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15/16 avril 2018 - Zad, chronologie...

 

       Zad de Notre-Dame-des-Landes :

ce lundi, les gendarmes ont démoli la charpente du Gourbi

16 avril 2018 / Camille Martin (Reporterre)

Lundi matin, les gendarmes ont démoli la charpente installée au Gourbi pendant la nuit. La situation reste tendue au niveau de Youpi Youpi, avec des jets de grenades incapacitantes.

 

Des blessés ont déjà dû être pris en charge par les Médics, selon notre envoyé spécial.

Retrouvez notre fil, heure par heure.

  • 18 h 51, NLC : Quelques tirs de grenade ont été entendus à Lama fâché. Une structure amie se remonte dans un champ à côté de la Wardine. La charpente est debout avec ses structures bien étayées. Les charpentières et les charpentiers assemblent les étais. Un campanile plus réduit que celui d’hier a été reconstruit, il est posé dans l’herbe au pied de la structure à base carrée.
  • 16 h 55, NLC : Les charpentiers ont œuvré tout l’après-midi pour retaper les fermes de la charpente du Gourbi 5 qui avaient été tronçonnées le matin par les gendarmes. Ils ont fait de la récupération, étayé les petits morceaux pour en faire de plus grands.
  • Deux fermes ont été portées à bout de bras par cinquante personnes et mises à l’abri dans un endroit caché.
  • Du côté du front entre les Fosses noires et Lama fâché, on a eu la batucada, des chants de lutte, mais on n’a pas entendu de grenade depuis trois heures — ce qui est relativement exceptionnel. Les gens se reposent.
  • Des habitants supposent que la semaine va se dérouler comme ça, avec des échauffourées et des affrontements de basse intensité, et que c’est lundi 23 avril date de l’ultimatum pour l’enregistrement de projets agricoles individuels, qu’une offensive risque de monter en puissance. « C’est là qu’on sera », ont-ils assuré.
  • 16 h 20 : Une vidéo de la destruction de la Chèvrerie et de la détermination des habitants à reconstruire, postée hier sur Youtube. On a frissonné, on partage !
  • 14 h 16 : « Ne pouvant être physiquement présent ce dimanche pour contribuer à la reconstruction de ce que qui a été ravagé, écrit Denys à Reporterre, j’ai pris quelques instants pour dessiner ces deux planches ».
  • 14 h 07, NLC : Après deux heures à charger les décombres de Lama fâché avec un bras de tractopelle, un camion jaune et orange des travaux publics d’une entreprise quitte ce chantier de déblaiement sous protection, par l’axe de la D281 vers La Paquelais.
  • 13 h 37 : D’après le site d’information de la Zad, deux interpellations ont eu lieu. Une réunion doit avoir lieu à 14 h à la Grée pour discuter des négociations : y aller ou pas ? Une décision sera prise ce soir par l’assemblée des usages.
  • 13 h 30, NLC : L’ambiance est plutôt calme depuis une heure, c’est la pause déjeuner.
  • Autrement, la « ligne de front » est située entre les Fosses noires et le carrefour de Lama fâché avec un blindé en première ligne et des cordons de gendarmes fixes qui envoient des grenades explosives, des grenades lacrymogènes, avec des tirs tendus. Il y a aussi des tirs de lanceurs de balle de défense (LBD).
  • Tout à l’heure, un trompettiste a sorti son instrument pour jouer face aux gendarmes.
La « ligne de front » entre Lama fâché et Fosses noires. Barricades et blindé
  • 11 h 15, Nicolas de la Casinière (NLC), notre envoyé spécial sur la Zad de Notre-Dame-des-Landes, se trouve au niveau de Youpi Youpi entre les Fosses noires et le Lama fâché. Il témoigne de jets de grenades vertes incapacitantes.
  • La situation est à un « harcèlement de moyenne intensité » et les Médics ont déjà dû prendre en charge des blessés ce matin. En revanche, il n’y a pas de gendarmes au carrefour de la Saulce.
    • NLC revient aussi sur les événements de la matinée : vers 8 h, un convoi de gendarmes avec un véhicule blindé est entré sans encombre jusqu’au Gourbi.
    • Ils ont bousculé la charpente avec le véhicule blindé et ont coupé des poutres à la tronçonneuse pour empêcher leur réutilisation. Vingt minutes plus tard, des charpentières et des charpentiers étaient sur place pour évaluer l’état des poutres et numéroter celles qui pouvaient être récupérables.
    • Les images de la destruction de la charpente prises par la gendarmerie nationale :
Carte de la zone centrale de la Zad.
  • 10 h 14 : Les gendarmes ont détruit la charpente à la tronçonneuse.
 

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Source : Nicolas de la Casinière (à Notre-Dame-des-Landes), Émilie Massemin et Hervé Kempf (à Paris) pour Reporterre

Photos :
. dessins : Denys Moreau
. Des zadistes étaient réfugiés sur le toit de la charpente, ils sont évacués. Crédit Peggy Mauger (Twitter)
. La ligne de front entre Lama fâché et Fosses noires. Crédit Christophe Jaunet (Twitter)

           **************************

 

Notre-Dame-des-Landes : sur la Zad,
manifestation sereine et déterminée

 


15 avril 2018 / Camille Martin (Reporterre)


Les autorités ont tout fait pour empêcher le rassemblement pacifique de se
tenir. Mais des milliers de personnes sont venues soutenir la Zad dans le
calme.


23h30 - La charpente est posée au Gourbi. Un feu de joie illumine la clairière. La cantine rassasie les
porteurs.


23h00 - « On est dans les derniers mètres », raconte un témoin au téléphone. Des tracteurs
précèdent le cortège, d’autres veillent derrière. La structure est si large qu’elle a du mal à passer sur
la route étroite, on coupe les ronces des côtés à la tronçonneuse. « Ce qui se passe est un symbole
absolu de la détermination des gens ».


22h30 - Le convoi continue à avancer, raconte un témoin. Les slogans enjoués retentissent : « On est
plus chaud que le lumbago », « Charpente, debout, soulève-toi ! », « Des fermettes pour la préfète »,
« La Zad vivra, la Zad vaincra ». Dans la lumière des lampes frontales, l’euphorie est magnifique.
La zad vivra ! La zad vaincra ! pic.twitter.com/31wUgvm9N7


22h15 En entretien avec BFM et Médiapart, Emmanuel Macron n’ouvre aucune porte de sortie sur
Notre-Dame-des-Landes. Il ne laisse comme délai que le 23 avril. « À l’issue de ce délai, tout ce qui
doit être évacué sera évacué » (ire le verbatim complet de ses propos ici).


22h00 - « Incroyable », s’exclame au téléphone un témoin. On entend autour de lui des cris de joie.
« Une journée qui se finit en apothéose », s’exclame un autre, qui répète, « Mais c’est dingue ». « On
a réussi » reprend le premier, « on amène la charpente de la halle, construite cet après-midi, vers
l’emplacement même du Gourbi. » Les zadistes et leurs soutiens sont passés à travers les champs
depuis la prairie où, cet après-midi, les charpentier(e)s construisaient la structure en bois. Les
gendarmes ont quitté le carrefour de la Saulce il y a une heure à peu près. Y sont maintenant
positionnés six tracteurs amis, dit « vigilants ». Un convoi de 300 personnes environ porte la
charpente, écarte la haie quand c’est nécessaire, chante et rit en criant des « La Zad elle à qui ? La
Zad elle à nous ! ». Le cortège s’approche du carrefour de la Saulce et va progresser par le chemin
jusqu’au Gourbi, à quelques centaines de mètres.


21h00 - LL - Voici ce qui s’est passé durant les deux dernières heures. Après avoir déposé la
charpente dans un jardin à côté des Fosses noires, le jardin des Vrais rouges, une grande partie des
personnes qui étaient là et qui avaient apporté cette charpente - il s’agit du campanile, la partie qui
sera au-dessus de la future halle d’assemblée et de marché du Gourbi -, donc,une grande partie de
ces personnes est repartie vers le carrefour de la Saulce. Là, en y arrivant, on s’est rendu compte que
ça chauffait. Il y avait un gros nuage de fumée, un mélange de lacrymogène et de fumigène, des
grenades assourdissantes, des grenades de désencerclement. Tout cela se passait au niveau du
champ, à côté de la barricade des Lascars. Un gros dispositif de gendarmes, et encore plusieurs
centaines de gens dans le champ à recevoir cela. Du côté des zadistes, quelques feux d’artifice
étaient lancés, et des projectiles, jusqu’au moment où les gendarmes ont chargé. Là, le moment a
été violent, les gens ont été repoussés dans la forêt de Rohanne, avec quelques mouvements de
panique, à nouveau des grenades. On a beaucoup entendu crier "Médics, médics", sans savoir
vraiment le nombre de blessés qu’il peut y avoir, mais ça donne une idée de la violence de cette
charge. Les gens ont donc été repoussés dans la forêt, puis au niveau du champ au niveau de La
Wardine, où un groupe d’une quinzaine de charpentiers et de charpentières étaient en train de
monter la fameuse halle des assemblées et du marché, la structure qui sera le futur Gourbi. La
plupart des personnes se sont retrouvées dans ce champ à se remettre de leurs émotions, à écouter
de la musique, à jouer à saute-moutons, à regarder et à attendre de voir ce qui va se passer. Une
autre partie des personnes ont profité du retour de l’accalmie pour aller reconstruire la fameuse
barricade des Lascars.


19h45 - LL - Les gendarmes sont repassés à l’offensive et ont repoussé tout le monde dans la forêt.
Des gens sont blessés. Pendant ce temps, dans le champ près de La Wardine, les charpentiers
continuent de construire la maison en bois.


18h25 - À 40 km de Nantes, sur l’autoroute, un convoi de gendarmes comportant un véhicule blindé
se dirige vers Nantes.


17h48 - LL - La charpente est arrivée au niveau des Fosses noires avec plusieurs centaines de
personnes et l’idée était de la ramener vers la route, non loin du lieu où se trouvait Le Gourbi. Mais
les gendarmes étaient sur la route. Dès que la charpente a approché - c’était complètement
pacifique -, ils ont envoyé des gaz lacrymogènes et quelques grenades assourdissantes. Du coup, la
charpente a reculé dans le champ et les gens sont éparpillés en attendant de voir ce qui va se
passer.


17h00 LL et NLC - La charpente a passé la D 81.
Pendant ce temps, un grand quadrilatère est balisé par une haie de bâtons plantés dans le sol
dans la prairie jouxtant La Warinde. Il délimie le chantier où s’affairent une vingtaine de
charpentiers et charpentières qui mettent en place la structure qui portera la charpente et dont
on apporte les éléments.


16h48 - LL - Nous sommes dans la forêt de Rohanne. Un groupe d’une vingtaine de personnes porte
la charpente à travers la forêt. Elle était arrivée dans le champ à côté de La Wardine. Elle est
emmenée par ce groupe, environné de dizaines de personnes, l’idée étant d’aller le plus loin possible
après cette forêt, de passer peut-être la D 81, qui est barrée par les gendarmes, en direction du
Gourbi.


16h17 - LL - Face aux gendarmes, l’ambiance reste non-violente. Certains lisent des textes aux
gendarmes, d’autres leur apportent des fleurs, d’autres tentent de les amadouer avec de bisous,
mais tout ceci les laisse impassibles. L’hélicoptère tourne dans le ciel sans discontinuer. On entend
une batucada improvisée à partir des bâtons sur les tôles de la barricade. De nouveaux camions de
gendarmes et de nouveaux pelotons arrivent sur la route vers le carrefour de la Saulce. La
manifestation est à l’arrêt dans le champ et tout à fait non-violente.


16h05 - LL Ceux de Bellevue rejoignent les défenseurs qui font face aux cordons de gendarmes
depuis des heures. Un moment émouvant de solidarité.


15h55 - LL - La manifestation arrive au blocage qui dure depuis des heures près de La Wardine.


15h50 - LL - Devant la barricade des Lascars, l’avant du cortège qui est parti de Bellevue est en train
d’arriver et de se positionner au long de cette barricade et dans les champs, face aux gendarmes. Il y
a là plusieurs milliers de personnes, même si c’est difficile à évaluer, des familles, des jeunes, des
vieux, tous avec leurs bâtons. L’ambiance est d’une manifestation familiale, festive, avec une
batucada, des chants. Les gens avec leurs bâtons sur les morceaux de tôle qui constituent la
barricade. Mais quand on discute avec les gens, ils sont tous très choqués par la répression et la
présence policière. On va voir ce qui se passe par la suite, l’idée est de poser la cabane du Gourbi,
reconstruite, le plus loin possible sur le chemin de Suez, sans confrontation avec les gendarmes.


15h50 Le camion à eau est sur la route des Fosses, se dirige vers le carrefour de La Saulce, indique
Zone à défendre. Il est suivi par un mur anti-émeute. Ils rejoignent le dispositif de gendarmes déjà
important positionné depuis ce matin sur le carrefour.


15h20 - NLC - La marche a commencé. Elle rassemble des milliers de personnes. Près de la ferme de
Bellevue, le 8 octobre 2016, des centaines de personnes avaient planté des bâtons de résistance
avec la promesse de revenir protéger la Zad. Ils sont maintenant déplantés de ce talus. Une file de
personnes, un peu comme des pélerins avec leurs bâtons, accompagnent une structure déjà
construite qui sera posée où il sera possible. Les bâtons seront plantés autour en symbole de
protection. Ce ne sera pas au Gourbi, qui a été détruit et occupé par les gendarmes, mais à
proximité, pour le replacer ultérieurement au Gourbi. Ce sera la cinquième fois que celui-ci sera
rebâti.


13h30 Beaucoup de monde à Bellevue.


13h30 - LL -Peu avoir été éloignés par les gaz de poivre utilisé par les gendarmes pour les faire
reculer, les gens reviennent leur parler.


13h13 - L’Acipa, association historique des opposants à l’aéroport, communique : « L’Acipa craint
que les douloureux évènements de Sivens ne se reproduisent. Nous condamnons très fermement
l’escalade de la violence observée toute cette semaine. La zone doit retrouver le calme nécessaire à
la réflexion pour la construction d’un avenir serein et la population doit pouvoir circuler librement sur
les routes qui traversent cette zone. Par ailleurs, l’ACIPA soutient l’installation de projets agricoles ou
autres sur la zone. De nombreux et beaux projets existent. Les personnes qui les portent
individuellement ou collectivement doivent pouvoir les faire accepter et s’inscrire dans un processus
de régularisation a minima. Le délai proposé par le gouvernement est trop court, dans le
climat actuel. L’Acipa demande qu’un dialogue entre la préfecture et la délégation
intercomposantes s’instaure au plus vite pour que cesse la violence. »


13h06 - LL - Chemin de Suez au niveau de La Wardine. Un groupe de plusieurs centaines de
personnes fait face aux gendarmes mobiles, corps à corps, quasiment. Un peu plus loin, à une dizaine
de mètres, il y a une batucada, sur la barricade, qui met de l’ambiance.


12h47 - LL - Nous sommes sur le chemin de Suez au niveau du Maquis, on est parti de la route où
nous nous trouvions au nord du carrefour de la Saulce, et nous sommes passées à travers la forêt de
Rohanne pour se retrouver sur ce chemin de Suez. Il y a beaucoup de monde qui afflue dans tous les
sens. Un appel a été lancé au rassemblement à 14 h 30 à la ferme de Bellevue, afin ensuite de
converger vers le lieu où se trouvent en ce moment les affrontements, c’est-à-dire au niveau de
l’Ambassada et de La Wardine, autour du chemin de Suez. Beaucoup de monde, des personnes de
tous âges et de toutes provenances, continuent à arriver.
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12h45 NLC - Près de la barricade des Lascars, les gendarmes ont reculé de cinquante mètres. La
barricade des Lascars se trouve sur le chemin de Suez, assez près du carrefour de la Saulce. Sur le
chemin, à l’ouest, se trouvent plusieurs autre petites barricades. Les gendarmes se retirent de l’une
d’entre elles, comme le montre cette vidéo :
#NDDL #zad les policiers reculent enfin pic.twitter.com/SaKrIGw64n
— nuage (@quaisdeseine) 15 avril 2018


12h30 Les gens continuent d’arriver sur la zone, du côté de Bellevue, à l’ouest de la zone.


12h24 - NLC - Au bord de la barricade des Lascars, la meuleuse de gendarmes mobiles a cédé la
place à un blindé qui a sanglé un pilier de la tour et déchire la construction en la tractant. Un
gendarme vient d’apporter une tronçonneuse. La barricade est en débris.


12h00 - NLC - Je suis dans le champ à 500 m de La Wardine, près de l’Ambazada. Sur le chemin de
Suez qui longe la Wardine en partant du carrefour de la Saulce, il y a la barricade des Lascars, qui
doit être en voie de démontage, puisqu’on entend la meuleuse depuis au moins une heure. C’est une
barricade en place depuis très longtemps, comprenant une porte.Là, une foule s’avance, les bras en
l’air, vers les cordons de gendarmes, il y a des centaines de gens les bras levés.
La stratégie des gendarmes semble être de bloquer l’est de la zone, où devait se faire la
reconstruction : ils sont au Gourbi, à la Saulce. Mais ils sont aussi à l’ouest, pour à la demande
de la préfète d’enlever les barricades. Il y a une là, elle sera reconstruite juste après.... Ils
n’avancent pas plus que ça, ils sécurisent leurs ouvriers. Les gens approchent à quelques
centaines du cordon, qui vient de tirer des grenades.
Les messages sont passés : les gendarmes veulent empêcher la manifestation, donc rendezvous
à Bellevue, et pour ceux qui ne peuvent pas, rendez-vous à Notre-Dame-des-Landes et à
Vigneux pour ouvrir de forums de discussion.


11h45 - LL - Il est 11h42, nous sommes toujours au nord du carrefour de la Saulce. On apprend qu’en
fait, alors que le rassemblement n’était pas interdit, le dispositif des gendarmes s’est installé sur le
carrefour de la Saulce et sur toute la route menant aux Fosses noires. Ils ont aussi encerclé La Grée.
Donc concrètement, les gendarmes empêchent le rassemblement pacifique de se tenir. Les gens sont
plutôt furieux et énervés, même si ici c’est calme. Une personne disait : "Mais qu’est-ce que vous
attendez, on venait juste passer un dimanche en famille, c’est en train de se tranquilliser, et là vous
faites tout remonter, tout ça pour quoi, pour empêcher des gens qui voulaient faire du maraîchage".
On voit dans la forêt de Rohanne, qui est au nord de La Wardine et du carrefour de la Saulce, ça pète
depuis tout à l’heure, il y aurait des craintes que des cabanes autour de La Wardine soient détruites.
* R é c i t d e L o r è n e L a v o c a t à é c o u t e r :


11h11 Chants devant les gendarmes :
Ecoutez :
#NDDL @LCI les gendarmes demandent aux manifestants de reculer de dix mètres. Ils
répondent en chanson. 3000 à 6000 personnes attendues sur place. Mais dispersées aux
différents barrages des forces de l’ordre pic.twitter.com/51sve4Tzl7
— Sehla Bougriou (@Seh_B) 15 avril 2018


11h07 - LL - Au nord du carrefour de la Saulce, des militants non-violents sont devant les
gendarmes. Le récit de notre reporter :
Ecoutez :

 

10h59 - Lorène Lavocat (LL) - Les manifestants chantent face aux gendarmes.
Ecoutez :

 

10h50 Nos reporters sont près de la barricade des Lascars.
Ecoutez :
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Regarder le reportage photo de Nicolas de la Casinière, dimanche 15 avril, à Notre-
Dame-des-Landes


Lire aussi : Zad de Notre-Dame-des-Landes : 7 jours de résistance à l’intervention militaire


Source : Lorène Lavocat, Nicolas de La Casinière et Marion Esnault pour Reporterre


Photos :
. Marion Esnault et Lorène Lavocat pour Reporterre, et :
. charpente transportée dans la nuit : Zone à défendre (@ZAD_NDDL) (vidéo)
. déplantation des bâtons : Marc Le Duc
. vidéo gendarmes lâchent une barricade : nuage
. gens arrivent à Bellevue : Julien Bayou
. blindé : © Nicolas de La Casinière/Reporterre
. video chanteurs : Sehla Bougriou


Emplacement : Accueil > Editorial > Reportage >


A d r e s s e d e c e t a r t i c l e :
https://reporterre.net/Notre-Dame-des-Landes-sur-la-Zad-manifestation-sereine-et-determineeNotre-Dame-des-Landes : sur la Zad,

 


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17/04/2018
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