasion, à partir des luttes locales, décentralisées sur tout le territoire, de populariser et de
fédérer ces luttes.
Elle se traduit par différentes formes d'actions déterminées ("caravanes" à pied, vélos, tracteurs, voitures..., points
de rencontre, d'information, meetings dans les villes et campagnes traversées) pour arriver au moment du
rassemblement final sur les terres de Bellevue le 4 juillet vers 19h00.


   Bure 365 :
 Les objectifs principaux sont de faire connaître la lutte contre l’enfouissement des déchets radioactif de Bure (le
projet Cigéo), le nucléaire et son monde et d’étendre cette lutte au niveau national et international.
L’enfouissement est présenté comme la solution au problème des déchets, alors qu’il ne vise qu’au renouvellement
du parc nucléaire français, ainsi qu’à l’exportation de ce modèle sur le marché mondial de la pseudo-gestion des
déchets nucléaires… L’enfouissement, par son irréversibilité de fait, c’est confisquer toute possibilité à la
communauté humaine de demain de se saisir de ce problème.
Nous ne voulons pas proposer d’alternative à l’enfouissement tant que la production des déchets n’est pas stoppée
définitivement!...
Notre objectif est que, partout, des groupes s’emparent de cet appel et organisent le plus d’actions possibles
pendant un an. L’idée est d’agir de manière décentralisée, dans des espaces inattendus, avec notre propre
calendrier, là où leurs règles du jeu n’existent PLUS.


   CIGEO, quesaco ?
 C’est à Bure, petit village à la limite de la Meuse et de la haute marne que le projet envisage d’enfouir les déchets de
haute et moyenne activité à vie longue produits par les 58 réacteurs français. C’est le projet industriel le plus
démesuré que la France ait jamais envisagé, tant vis à vis des coûts, de la complexité technique, de la durée
d’exploitation (+ de 125 ans) que des impacts, nuisances et risques engendrés.
CIGEO, ça n’est surtout pas de la science, ça n’est que du business.
L’objectif est de mettre sous le tapis les pires déchets que l’humanité ait produits pour faire croire aux politiques et
aux citoyens que le problème est géré.
Les scientifiques avaient pourtant promis qu’ils trouveraient des solutions technologiques. « Transmutation»,
« réacteurs du futur », « recyclage des déchets », ça n’était rien que de la poudre aux yeux ! Maintenant la réalité, c’
est l’enfouissement à Bure !
L’enfouissement des déchets radioactifs est la pire des solutions de gestion : Risques majeurs d’explosion, ventilation
permanente indispensable pendant 125 ans pour évacuer l’hydrogène, présence de déchets bitumeux
inflammables… A 500 mètres sous terre, ces risques deviennent ingérables !!!
Une fois enfouis, les déchets seraient irrécupérables. Alors, ce serait une catastrophe gravissime à
l’échelle européenne, sans espoir de retour. Avec nous dites non à ce projet…
Sites d’information : //burestop.free.fr/spip/;
//www.villesurterre.eu/;//pandor.at ;


   STOCKAGE SOUTERRAIN
Partout où ça existe déjà, c’est catastrophique !
3 exemples édifiants qui laissent augurer ce que deviendrait BURE
• À Asse en Allemagne (Basse Saxe), à partir de 1967 un « enfouissement expérimental de déchets
faiblement radioactifs » a débuté. L’expérimentation a duré jusqu’en 1978 avec pas moins de 125 000 fûts de faible
activité et 1 300 de moyenne activité. L’argument principal était comme à Bure que la roche (ici du sel) ne bougerait
pas et serait hermétique pour des centaines d’années car elle n’avait pas bougé depuis 150 millions d’années.
Résultat : moins de 10 ans plus tard en 1985, patatras, une solution saline venue de l’extérieur se répand dans la
mine au rythme de 12 m3 jour et détruit irrémédiablement la mine de sel, corrodant et baignant les fûts au passage.
Il est certain que la mine va s’effondrer rapidement et certaines études montrent que cela pourrait se produire dès
cette année 2014. Aujourd’hui, l’incertitude règne et la plus grande crainte est la contamination de la nappe
phréatique par l’eau de la mine qui présente des taux de radioactivité huit fois supérieurs à la normale.
L’Andra qui critique ouvertement la gestion du site de Asse est pourtant partie prenante depuis 1988 à ce
projet.
Près de Mulhouse en Alsace, dans une mine de sel ont été stockés de 1999 à 2002 plus de 44 000
tonnes de déchets chimiques hautement toxiques à 550 m de profondeur. Arsenic, mercure, cyanure, amiante, etc ;.
L’entreprise STOCAMINE, gestionnaire du site, jurait là aussi ses grands dieux qu’il s’agissait d’un véritable coffrefort
géologique. Résultat : un incendie en profondeur s’est déclaré en 2002, trois ans après la mise en service,
et n’a pu être maîtrisé qu’au bout de deux mois, relarguant en continu dans l’atmosphère des fumées
chargées de produits toxiques. L’installation, en partie effondrée, a été fermée en 2004. Plus moyen de retirer
les déchets ! Aujourd’hui en 2014, sous la pression des associations et habitants, les « experts » cherchent des
solutions financièrement acceptables à ce problème car l’intégrité de la nappe phréatique d’Alsace est en jeu
avec ce que cela peut comporter de craintes sur l’approvisionnement en eau potable de ces régions.
Rappelons que cette nappe s’étend sous la France, l’Allemagne et la Suisse.
Dans le sud des États-Unis, le WIPP, unique centre de stockage de déchets nucléaires en
fonctionnement au Monde est arrêté par un accident depuis le 5 février 2014, et ce après seulement 15 années. En
moins de 10 jours et par deux fois, les exploitants du site n’ont pas pu maîtriser les événements. Un incendie avec
problèmes de ventilation a entrainé l’intoxication de plusieurs travailleurs, et quelques jours après, une fuite
radioactive d’origine toujours inconnue a été émise à la surface par un puits. 21 personnes du centre ont été
contaminées, de la radioactivité a été détectée en dehors de l’enceinte du WIPP. Il a fallu deux mois et demi pour
arriver à la zone des déchets concernés, pourtant beaucoup moins dangereux que ceux envisagés à Bure.
Aujourd’hui, on ne connaît toujours pas l’origine exacte de cette éjection de radioactivité. Il est probable qu’elle soit
due à une réaction chimique comme il peut aussi s’en produire dans les MA-VL (bitumes prévus à Bure). Hors,
contrairement à Cigéo, dans le cas du WIPP, les déchets se manipulent sans protection. On imagine facilement la
complexité d’une telle intervention si Cigéo se faisait. Dans le meilleur des cas, le site américain est fermé pour
quelques 3 ans. Alors certes à BURE ce n’est pas du sel mais de l’argile. Mais on y retrouve par exemple la même
méthode que le WIPP : même process de remplissage pendant la construction, même type d’alvéoles... et surtout la
grande profondeur, dénominateur commun de tous ces sites et facteur particulièrement aggravant (difficultés
accrues d’intervention, coût prohibitif).
On y retrouve aussi les mêmes affirmations des pouvoirs publics et des scientifiques selon lesquelles tout se
passera bien : les voyages organisés à destination de ces sites tous considérés comme pilotes avaient, en leur
temps, « rassurés » les élus et les avaient confortés dans leur confiance absolue envers les experts. Sont-ils
toujours aussi aveuglément confiants ?
Dormez braves gens, des gens sérieux veillent sur vous ! Au vu des exemples ci-dessus, qu’on nous permette
d’être quelque peu dubitatifs !
L’accident, c’est bien connu, n’arrive qu’aux autres !

 

 



13/12/2014
0 Poster un commentaire

A découvrir aussi


Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 26 autres membres