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Europacity ou le passage en force ...

Europacity ou le passage en force des pouvoirs publics

 

Fin 2015, la France accueillera au Bourget la prochaine Conférence mondiale sur le Climat (la COP21). A deux kilomètres de là, les mêmes pouvoirs publics cautionnent un projet d’aménagement de plusieurs milliards d’euros, qui vise l’urbanisation des dernières terres agricoles à proximité de Paris et l'accueil d'un des plus grands centres commerciaux du Monde conçu par Auchan : Europacity. Pour le Collectif Pour le Triangle de Gonesse, la promesse économique d’hypothétiques emplois suffit à balayer les deux autres piliers du développement durable, l’environnement et le social.


Le mercredi 7 janvier 2015, la Commission nationale du débat public (CNDP) a accordé un délai supplémentaire de neuf mois à Immochan, filiale immobilière d’Auchan, pour qu’elle dépose le dossier de présentation d’Europacity.

Cet événement est bien anecdotique comparé aux attaques de Charlie Hebdo et de l’Hyper Cacher survenues le même jour. Cependant, il nous adresse aussi un signal sur l’état de fragilité de notre démocratie. Le cas d’Europacity illustre la façon dont nos pouvoirs publics fragilisent notre socle républicain, imposent un rapport de force et créent les conditions de conflits voire d’affrontements avec les citoyens dont on a vu qu’il pouvait s’avérer mortel.

 

Europacity, ou l’urbanisation programmée des terres du Triangle de Gonesse

 

Europacity est un « pôle de loisirs, commerces, culture et d’hôtellerie » prévu d’ici à 2020-2025, au sud d’une vaste enclave agricole de 700 hectares, le Triangle de Gonesse, coincée entre les aéroports de Roissy CDG et du Bourget. Pour ses promoteurs, il s’agit de réaliser l’un des plus grands centres commerciaux au monde. Les chiffres d’Europacity donnent le vertige : 2 milliards d’euros de travaux pour accueillir au sein d’un complexe de 630 000 m2 l’équivalent du parc Astérix (avec parc nautique et pistes de ski « indoor »), des galeries du centre Georges Pompidou, du palais des Congrès de Paris, du parc Monceau et des trois centres commerciaux situés à moins de 10 km (1). Tous ces équipements réunis sous un même toit, ou presque. Cela donne la dimension du projet qui souhaite atteindre un objectif annuel de 30 millions de visiteurs (deux fois plus qu’Eurodisney, première destination touristique d’Europe) et projette de créer plus de 17 500 emplois, directs et indirects.

 

Pour desservir ce futur équipement, l’établissement public d’aménagement de la Plaine de France (EPA) a obtenu de l’État et de la RégionÎle-de-France l’implantation et le financement public d’une des gares du Grand Paris Express, la seule programmée en plein champ, pour répondre à des besoins hypothétiques à l’horizon 2025.

 

Le Collectif Pour le Triangle de Gonesse s’est mobilisé depuis l’annonce officielle du projet Europacity, début 2011, pour rappeler que la sauvegarde des terres agricoles est un enjeu d’intérêt général du Schéma Directeur de la Région d’Île-de-France. Ce collectif souhaite que ces dernières terres agricoles proches de Paris (et parmi les plus fertiles d’Europe), deviennent l’armature d’un nouveau mode de développement (2), plus soucieux du cadre de vie des habitants du territoire, continuellement mité par les zones d’activités, logistiques et commerciales et par les grands équipements de transports depuis plus de quaranteans.

 

Mais l’EPA voit les choses autrement : il travaille depuis dix ans (3) à l’élaboration d’un « nouveau quartier d’affaire international » de 1,8 million de m2 (la moitié de la Défense) qui devrait générer 50 000 emplois « diversifiés » à l’horizon 2030. Europacity est donc la partie émergée d’un vaste programme immobilier, d’une « ville durable » sans logements (4), et donc sans habitants et encore moins de citoyens…

 

Les pouvoirs publics, premiers VRP d’Auchan

 

Pour promouvoir cette immense zone d’activités (5), l’EPA assure lui-même la communication d’Europacity, multipliant les événements depuis plus de quatre ans : expositions d’architecture (6), dernier Forum des projets urbains et salons immobiliers, dont le prochain SIMI en mars à Cannes. Le directeur de l’EPA intervient régulièrement aux côtés de celui d’Europacity pour vanter « l’insertion harmonieuse de ce projet sur le territoire».

 

La force d’Auchan est d’avoir obtenu très tôt, le soutien des représentants de l’État. En novembre 2011, à peine dévoilé, Europacity figurait dans la liste des projets labellisés Grand Paris, sous le gouvernement Sarkozy. En fin d’année dernière, ce sont le Premier ministre et le ministre des Affaires étrangères et du Tourisme du gouvernement Hollande, qui appellent publiquement à la mise en chantier d’Europacity.

 

Ces soutiens surprennent parce qu'à ce jour, il n’existe aucun dossier de présentation du projet. C’est d’ailleurs ce document qui est exigé par la CNDP pour organiser le débat public. Et c’est pour remettre les éléments demandés qu’Immochan a obtenu un nouveau délai. D’ici fin 2015, chacun est invité à croire les chiffres mirifiques d’emplois et de visiteurs avancés par Immochan, relayés par l’EPA. Calculs renvoyant à des méthodes jugées simplistes par les économistes, dont les résultats sont régulièrement battus en brèche par la réalité des emplois directs créés (7).

 

Sur quels éléments l’EPA et nos ministres,ont-ils bien pu se fier avant de manifester autant d’intérêt à Europacity? Suffit-il d’annoncer la création de milliers d’emplois pour aussitôt recevoir la bienveillance active des pouvoirs publics ?

 

Aucune garantie financière exigée pour Auchan

 

Ce qui étonne également c’est l’absence de garantie qu’Immochan réalisera bien l’équipement et atteindra les fréquentations tels qu’ils sont décrits dans sa plaquette dithyrambique. Les pouvoirs publics, l’EPA en tête, ne semblent pas trop s’en soucier. Pourtant il ne paraît pas farfelu d’imaginer que d’ici à 2020, le géant de la grande distribution puisserenoncer à son projet : conjoncture économique difficile, conditions bancaires défavorables ou encore réorientations stratégiques du groupe. D’autres projets plus modestes ont connu ce sort(8). Tous les chiffres convergent déjà pour indiquer un tassement, voire parfois un reflux de la fréquentation des grandes surfaces et des grands centres commerciaux, non seulement du fait de la crise, mais aussi, selon une récente enquête des grands distributeurs eux-mêmes, du fait de développement de pratiques alimentaires autres.

 

Car ce sont des centaines de millions (voire des milliards) d’euros que les pouvoirs publics s’apprêtent à engager pour réaliser les infrastructures nécessaires à Europacity et à lafuture zone d’activités (routes, métro, eau, énergie…). Pourtant, pour Eurodisney (projet contesté par ailleurs) une convention partenariale contraignante obligeait les partenaires publics et privés à financer età réaliser leurs travaux respectifs en temps voulu. Mais rien de tel pour Europacity. L’État et la Région Île-de-France assureraient seuls le risque financier de l’opération. Cette gestion imprudente des deniers publics interroge et inquiète. Pourquoiun tel cadeau à Immochan ?

 

L’impossible remise en cause du dogme de la croissance économique

 

Qu’est-ce qui pousse les pouvoirs publics à s’engager autant àdéfendre Europacity, alors qu’on peut raisonnablement douter de la réalité des promessesd’Auchan ? S’agit-il d’un«cheval de Troie» pour s’assurer d’une gare du futur Grand métro de Paris en plein champ, injustifiable sinon ?

 

L’avenir nous le dira, mais d’ores et déjà, ce que révèle ce dossier, c’est l’incapacité de nos autorités à remettre en cause le dogme de la croissance économique, y compris dans ses représentations les plus grossières. La seule perspective de création d’emplois annoncés et de « retombées économiques positives» suffit à faire cautionner par nos autorités tous les arguments écologiques, sociaux et culturels les plus fumeux. En ce sens Europacity est une caricature, une farce, d’ailleurs dernièrement primée à ce titre.

 

Or, pour un beau nombre de spécialistes de l’économie de l’aménagement, le moteur du développement de nos territoires n’est plus la création d’emplois : « La plupart des élus ont tendance à surestimer la présence d’emplois comme facteur de développement [], alors que ce sont les sources de revenus qui constituent plus encore l’enjeu de ce développement » (9). La Plaine de France est d’ailleurs un cas d’école de cette pensée productiviste à l’œuvre depuis quarante ans : « Plus de la moitié des emplois (et 85% de ceux qui sont les plus qualifiés) de la Plaine de France sont occupés par des actifs résidant ailleurs ». En cause, les emplois qu’offrent les activités très spécialisées de la plateforme de Roissy qui ne correspondent pas à la qualification locale.

 

Europacityest une caricature de ce type développement urbain fondé sur des grands projets métropolitains, offrant services et commerces à ceux qui n’habitent pas le lieu, qui ne cultivent pas la terre, qui ne sont que de passage. Tournant le dos à la majorité des urbains non pratiquants et des petits territoires cherchant des alternatives au modèle productiviste, carbonéde la croissance éternelle… et accessoirement à la crise écologique et au mur climatique

 

Le déni démocratique des pouvoirs publics

 

Ce qui dérange surtout, c’est la manière forte et brutale, avec laquelle les représentants de l’État interviennent pour prendre position en faveur d’Europacity alors que le débat public n’a pas encore eu lieu et qu’il n’existe aucun dossier de présentation !

 

Or selon la loi, dans le cas de grands projets d’aménagement comme celui-ci, le « débat public [doit] avoir lieu en amont de toute décision pour que les avis des uns et des autres puissent interpeller le maître d’ouvrage » (30). C’est pour éviter tout conflit d’intérêt que le législateur a fait de la CNDP une autorité administrative indépendante (31), c’est-à-dire indépendante du gouvernement. On comprend mieux cette précaution…

 

L’État et l’EPA devraient être les garants de ce débat public, faire en sorte qu’il ait lieu au plus tôt et s’interdire de prendre position sur le dossier préalablement. D’autant qu’il s’agit ici d’un projet 100% privé qui n’est pas à l’initiative des pouvoirs publics ou d’une collectivité. Leur devoir de réserve aurait tout lieu d’être appliqué. Les violentes contestations autour des grands projets inutiles et imposés (12) partout en France et le décès tragique de Rémi Fraisse, à Sivens, auraient dû les y sensibiliser davantage.

 

Par ailleurs, nombre d’élus du territoire ne sont pas favorables à ce projet ou demandent des explications : L’ensemble des élus du Conseil Général de Seine Saint-Denis, gauche et droite confondues, n’approuve publiquement ce projet. Dans le Val d’Oise, les élus régionaux Front de gauche et EELV s’y opposent également. Les 2 communes qui jouxtent le Triangle de Gonesse, Tremblay-en-France (Fdg) et Aulnay s/Bois (UMP), ont fait part de leur opposition et inquiétudes respectives face à ce projet, compte-tenu des centres commerciaux existants et de l’enjeu de la reconversion du site de PSA.

 

Mais de manière incompréhensible, l’État a choisi le rapport de force, n’accordant que déni et mépris antidémocratiques à la CNDP et au débat public. Ce faisant, il poursuit les acquisitions defoncier agricole du Triangle de Gonesse usant de l’expropriation à l’égard d’agriculteurs attachés à leur métier et à leurs terres comme au bon vieux temps de la technocratie des Villes nouvelles. Comme pour les autres grands projets inutiles, l’EPA veut d’engager les procédures sans attendre le débat public, pour que le projet soit irréversible.

 

C’est au nom de cette détermination aveugle qu’il faut s’attendre que des forces de l’ordre soient encore envoyées ici ou là pour affronter des concitoyens désobéissants qui refusent qu’on leur dicte et impose une vision du monde qui n'a plus aucun sens pour eux.

 

Ironie du sort, c’est à deux kilomètres de là, sur le site de Paris-Bourget, que se tiendra fin 2015 la Conférence mondiale sur le climat (COP21) où l’État français s’affichera comme un des leaders internationaux exemplaires en matière de lutte contre le réchauffement climatique. On peut être sûr que l’ensemble du gouvernement appellera unanimement à un « changement de paradigme » pour promouvoir « de nouveaux mode de production et de consommation ». Est-ce qu’Europacity sera présenté comme le nouveau savoir-faire français en la matière ? On est curieux de connaître l’avis des spécialistes du GIEC sur ce projet…

 

(1) Aéroville, O’Parinor et Le Millénaire : 230.000 m2 de surfaces commerciales, l’équivalent du seul volet commercial d'Europacity

(2) Voir la Vidéo de l’IAURIF sur l’urbanisation de cette zone depuis 1982

(3) Le concours pour le plan d’aménagement du Triangle de Gonesse a été lancé en aout 2006 par l’EPA

(4) Dont toute nouvelle construction est interdite ou très largement contrainte en raison du trafic aérien (nocturne) de Roissy CDG

(5) Les termes de ville ou de quartier employés par l’EPA sont impropres puisqu’aucun logement ne sera construit, donc aucun habitant n’y habitera, contrairement à la Défense. Il s’agit donc bien d’une zone d’activités mixtes (commerces et bureaux)

(6) L’exposition « Europacity 2012 – Alliage(s) et Territoires(s) »  à la Maison de l’Architecture de Paris du 20-27 septembre 2012 a été co-organisée par l’EPA et Europacity

(7) Cf. par exemple les méthodes standardisées dans le cadre des projets de création aéroportuaire.

(8) Exp. : la Tour sans fin à la Défense, le circuit de F1 en région parisienne ou le parc d’attractions Mirapolis construit et fermé au bout de 4 ans, laissant une friche de 47 ha toujours inoccupée depuis 1991…

(9) L. Davezies, La République et ses territoires, p.36, Seuil, 2008

(10) Loi Barnier (2005)

(11) Loi Voynet (2012)

(12) Aéroport Notre-Dame-des-landes, LGV Lyon-Turin, Center Parc Roybon, Fermes des Milles Vaches, …


 

SIGNATAIRES 

Brigitte Alain, députée de Dordogne; Paul Ariès, politologue et rédacteur en chef du mensuel les Zindignés; Geneviève Azam, économiste et porte-parole d'Attac;

Daniel Bachet, professeur de sociologie à l’université d’Evry; Julien Bayou, porte parole national EELV, conseiller régional d’Ile-de-France; Hacène Belmessous, chercheur et essayiste; Miguel Benasayag, philosophe et psychanalyste; Martine Billard, ancienne députée Parti de Gauche; Marie-Christine Blandin, sénatrice du Nord; Dominique Bourg, professeur université Lausanne; José Bové, député européen; François Brune, écrivain;

Claude Calame, directeur d’études à l’EHESS; Jacques Caplat, agronome et auteur; Michel Capron, professeur émérite Université Paris 8-Saint-Denis; Jean-Michel Carré, cinéaste; Catherine Chalom, entrepreneure sociale et agricultrice nature & progrès; François Chesnais, économiste; André Cicolella, toxicologue et président du Réseau Environnement Santé (RES); Gilles Clément, botaniste, entomologue, biologiste et écrivain; Maxime Combes, économiste, membre d'Attac France et de l'Aitec; Jean-Louis Comolli, cinéaste et essayiste; Pierre Concialdi, économiste; Pierre Cours-Saliès, professeur émérite de Paris 8;

Agnès Denis, réalisatrice; Monique Dental, présidente fondatrice du réseau féministe Ruptures; Benjamin Dessus, ingénieur et économiste; Michel Dubromel, responsable association de protection de l’environnement; François Dufour, paysan, vice-président du Conseil régional de Basse-Normandie; Marc Dufumier, professeur émérite en agronomie à AgroParisTech; Julien Durand, Porte-Parole Acipa, paysan à Notre-Dame-des-Landes; Pascal Durand, député européen; Dominique Duval, présidente d’Ile-de-France Environnement;

Eliane Englaret, présidente de la Fédération Nature & Progrès; Didier Epsztajn, animateur du blog "entre les lignes entre les mots";

Guillaume Faburel, professeur institut d’urbanisme de Lyon;

Jean Gadrey, professeur honoraire d’économie à Lille; Claudine Garnier, historienne; Jean-Pierre Garnier, sociologue urbain; François Gèze, éditeur; Benjamin Giron, urbaniste;

Jean-Marie Harribey, économiste, conseiller scientifique d'Attac; Michel Husson, économiste, conseiller scientifique Attac;

Michel Isambert, pédologue;

Christian Jacquiau, économiste, journaliste indépendant; Jean-Paul Jaud, producteur réalisateur;

Antoine Lagneau, président d'Agir Pour l’Environnement; Geneviève Lebouteux, conseillère régionale EELV des Pays de la Loire, membre du CéDpa; Roger Lenglet, philosophe; Michel Lepesant, militant-chercheur de la décroissance;

Marc Mangenot, économiste, membre de la Fondation Copernic; Gustave Massiah, économiste, membre fondateur de l'AITEC (Association internationale de techniciens, experts et chercheurs); Philippe Meirieu, pédagogue; Claude Micmacher, architecte honoraire, géographe, cofondateur du réseau européen des écocentres; Corinne Morel Darleux, conseillère régionale Rhône-Alpes, coordinatrice des assises pour l'écosocialisme (Parti de Gauche); Edgar Morin, philosophe et sociologue;

Fabrice Nicolino, journaliste;

Jean-Claude Oliva, directeur de la Coordination Eau IdF; Laurent Ott, philosophe social;

Stéphanie Pageot, productrice bio, présidente de la FNAB; Aline Pailler, journaliste; Francis Palombi, confédération des commerçants de France; Thierry Paquot, philosophe urbaniste; Nelly Pégeault, rédactrice en chef de la revue Nature et Progrès; Jean-François Pellissier, conseiller régional Ile-de-France, co porte parole d’Ensemble; Jean-Marie Pelt, botaniste, écologue et écrivain; Laurent Pinatel, paysan, porte-parole national de la Confédération paysanne; Dominique Plihon, économiste, porte, parole d'Attac;

Marie-Monique Robin, journaliste, réalisatrice et écrivain;

Valérie de Saint-Do, journaliste et auteur; Mounir Satouri, président du groupe EELV conseil régional IdF; Pablo Servigne, agronome et docteur en sciences;

Jacques Testart, président d’honneur de la Fondation Sciences Citoyennes; Annie Thébaud-Mony, sociologue; Benoît Thévard, ingénieur conférencier; Jean-Luc Touly, conseiller régional IdF; Aurélie Trouvé, agro-économiste, responsable du Conseil scientifique d’Attac;

Christian Vélot, conseiller scientifique, conseiller régional d’Ile-de-France; Françoise Verchère, conseillère générale de Loire-Atlantique; Patrick Viveret, philosophe.

 

 http://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart/article/160415/europacity-ou-le-passage-en-force-des-pouvoirs-publicshttp://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart/article/160415/europacity-ou-le-passage-en-force-des-pouvoirs-publics

 

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Tous les commentaires

16/04/2015, 19:08 | Par Ourse Blanche

Franchement,je comprends même pas que vous parliez de Democratie,lurette que la dictature Ploutocrate et technolâtre tue tout ce qui vit,c'est immonde,on se bat tous contre ,les citoyens n'en veulent pas,ils n'iront pas errer dans leur betonnage crasse, et consommer leurs cochonneries.Il faut que nous soyons tous unis contre ces salauds  d'elus mariés aux industriels,et qui n'arrêterons jamais de bétonner ,Ecocide ,voilà ,il va falloir en passer par là,des gens ,ONG,associations,se battent a l'Europe pour que ce terme juridique devienne réalité,et que on puisse les condamner .

Auchan c'est la Terreur et les autres crétins d'elus qui sans débat démocratique ,imposent contre l'avis  géneral,tuent les villages, et les petites villes,tous a  vos binettes et sus a la  fichue Croissance qui n'a plus cour,mais ils ne cesseront donc jamais d'aller contre le vent citoyen qui souffle fort,faisons une Assemblée Citoyenne  a Paris, a ce sujet sans eux et avec nous et décidons de nos vies et changeons la Constitution afin que y soit inscrit: les réferendums locaux et participatifs,pour pouvoir, par la loi décider democratiquement  de ce que nous voulons.

Royal vient  de faire nommer raporteur de la Biodiversité au Sénat, Bignon,ex  patron  des chasseurs en France et UMP, pour s'occuper de la nature en France, ,non ce n'est pas une blague,n'importe quoi,c'est le grand délire,ils lâchent tout et vont nous servir Tafta,on veux pas voter pour eux,ils le  voudraient donc de force,c'est effarant,partout ils cédent le bien commun a ces killers.La marmite va exploser et ils le savent!Allons a l'Europe, qui elle  par la loi,fait loi ici et  qui  defend juriquement la Nature,bio diversité, et les terres agricoles,Ahrrus,et toutes les conventions que la France a signé pour la Nature , et estons contre ces nuisibles qui vont nous affamer,virons les,le Grand Paris le pire des" projets" en route .Reprenons nos places et nos vies et retrouvons notre dignité et levons nous tous,contre cet Ecocide  planifié.

16/04/2015, 18:09 | Par Anabase

l'eur opacité, c'est évident, en France. Quel gâchis. Nous n'avons  que cela, des projets sans réflexion collective, au seul profit de l'oligarchie.

16/04/2015, 18:40 | Par Phil Cornet

J'avais lu ou plutôt mal lu au départ, j'avais lu le titre: eurOPACITY. Comme de quoi! Mais pas de tracas, je vais me corriger, me faire violence, me remettre dans le rang, quitter mon esprit tordu. Je vais relire le tout sur le thème... de la transparence. J'y verrai plus clair. Parce que l'euroopacity ça n'existe pas. N'est-ce pas?

Même pas dans les cauchemars les plus commerciaux.

 

 

16/04/2015, 18:55 | Par micheltessier

Pour le Collectif Pour le Triangle de Gonesse, la promesse économique d’hypothétiques emplois suffit à balayer les deux autres piliers du développement durable, l’environnement et le social.

Au premier coup d'oeil, la formulation est un peu douteuse...

16/04/2015, 19:59 | Par Crampon

Paris est construit sur les meilleurs terres à blé de France, mais pourquoi s'en inquiéter tant qu'on peut piquer la nourriture des déshérités du tiers-monde ! 

16/04/2015, 23:31 | Par YOYOH

C'est à pleurer tellement la bêtise dirige le monde.

 



17/04/2015
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