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Europe : la rivalité comme principe

   Ce matin, une fois de plus, on annonce une délocalisation de France vers un pays de l’UE où les salaires sont plus faibles et le droit du travail médiocre.

   Telle qu’elle a été « construite » depuis les débuts de la CECA et du Marché commun,  l’UE n’a jamais été au service de la solidarité : solidarité entre les peuples qui la composent, solidarité entre les générations, solidarité à l’égard des moins chanceux de la vie.

    L’UE est un projet idéologique. Le projet des capitalistes, des riches, des hommes d’affaires et de la finance. Pas le projet des peuples qui sont les premiers à avoir souffert de tant de siècles de guerres imposées par les classes dirigeantes. Et qui veulent la paix. Mais pas au prix imposé par le patronat.

   Avec les textes que Jacques Delors fit voter comme avec ceux qui ont suivi, tantôt présenté par les libéraux de droite, tantôt par ceux de gauche et, dans une période très récente, par les deux, la concurrence de tous contre tous est devenue le principe cardinal de l’UE. Pas la solidarité. La rivalité.

   Certains trouvent dans la manière malheureusement dispersée avec laquelle les peuples d’Europe s’opposent aux plans de rigueur et à l’austérité une confirmation de l’inexistence d’un peuple européen, l’absence de conscience d’une communauté de destin. Mais c’est le piège ! Tout est fait pour cela.

   Tout est fait pour empêcher que les peuples de l’espace européen aient beaucoup en commun.

    L’appareil de propagande médiatique s’efforce de taire ce qui se passe ailleurs, surtout lorsqu’il s’agit de remettre en question les orientations européennes. 

    Les textes européens ne permettent pas qu’une grève soit déclarée au niveau européen.

    Les directives européennes et les arrêts de la Cour de Justice européenne attisent la compétition et donc la rivalité entre les différents peuples. Ils ont procédé à l’élargissement de 15 à 27 Etats pour offrir aux patrons le champ de la concurrence et organiser la rivalité entre systèmes de protection sociale différents, entre niveaux de salaires différents, entre fiscalités différentes et entre exigences écologiques différentes.

   Le combat de ceux qui veulent une authentique union des peuples européens doit dénoncer ce refus d’harmonisation fiscale, sociale et écologique qui permet aux patrons de chercher le moins-disant fiscal, social et écologique.

//www.jennar.fr/?p=2681#more-2681

France, L’Europe telle qu’elle se fait Ajouter un commentaire



01/01/2013
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