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Gonesse-Val de France : deux fautes politiques

CDT Gonesse-Val de France : deux fautes politiques

Le Ministre Leroy vient de ratifier le contrat de développement territorial Gonesse-Val de France.
Ce regroupement négocié dans le cadre du Grand Paris avec M; Blazy (maire de Gonesse) et M; Puponi (maire de Sarcelles) est une faute politique.

1/ il rassemble deux territoires qui n'ont rien à voir ensemble.
Gonesse fait partie du bassin de Roissy et cette alliance avec Val de France demandé par le Prefet du 95 a été consentie dans le cadre de la réforme territoriale en échange de l'urbanisation à terme des 1000 hectares du triangle de Gonesse et notamment afin accueillir le projet porté Immauchan (groupe immobilier de Auchan ) qui mobilise 1,7 milliards de fonds privés et des fonds publics correspondant à une gare de Grand Paris Express en plein champs intitulée "triangle de Gonesse".
Voir site "collectif pour le triangle de Gonesse" qui raconte le combat d'une quinzaine d'associations contre ce projet coûteux et inutile, qui ne crééra pas les emplois qu'on prétend et qui servent de prétexte à une énorme plus-value foncière.

2/ La communauté d'agglo intitulée "Val de France" correspond en réalité au bassin de Sarcelles, situé dans le Val d'Oise, le territoire le plus déficitaire en emplois de toute l'Ile de France. Il manque 50 000 emplois rien que sur les 3 communes de Villiers-le-Bel, Sarcelles et Garges. Ce bassin constitue l'aile Ouest du "Grand Bassin de Saint-Denis", territoire vécu en forme de papillon composé d'une soixantaine de communes et dont la tête de pont est composée de 3 communes (St Ouen, St Denis et Aubervilliers ). Le "coeur de pôle" du bassin de Saint- Denis situé dans le 93 appartient à 'intercommunalité Plaine Commune (sauf St Ouen ) qui est en train de conduire une stratégie d'alliance avec le bassin de Roissy. Le projet de développement de l'intercommunalité a toujours nié son aile Ouest située dans le Val d'Oise et a été pensé sur la moitié de territoire situé sur le 93 et son aile Est (bassin de Bobigny).


3/ Tous ces élus et ces responsables de gauche font fi des intérêts des populations et notamment des 'actifs du 95 qui viennent en flux nombreux travailler sur le pôle de Saint-Denis. Les statistiques ont montré qu'il y a plus de val d'oisiens qui travaillent sur Plaine commune que d'habitants de Seine-St Denis. Et encore, ces chiffres sont minorés, puisque un tiers du pôle ( Saint-Ouen qui fait partie sur le plan socio-économique du coeur de pôle ) n'est pas comptabilisé. Le pôle de Saint-Denis constitue donc de fait le deuxième pôle d'emplois pour le Val d'Oise, loin devant Argenteuil (40 000 emplois) et encore plus loin devant Roissy, qui ne fournit que 15 000 emplois aux val d'oisiens.

Vouloir rattacher le bassin de Sarcelles dont le travail fait vivre les entreprises du pôle de Saint-Denis, au bassin de Roissy est une négation des intérêts de la population, et notamment de ses travailleurs.
Le bassin de Saint-Denis est composé d'un tissu socio-économique qu'on pourrait qualifier de "tertiaire industriel" qui correspond aux savoir-faire, compétences et qualifications des habitants du bassin de Sarcelles. Il n'en est pas de même des activités de Roissy, qui correspondent pour moins de 15% à leurs compétences et qualifications. Cela veut dire que les élus privilégient les intérêts des grands groupes et du Grand Paris de Sarkozy et pas l'intérêt général. S'il fallait rattacher Pleyel à quelque chose, c'était au bassin de Sarcelles et non pas à Roissy.

De même, de l'autre côté de la frontière, l'alliance qui se profile entre le bassin de Saint -Denis privé de la moitié de son territoire et Roissy ne correspond aux intérêts des populations et aux flux de travailleurs qui vont du Nord au Sud. C'est une deuxième faute politique.

En résumé, ce contrat de dévt territorial correspond à des alliances gauche / droite de complaisance et est une négation des solidarités territoriales "naturelles" vécues par les habitants.
Entériner la frontière entre le 95 et le 93 apporte de l'eau au moulin du sénateur Dallier qui porte le projet de gouvernance du Grand Paris par fusion des départements de petite couronne. Et fait des 5 millions de la grande couronne un espace servant et une arrière-boutique de la capitale.
JLhs


03/07/2011
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