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Transaminases : que révèle leur dosage dans le sang ?

Transaminases : que révèle leur dosage dans le sang ?

 

                            
                                         Getty

ASAT, ALAT, aspartame aminotransférase, alanine aminotransférase… Ça ne vous dit rien ?

 

Il s’agit pourtant des deux types de transaminases qui circulent dans votre sang.

Ces enzymes situées au sein des cellules sont une précieuse source d’informations pour les médecins, qui n’hésitent pas à demander leur dosage pour diagnostiquer certaines maladies.

 

Quel est le rôle des transaminases ? À quoi sert leur dosage ? Le point dans cet article.

 

 

À quoi servent les transaminases ?


Présentes au sein du foie, du cœur, des reins et de nombreux autres organes, les transaminases assurent une fonction métabolique majeure dans les cellules qui les composent puisqu’elles favorisent le transfert d’amines.

 

Ainsi, les ALAT, ou alanines aminotransférases, sont principalement situées dans le foie et les reins, tandis que les ASAT (aspartame aminotransférase) sont implantées dans les muscles striés, le foie et les globules rouges. 

 

 

À quoi sert leur dosage ?


Métaboliquement actives au niveau des cellules, ces enzymes peuvent faire l’objet d’un dosage sanguin afin de détecter une éventuelle lésion hépatique, rénale, musculaire ou encore cardiaque.

Généralement réalisé à jeun, le prélèvement de l’échantillon sanguin est effectué par une simple prise de sang

 

 

Quelles sont les valeurs normales ?


Il faut savoir que la norme des transaminases varie en fonction du laboratoire d’analyses mais également du sexe, du poids, de la température corporelle et de l’âge du patient.

En règle générale, les valeurs indicatives sont comprises entre 10-40 unités internationales (UI)/l à 37°C pour les ASAT, et 10-45 UI/l à 37°C pour les ALAT.

 

 

Que révèle une augmentation des transaminases ?


De nombreuses causes peuvent expliquer une hausse du taux de transaminases chez un individu.

Elle peut résulter de la prise d’un traitement médicamenteux ou d’alcool.

Mais cette augmentation peut également révéler une pathologie telle que :

Il est cependant important de noter qu’un taux élevé de transaminases ne conduit pas forcément au diagnostic d’une pathologie sous-jacente.

Une autre prise de sang plus complète devra être réalisée quelques semaines plus tard pour confirmer ou infirmer un diagnostic.

 

Lire aussi : Analyse de sang : comprendre ses résultats et Que peut-on lire de nouveau dans une prise de sang ?

 

 

Que peut-on lire de nouveau dans une prise de sang ?

 

Fabienne Rigal

 

On savait déjà qu’on pouvait détecter, par une simple prise de sang, cholestérol ou diabète.

Mais de nouvelles analyses peuvent révéler des choses beaucoup plus étonnantes.

Scanner, échographie, amniocentèse, fibroscopie... certaines pathologies nécessitent des tests lourds pour être diagnostiquées, quand d'autres en manquent carrément.

Mais des tests biologiques, grâce à la découverte de nouvelles molécules, et à des automates d'analyses plus précis changent déjà la donne. Une simple prise de sang suffit maintenant à obtenir de nombreuses informations nécessaires à notre santé.

 

 

Elle détecte une lésion cérébrale


Un choc sur la tête, vous êtes « sonné » et vous rendez aux urgences ? Le médecin peut prescrire un scanner pour détecter un traumatisme crânien mineur, mais cela entraîne une attente supplémentaire dans des services souvent encombrés voire « surchauffés ».

 

La recherche dans le sang de la protéine S100B permet d'avoir une réponse en une heure. « Ce marqueur permet d'exclure le diagnostic de traumatisme crânien mineur si sa concentration n'augmente pas dans les trois heures suivant le choc » indique le Pr Jean-Louis Beaudeux, biologiste médical à l'hôpital Necker à Paris. « Dans ces conditions, il est aussi précis que le scanner. »

 

 

Elle mesure la réserve ovarienne


Quand un couple connaît des difficultés à avoir un enfant, l'une des démarches à effectuer est d'évaluer la réserve ovarienne. La méthode employée est l'échographie ovarienne, mais celle-ci doit être effectuée à un moment précis du cycle. Le dosage sanguin de l'hormone AMH permet de pallier ce problème. « Le dosage de l'AMH est à ce jour le meilleur test sanguin pour une approche qualitative et quantitative de la réserve ovarienne » précise le Pr Beaudeux. L'hormone AMH est connue depuis 1985, et son utilisation, sous format 'manuel' n'est pas nouveau, mais la forme automatisée, plus facile à utiliser, est pour sa part très récente.

 

 

Elle prédit le risque d’infarctus du myocarde


Dans le cadre d'une insuffisance cardiaque, c'est le dosage de la protéine NT-pro BNP qui peut être utile.


Dans un contexte d'urgence avec difficulté respiratoire : s'agit-il d'un trouble cardiaque ou par exemple, pulmonaire ?

Ce test permet de le dire.
En cas d'insuffisance cardiaque déjà diagnostiquée, ce test est utilisé dans le suivi : quand le taux de la protéine diminue, il y a amélioration de la maladie, mais quand il augmente, le risque, entre autres d'infarctus du myocarde, est plus important.

 

 

Elle prédit le risque de pré-éclampsie pendant une grossesse


La pré-éclampsie est responsable d'une hypertension artérielle associée à une fuite urinaire des protéines chez la femme enceinte et comporte des risques graves (accouchement prématuré, retard de croissance...).

Le dosage des protéines PLGF et sFLT-1 permet de le prédire.

Devant des symptômes peu spécifiques (maux de tête, vertiges...) si le sFLT-1/ PLGF est élevé, il y a une plus forte de probabilité de développer une hypertension dans le mois à venir, et la femme va être extrêmement suivie (auto-mesure de la tension artérielle, visites fréquentes de sage-femme)... A l'inverse, si le taux est bas, on peut se rassurer.

 

 

Chez la femme enceinte, elle évite l’amniocentèse


Depuis 2007, le dépistage de la trisomie 21 se fait au premier trimestre de la grossesse grâce à la mesure dans le sang des marqueurs sériques maternels, et à une échographie.

Cette stratégie a fait baisser le nombre d'amniocentèses, et leur risque de fausse-couche. Mais dans certains cas, l'amniocentèse demeure nécessaire. Un nouveau test sanguin, le TGNI (test génétique non invasif) « intervient après les marqueurs sériques maternels, et pour éviter l'amniocentèse » précise le Pr Beaudeux. « Il étudie l'ADN du fœtus, qui circule en très faibles quantités dans le sang maternel. Il est actuellement en cours d'évaluation et de diffusion en France. »

 

 

Ça va arriver : détecter un cancer du poumon


Radiographie, scanner, fibroscopie utilisés pour diagnostiquer un cancer du poumon seront-ils remplacés par une prise de sang ?

 

Une équipe niçoise, utilisant le test sanguin ISET chez des personnes atteintes de BPCO (broncho-pneumopathie chronique obstructive), a révélé des cellules tumorales, alors que rien n'était visible au scanner. « Il s'agit encore d'un examen de recherche, réservé à deux ou trois centres en France, et pas complètement validé » précise le Pr Beaudeux. 

 

Merci aux laboratoires Roche et à leur responsable médical, le Dr Frédéric Eberlé, médecin biologiste.

Lire aussi : Analyse de sang : comprendre ses résultats et Leucocytes, hématies : comprendre son bilan hématologique

 

 

Leucocytes, hématies : comprendre son bilan hématologique

À moins d'être soi-même médecin, les résultats d'une analyse de sang ne sont pas faciles à déchiffrer.

 

Découvrez donc avec nous l'essentiel à savoir pour mieux comprendre votre bilan hématologique.

 

 

Bilan hématologique : que mesure-t-il ?


Le bilan hématologique, aussi nommé numérotation formule sanguine (NFS) ou hémogramme, fait partie des analyses de sang les plus courantes.


Il consiste à mesurer la quantité des principaux éléments constituant le sang : les hématies (globules rouges véhiculant l'oxygène), les leucocytes (globules blancs défendant l'organisme contre les agents pathogènes) et les plaquettes.

La numération globulaire


La numération figurant sur votre bilan hématologique indique la concentration d'hématies et de leucocytes dans votre sang.

 

Dans cette partie figure aussi la concentration d'hémoglobine : cette molécule entrant dans la composition des hématies est indispensable au transport de l'oxygène.

L'hématocrite correspond quant à elle à la proportion du volume des hématies par rapport au volume total du sang.

 

Le VGM (Volume Globulaire Moyen) indique le volume moyen de vos hématies et la TGMH (Teneur Globulaire Moyenne en Hémoglobine), la concentration moyenne en hémoglobine d'une hématie. Enfin, la CGMH (Concentration Globulaire Moyenne en Hémoglobine) indique le taux d'hémoglobine pour 100 ml d'hématies.

 

 

La formule sanguine


Il existe cinq grands types de leucocytes, dont la formule sanguine indique la concentration dans votre sang : les lymphocytes, les polynucléaires éosinophiles, les polynucléaires neutrophiles, les monocytes et les polynucléaires basophiles. Ces leucocytes remplissent diverses fonctions dans l'organisme, par exemple, les polynucléaires éosinophiles ont pour charge d'éradiquer les parasites.

Bilan hématologique : plaquettes et vitesse de sédimentation


La mesure des plaquettes est importante car ce sont elles qui permettent au sang de coaguler, stoppant l'hémorragie en cas de lésion.

La vitesse de sédimentation indique quant à elle le taux de sang coagulé après une heure ou deux passées dans un tube. 

 

 

Bilan hématologique : est-ce grave de ne pas être dans les normes ?


À côté de chacun de vos résultats figurent normalement des VR (Valeurs de Référence), données à titre indicatif.

Ces VR varient beaucoup en fonction du sexe et l'âge des patients, ainsi qu'en fonction du laboratoire en charge de l'analyse.

 

Un résultat légèrement au-dessus ou en dessous des normes attendues n'est ainsi guère significatif.

En revanche, si le résultat est nettement plus haut ou plus bas que prévu, il existe de nombreuses causes possibles, bénignes ou graves. Par exemple : une grande vitesse de sédimentation peut être causée par une pathologie auto-immune mais aussi par une banale grippe ou une grossesse.

 

Autre exemple : un taux bas d'hématies, révélant une anémie, est souvent dû à une simple carence en fer mais peut aussi, plus rarement, indiquer un dysfonctionnement de la moelle osseuse.

Quant aux leucocytes, leur concentration haute ou basse peut être due à de nombreuses infections virales, bactériennes ou parasitaires.

 

Le mieux est de rester sereine en attendant l'avis de votre médecin.

 

Lire aussi Protéine C réactive (CRP), un marqueur de l'inflammation

http://www.femmeactuelle.fr/sante/sante-pratique/leucocytes-hematies-21576



10/10/2017
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