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Une vie de cochon


Alimentation - 12 novembre 2013

Tout n’est pas rose au pays du jambon

Le documentaire Une vie de cochon, d’Olivia Mokiejewski, a été diffusé sur France 2 le 12 novembre. Découvrez-en un extrait sur notre site.

C’est une belle tranche de jambon cuit, bien rose, bien appétissante. L’aliment pratique par excellence, ne nécessitant aucune préparation, pas trop cher et qui fera toujours plaisir aux enfants. Sauf que cette tranche, dans son apparente simplicité, recèle des surprises. C’est ce que démontre Une vie de cochon, documentaire d’Olivia Mokiejewski diffusé mardi 12 novembre sur France 2 et auquel 60 Millions a participé.

On y découvre que le jambon sous emballage que nous achetons est la plupart du temps reconstitué. Il provient de plusieurs jambons malaxés ensemble. Ou barattés, si vous préférez. On mélange le tout jusqu’à l’obtention d’une pâte bien homogène, assemblage de différents cochons. Plus tard, afin de faire plus vrai, on ajoutera un peu de couenne autour… celle d’un autre cochon. Nous avons même acheté des tranches de jambon « à l’os », avec une belle encoche pour faire croire qu’il y avait bien eu un os à cet emplacement…

Trois cochons différents dans une seule tranche

Un laboratoire spécialisé dans le profilage génétique, plus habitué à la traque de tueurs en série qu’aux analyses alimentaires, a accepté de procéder à des recherches d’ADN. Bingo ! Dans un jambon Fleury-Michon, tout comme dans son concurrent de marque Carrefour, il a identifié trois cochons différents. Trois cochons au minimum, tient d’ailleurs à préciser la patronne du labo.

Découvrez ici cinq minutes de ce film, durant lesquelles Thomas Laurenceau, rédacteur en chef de 60 Millions, Anne-Laure Bequet, ingénieure agroalimentaire au centre d’essais de « 60 », et Laurent Chevallier, médecin nutritionniste, se penchent sur le jambon industriel :

 

 

 
 
     

Paradoxe : ces jambons sont sains !

D’un point de vue nutritionnel, ces jambons sont tout à fait corrects. Dans le cadre de la préparation du documentaire, nous en avons analysé dix. Tous respectent le code des usages fixé par la profession. Pas trop gras, pas trop salés, pas trop chargés en nitrates, ils contiennent ce qu’il convient de protéines. Mais tous ces jambons sont aussi d’une désolante standardisation. Retrouvez nos résultats dans notre numéro de décembre qui sera disponible en kiosque le 26 novembre.

     
 
 


26/11/2013
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