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Euroscepticisme ...Deux millions d’euros pour surveillance et propagande

14 mai 2014

 

                                               Euroscepticisme ...

Deux millions d’euros dépensés pour surveillance et propagande

Deux millions d’euros pour surveillance et propagande

L’information a déjà fait le tour du net, mais elle mérite d’être rappelée ici : selon le journal britannique The Telegraph, l’Union européenne a prévu un programme de communication sans précédent avant et pendant les élections européennes. 
Pour anticiper la flambée d’euroscepticisme qui risque de marquer ces élections, le Parlement aurait donc anticipé en dispensant à certains de ses représentants des cours de « trolling », pratique consistant à promouvoir une idée, défendre une personnalité ou une cause sur les réseaux sociaux ou dans les commentaires d’articles.
Selon l’article du Daily Telegraph (février 2013), l’UE a distribué à ses troupes cet ordre de mission : « Les communicants institutionnels du Parlement doivent être en mesure de surveiller les conversations publiques et leur sentiment sur le terrain, en temps réel, afin de comprendre les sujets chauds et avoir la capacité de réagir rapidement, de façon précise et appropriée. ». Ils doivent également « être en mesure de se joindre et d’influencer les conversation. »
Un document interne, également cité par le Daily Telegraph, souligne un « contraste frappant » entre la perception en pleine croissance « d’un bien-être compromis, d’une insécurité croissante et de l’instabilité financière » d’un côté, et les engagements de l’UE à garantir la « liberté, la sécurité et la justice sociale avec un marché intérieur prospère ». Ce document précise « il est évident que l’image de l’UE souffre ». Et il ajoute : « afin d’inverser la perception selon laquelle "l’Europe est le problème", nous devons communiquer que la réponse aux défis actuels est "plus d’Europe", pas "moins d’Europe’’ ».
Selon le quotidien britannique, cette proposition fait partie d’un plan pour lequel l’UE va dépenser plus de 2 millions d’euros. Les populations victimes des plans d’austérité dictés par la même UE apprécieront.

Premier objectif : faire oublier les trahisons

En 2005, lors du referendum sur le traité constitutionnel européen (TCE), 73% du temps de parole avait été accordé aux partisans du « oui » par les médias. Tout le temps que dura la campagne, les « élites » - politiques, économiques, journalistiques et intellectuelles - répétèrent à l’infini leurs injonctions à voter en faveur du TCE, traitant inlassablement les partisans du « non » d’irresponsables (au mieux), de populistes et de nationalistes (au pire).
Malgré ce matraquage infantilisant, le peuple vota un « non » franc et massif.
En 2007, la même élite inscrivit le TCE - rebaptisé pour l’occasion « traité de Lisbonne » - dans la Constitution française, trahissant le vote exprimé deux ans plus tôt. Le « parlement » européen, censé représenter les intérêts des peuples, ne broncha pas. Cet épisode démontra - à qui en doutait encore - que le projet d’ « Union européenne » n’avait jamais été celui des peuples d’Europe. La méthode a cependant écorné l’image démocratique dont la belle Europe du libre-marché voulait s’auréoler. Au point que les élections au « parlement » européen qui suivirent (en 2009) connurent un taux d’abstention record (59,5%en France).
Depuis, les pro-européens essaient de re-badigeonner leur joujou technocratique de vernis démocratique. La mise en scène de l’élection des eurodéputés au « parlement » européen vise cet objectif. Le spectacle de la démocratie – en lieu et place de la démocratie - est le moyen choisi pour faire oublier 2005 et 2007. Le taux de participation mesurera l’évolution du terrain ainsi regagné.

 Les propagandistes pro-UE ont tiré quelques leçons de 2005

Bien sûr, les grands médias – qui tous ou presque sont aux mains de le la classe dominante - sont mobilisés pour l’occasion : « un vent nouveau souffle sur l’Europe » (France Inter, 10/10/12) ; l’Europe connaît un « mercredi rose » (France Inter, 13/09/12) ; « la solidarité impressionnante [de l’Union européenne] ne laisse pas tomber la Grèce », « dans cette crise, l’Union a si bien resserré ses rangs […] que le cap de l’union politique est maintenant pris », « l’utopie fédérale est devenue hier le programme de la Commission mais une utopie réfléchie. »
En pleine débâcle économique, l’euro-système peut compter sur ses chiens de gardes habituels. Cependant, la charge se fait plus douce qu’en 2005. Car on a bien compris que le tapis de bombes pro-UE déversé sur « le temps de cerveau disponible » des citoyens avait eu des effets inverses à ceux attendus. C’est donc sur d’autres terrains que l’artillerie lourde se fait entendre aujourd’hui.

 Conclusion

Les Français qui souffrent au quotidien de la mainmise de l’eurolibéralisme sur leur vie – réduction des services publics, désindustrialisation, chômage, précarité, destruction progressive de la protection sociale, mise en concurrence des salariés des pays de l’Union, réduction du pouvoir d’achat, ne se laisseront sans doute pas impressionner par les arguments de bazar qui leur sont déversés en continu. L’armada propagandiste de l’Union européenne nous le démontre :
Le 25 mai, boycotter c’est résister !


14/08/2016
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