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La France en eaux troubles ...

             La France en eaux troubles ...

        C'est à suivre ...  et c' était le 23/06/1997 - 01h31min01s

  Claude SERILLON propose une émission consacrée à l'eau. Pour en parler, sont réunis sur le plateau, des élus, des consommateurs et des représentants des différentes compagnies. Le débat est ponctué par trois reportages portant sur le prix, la qualité (notamment la pollution par les nitrates), et le marché de l'eau.

  Le 24 juin 2010, à la Maison de l'Amérique Latine, à Paris, au cœur du Faubourg Saint-Germain, 130 et quelques élus de banlieue, convoqués par M. André Santini, sont réputés clore l'invraisemblable reconduction de Veolia, as « fermier » de l'eau de la banlieue parisienne.

  Avant d'assister à cet étonnant spectacle, qui nous ménage encore moult surprises, le retour aux sources, sous la férule de l'impeccable Sérillon, nous rappelle si besoin était, que nous avons décidément changé d'époque.

  Ainsi nul « network » ne s'est avisé d'inviter notre contemporaine bande de « Madoffs » à deviser sur « L'avenir de l'eau »…

  Le 2 juin 2010 , à l'Elysée, sur invitation, nos "Madoffs" fabuleront, à destination de leur hôte, sur "l'avenir radieux" qui les attend...

  D'où il appert, hommage à Lampedusa, que s'il « faut tout changer pour que rien ne change », The times are (décidément) changing. En pire…

   VIDEO : « La France en eaux troubles »

        

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                                                      "Suez n'avait aucune chance de remporter l'eau d'Ile-de-France"
Propos recueillis par Julie de la Brosse -  18/05/2010

  Suez Environnement écarté, il ne reste plus que Veolia pour remporter le plus gros marché français de l'eau, celui de l'Ile-de-France. Mais les observateurs critiquent le manque de transparence dans l'attribution de ce contrat. Philippe Kaltenbach, délégué au Sedif, dénonce un scénario "cousu de fil blanc". Interview.

  Suez Environnement a annoncé ce mardi avoir été écarté de l'appel d'offres pour la distribution d'eau potable des communes d'Ile-de-France. C'est donc Veolia, seul en lice sur ce contrat, qui devrait conserver la distribution de l'eau dans cette région. Un contrat qui représente aujourd'hui un chiffre d'affaires annuel de 350 millions d'euros. Philippe Kaltenbach, maire de Clamart et délégué PS au Sedif, (Syndicat des eaux d'Ile-de-France) dénonce "un scénario cousu de fil blanc". Interview.

  Le Sedif s'apprête à attribuer à Veolia le marché de la distribution de l'eau en Ile-de-France. Quels sont les critères qui ont déterminé le grand gagnant ?

Nous en saurons plus le 24 juin, date d'officialisation du contrat. Mais il est probable que Veolia ait fait la différence sur le prix.

  Lire à ce sujet : L'eau à Paris, une guerre entre Veolia et Suez

  Vous dites pourtant que "ce scénario était cousu de fil blanc". Comment reprocher à Veolia d'offrir un coût plus intéressant ?

  Cela fait des mois que plusieurs élus, dont je fais partie, insistent sur le fait que Suez environnement n'avait aucune chance de gagner ce contrat. Sur des critères objectifs tout d'abord, il est certain que Veolia a l'avantage de l'expérience, puisque le contrat de la distribution de l'eau en Ile-de-France lui appartient depuis 1923. Veolia sait donc où il est possible de faire des marges et des économies. Il lui était donc plus facile de faire une proposition attractive en matière de prix. Mais le groupe a surtout bénéficié de la connivence du président du Sedif, André Santini, sur ce dossier.

 C'est à dire...

  André Santini et Henri Proglio, l'ancien dirigeant de Veolia, sont des amis de longue date. Et il ne fait aucun doute qu'André Santini ait voulu reconduire Veolia dans ce contrat. Preuve de cette collusion, le président est allé jusqu'à écrire en 2008 aux 144 maires des communes adhérentes au Syndicat des Eaux d'Ile de France sur un papier à entête de l'entreprise Veolia.

  Suez Environnement aurait reçu une lettre d'André Santini la semaine dernière. Pourtant le bureau du Sedif ne devait-il pas se réunir le 4 juin pour faire son choix, puis le soumettre au comité syndical le 17 pour ensuite le faire voter par les élus le 24 ?

  En effet, le calendrier a été légèrement chamboulé. En réalité le Sedif vote sur une proposition de son président. Ce dernier ayant choisi Veolia, les 144 élus du comité devront donner ou non leur accord au projet. Mais Santini, qui s'adresse à un parterre d'élus de droite, sait qu'il obtiendra l'aval du comité.

  En 1990, des lois ont pourtant été votées pour rétablir la concurrence dans le marché de l'eau en France ? Qu'est-ce que ces lois ont changé ?

  A priori pas grand chose. Néanmoins, en étant mis « officiellement » en concurrence Veolia a sans doute été obligé de baisser un peu ses prix, fortement critiqués depuis des années, notamment par les associations de consommateurs comme l'UFC que choisir.   Par ailleurs, la loi a limité ces quasi-concessions de service public à 10 ans, alors que le dernier contrat remonte à 1962.

  Quelles sont vos solutions pour rétablir la concurrence sur ce type de marché ?

  En réalité je ne suis pas pour le rétablissement de la concurrence mais favorable à un retour à une Régie directe de l'eau au sein du SEDIF, à l'instar de ce qui a été fait à Paris avec Eaux de Paris. C'est la seule garantie d'une véritable maîtrise des coûts et du meilleur tarif pour les usagers. Il n'est plus tolérable de voir de grandes entreprises réaliser des profits colossaux, entre 40 et 80 millions par an pour Veolia, aux dépends des usagers de services publics. Veolia, sans prendre le moindre risque industriel a joui pendant des décennies d'une véritable rente de situation. C'est absolument inacceptable, surtout quand les élus en redemandent.

  Pourquoi le Sedif a-t-il refusé de remunicipaliser le service d'eau?

  Pour des raisons idéologiques : la droite est persuadées que le privé est plus performant que le public. Résultat, aujourd'hui la ville de Paris offre une eau plus de deux fois moins chère qu'en Ile-de-France, avec une qualité de service tout aussi satisfaisante, voire meilleure.

  http://www.lexpansion.com/economie/actualite-entreprise/suez-n-avait-aucune-chance-de-remporter-l-eau-d-ile-de-france_232467.html




02/06/2010
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