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Propagande : «Le Figaro» est un peu effrayé par Mélenchon...à savoir !

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  •        Super : Le «délirant projet» de Jean-Luc Mélenchon, le «Chavez français»

     

    Ce matin, «Le Figaro» est un peu effrayé par Jean-Luc Mélenchon

     

    Panique.
  • Le «délirant projet» de Jean-Luc Mélenchon, le «Chavez français», fait la manchette de nos confrères du Figaro ce mercredi matin.

     

    Et de détailler les propositions du candidat de la France insoumise : une réforme fiscale «d'un autre temps» qui représentera un «coup de massue», une «remise en cause radicale» de l'Europe, sans omettre que cet «apôtre des dictateurs révolutionnaires» prévoit des mesures «à la gauche de la gauche» sur l'immigration.

     

    Paul-Henri du Limbert imagine dans son éditorial à quoi ressemblerait la France de celui qu'il surnomme Maximilien Ilitch Mélenchon (en référence à Robespierre et Lénine) : «Un pays de fonctionnaires surnuméraires payés par un secteur privé à qui on réclamerait toujours davantage d'impôts».

    Mais là n'est pas le plus grave : selon ce même éditorialiste, la France du «camarade-président» serait tellement ruinée qu'elle devra se résoudre «bien vite à importer du fromage et du vin». Pire que les chars russes sur les Champs-Elysées.

     

      12.04.17
    //www.liberation.fr/direct/element/ce-matin-le-figaro-est-un-peu-effraye-par-jean-luc-melenchon_61621/

     

     

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    A Lille, Mélenchon réplique aux attaques du «Figaro» et d'Emmanuel Macron

     

     

    Jean Luc Mélenchon sur le balcon de Lille Grand Palais, devant les personnes n'ayant pas pu entrer, avant son meeting le 12 avril. Photo Boris Allin. Hans Lucas pour Libération

     

    Le candidat de la France insoumise a prévenu ses partisans qu'avec Fillon, Macron ou Le Pen, les Français vont «cracher du sang».

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    C’était il y a un peu plus de cinq ans. En 2012. Jean-Luc Mélenchon s’était rendu à Lille dans cette même salle du Grand Palais où il a prononcé un de ses derniers discours de campagne, porté, déjà, par de bons sondages. «La rivière est sortie de son lit ! Et quoi qu’il arrive, elle n’y retournera pas de sitôt !» lançait-il alors à l’adresse d’un public dont plusieurs milliers avaient dû rester à l’extérieur. Effectivement : en 2017, ils sont encore plus nombreux à s’être déplacé dans le Nord pour écouter le candidat de la France insoumise – et cible principale, désormais, des autres favoris.

     

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    «Tout d’un coup, (ils) s’affolent ! Ils le sont parce que tout d’un coup est à portée de leur main un grand changement !» attaque le député européen, choisissant l’humour pour répondre aux grands titres qui lui ont été consacrés ces derniers jours. «Je veux féliciter les hackers du Gorafi qui ont réussi à s’emparer de la une du Figaro plaisante-t-il, rappelant au passage qu’en 2012, le journal conservateur l’avait déjà traité de «petit Chavez». «Pourquoi "petit"?» interroge-t-il, faisant marrer les 12 000 personnes assises selon les chiffres données par son équipe. Au passage, il rappelle qu’«Hugo Chavez n’a jamais condamné aucun blogueur à recevoir mille coups de fouet» contrairement à l’Arabie Saoudite avec qui traite Serge Dassault, propriétaire du Figaro.

    «Les communistes? C’est des braves gens!»

    «Vous croyez être en train de lire un journal ? Vous êtes en train de lire un tract. Vous croyez vous informer ? Vous vous faites bourrer le crâne !» lance-t-il sous les applaudissements. «Pourquoi font-ils ça ? Pour faire peur. Pour impressionner (...) Ils vous prennent pour des imbéciles. Ils vous méprisent.» Après les journaux, ses adversaires : François Fillon et Emmanuel Macron qualifient son programme de «communiste» ? «Mais qu’est-ce qu’ils ont contre les communistes ?» répond-t-il. «C’est des braves gens !»

    Un peu rancunier tout de même, Mélenchon rappelle que «pas un seul député communiste n'a parrainé (s)a candidature». Quelques huées se font entendre sur cette terre où le vote PCF est encore très présent. Le candidat les fait stopper tout de suite pour s’éviter une polémique.

     

    Le leader de la France insoumise s'offre d’abord Fillon, «tellement mauvais qu’avec sa paie il n’arrive pas à faire des économies». Le public scande «Dégagez ! Dégagez !». Mélenchon apprécie.

    Vient le tour de Macron avec qui il avait pourtant affiché une certaine complicité lors du premier débat télévisé. «Il me déçoit (...) Je pensais qu’il était intelligent. Il avait fait des études», se moque-t-il. Le candidat En Marche a raillé cette semaine le fait que Mélenchon était «déjà sénateur» quand lui était «au collège» : «La différence d’âge n’est pas un argument pour se mépriser», renvoie l’ancien socialiste.

    Lequel, habile, rappelle au passage que les deux hommes ont quitté le PS la même année, en 2008 : «j’ai rendu ma carte pour reprendre le combat», dit-il.

    Alors que l’ex-ministre de l’Economie «a rendu sa carte pour aller à la banque Rothschild !» En 2012, l’ex-ministre de Lionel Jospin avait demandé aux socialistes - qui faisaient alors courir le bruits de discussions en coulisses pour les législatives - de rester «polis». Cette fois-ci c’est Mélenchon qui demande à Macron de tenir son langage.

    «Vous allez cracher du sang !»

    Les candidats Les Républicains et En Marche, avec Marine Le Pen, sont ensuite la cible d’un long discours de deux heures où Mélenchon déroule notamment son programme économique et social.

     

    Il insiste sur la souffrance au travail : «Si vous élisez un de ces trois là , vous allez cracher du sang !» Le député européen ne dévie pas de sa ligne : défense de l’Etat, sortie des traités européen, changement de la «matrice productive» du pays pour la révolution écologique, protection des animaux...

     

    Mais pas de signe particulier adressé à un électorat socialiste qui hésiterait encore entre lui et Benoît Hamon. La seule fois où le candidat PS est d’ailleurs cité, c’est, au même titre que Philippe Poutou, dans la catégorie de ceux qui viendraient éventuellement l’«aider» au second tour.

    Pas un mot non plus sur le fait que François Hollande soit sorti de sa réserve présidentielle pour alerter sur le «péril» Mélenchon. «Allez les gens, secouez vous un bon coup, cette fois-ci ça va le faire», insiste une dernière fois le candidat France insoumise qui n’a jamais été aussi proche de sa «révolution citoyenne», «par les urnes», qu’il rêve de voir «surgir» en France depuis qu’il se destine à l’Elysée.

     

    Lilian Alemagna envoyé spécial à Lille (photo Boris Allin)

     

     


     

    Par Lilian Alemagna, envoyé spécial à Lille (photo Boris Allin)

     

    //www.liberation.fr/elections-presidentielle-legislatives-2017/2017/04/12/a-lille-melenchon-replique-aux-attaques-du-figaro-et-d-emmanuel-macron_1562424

     

     

    Désinformation et malhonnèteté intellectuelle.

    Il n'y a rien de communiste dans le programme de la France insoumise, encore eût-il fallu prendre la peine de le lire pour le savoir.

    Le programme comme les meeting de JLM transpirent l'humanisme et prônent le retour du pouvoir au peuple et la transition écologique.

    Vouloir mettre un terme à l'accumulation, à la fraude et à l'évasion fiscale (en s'inspirant en grande partie du modèle des USA sur ce dernier point) ne fait pas de ses électeurs des communistes.



13/04/2017
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