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Difficile d’être retraité en France ?... Vrac!

 

 

 

    Retraites chacun y va … avec solutions de pseudo experts !



Difficile d’être retraité en France ?

Les mauvaises nouvelles s’enchaînent… Et vous avez peut-être cotisé pour rien.

Retraites complémentaires : avez-vous cotisé pour rien ?

Il ne fait pas bon être retraité en France !

Hausse de la CSG, quasi-gel des pensions des retraites, malus annoncé sur les retraites complémentaires pour les actifs partant à partir de 2019…

Les mauvaises nouvelles s’enchaînent, comme le rappelle Capital.

Cette fois-ci, il est encore question du malus de 10%, qui doit concerner les futurs retraités… Fondamentalement, ils risquent de perdre un nombre considérable de trimestres, précise le journal économique.

Techniquement, la nouveauté réside dans le fait que les concernés sont potentiellement beaucoup plus nombreux qu’annoncé.

En théorie, le dispositif prévu par la réforme des régimes de retraite complémentaire vient minorer la pension Agirc-Arrco pour les travailleurs partant en retraite à l’âge où ils remplissent les conditions pour accéder au taux-plein.

Le manque criant de communication entre la Caisse nationale d’assurance vieillesse (CNAV) et les régimes complémentaires devait, à l’origine, pénaliser sévèrement les travailleurs susceptibles de partir avant 62 ans, comme l’a déjà écrit Planet.

Ces derniers risquaient en effet une réduction de 10% de leur pension complémentaire… Mais ils ne sont pas les seuls : d’après Capital, c’est également vrai pour celles et ceux qui totaliseront plus de trimestres que nécessaires dès 62 ans.

Compte-tenu du malus, l’utilité des trimestres supplémentaires est "toute relative", précise le journal. De là à dire que les futurs retraités cotisent potentiellement pour rien, il n’y a qu’un pas…

Peu importe le nombre de trimestres à votre actif si vous partez avant 63 ans, poursuit le journal : "cette situation devrait concerner tous ceux – mais surtout toutes celles – qui peuvent prétendre à des majorations de durée d’assurance qui ne viennent pas compenser des ‘trous de carrière’", peut-on lire sur le site d’information.

Retraite complémentaire : vers une fusion de l’Agirc et de l’Arrco en 2019

Autre conséquence de la réforme des régimes de retraites complémentaires : la fusion de l’Agirc et de l’Arrco, abordée par François-Xavier Selleret, directeur général de l’Agirc-Arrco, dans les colonnes du Figaro.

Selon lui, la fusion ne devrait pas avoir d’incidence sur les retraités, qu’ils prennent leurs retraites en 2019 où qu’ils soient déjà installés.

"Pour les actifs, qui ont acquis des droits à l’Arrco, aucune incidence car les partenaires sociaux ont retenu comme valeur de point du nouveau régime la valeur du point Arrco".

Pour les cadres, la conversion des points Agirc en point Agirc-Arrco ne devrait à priori pas entraîner de perte de droit assure-t-il.

Au cœur de tous les débats, et de tout un pan des contestations actuelles, la retraite fait couler beaucoup d’encre. Pour certains économistes, elle relèverait d’ailleurs plus du privilège que du droit…

La retraite est-elle un droit où un privilège ?

Depuis l’élection d’Emmanuel Macron, le niveau de vie des retraités n’a eu de cesse de baisser.

Et pour cause : le président de la République entend mener une politique en faveur de l’emploi, des entreprises et du pouvoir d’achat des ménages.

C’est pour cette raison que l’exécutif a décidé la hausse d’1,7 point de CSG qui concerne près de 9 millions de retraités selon l’HumanitéSans surprise, nombre de ces anciens électeurs du chef de l’Etat ont fait état de leur mécontentement : ils évoquent la baisse de leur pouvoir d’achat mais aussi la réforme des retraites.

Tant et si bien que certains économistes, comme Yves Montenay remettent en question le caractère même de la retraite : est-elle un droit ? Un privilège ? Pour l’expert, la réponse est toute trouvée.

"Toute retraite est une rente, en ce qu’elle est prélevée sur la production d’aujourd’hui du fait d’un privilège", écrit-t-il dans les colonnes de Contrepoint.

Philippe Crevel, économiste et directeur du Cercle de l’Epargne, est plus nuancé. "La réponse me paraît plus subtil", commence-t-il au micro de Planet. "La retraite est régulièrement décrite comme un droit, ce qu’elle n’est effectivement pas d’un point de vue juridique.

Parler de droit relève d’ailleurs de la construction sémantique. Pour autant, je ne parlerais pas nécessairement de privilège", juge-t-il.

"Sur le plan économique, la retraite est souvent justifiée parce qu’à partir d’un certain âge la productivité d’un salarié n’est pas suffisante pour le maintenir à son poste.

Sur le plan social, en revanche, elle représente  ce revenu de compensation auquel les années de travail donnerait droit", poursuit Philippe Crevel, qui tient toutefois à rappeler que compte tenu du système français, "les choses ne fonctionnent pas ainsi".

A ses yeux, plus que de privilège ou de droit, il faudrait parler de contrat. "Il s’agit d’un contrat qui se transmet de génération en génération.

Dans un système de retraite par répartition, comme c’est le cas en France, les actifs ne cotisent pas pour leur propre retraite : ils cotisent pour la retraite de leurs aînés. Ce faisant, leur travail ne leur fournit pas de garantie particulière", estime le spécialiste*

"Le paiement des pensions de retraite représente actuellement le premier poste de dépense de notre pays. Chaque année, elles coûtent 323 milliards d’euros.

A titre de comparaison, c’est plus que le budget de l’Etat.

Annuellement, on y consacre près de 15% de la richesse nationale", estime le directeur du Cercle de l’Epargne.

Est-ce à dire que les retraités sont des nantis, comme le pensent certains députés La République En Marche (LREM) ?

"Pour être tout à fait honnête, les retraités d’aujourd’hui touchent davantage que ce qu’ils ont cotisés eux-mêmes. C’est mécanique : à l’époque où ils cotisaient pour leurs propres parents et grands-parents, le nombre d’individus à la retraite était nettement moins conséquent.

Et la situation ne devrait pas s’améliorer : aujourd’hui, ils sont 17 millions mais au milieu du siècle, ils devraient être au moins 25 millions", analyse Philippe Crevel.

D’après l’économiste, qui rappelle que le niveau de vie des retraités est statistiquement supérieur de 5 points à celui du reste de la population française, c’est la conséquence des politiques menées dans les années 70 et 80 qui bénéficiaient largement à cette partie de la population.

"Evidemment, il existe des retraités dont les revenus sont modestes. Naturellement, être amputé d’une partie de ses revenus n’est jamais agréable – ça l’est encore moins une fois arrivé à la retraite, en vérité puisqu’il n’y a plus l’espoir de pouvoir améliorer sa situation. De ce point de vue, l’exaspération des retraités est on ne peut plus légitime.

Mais elle n’efface pas le niveau de vie du reste de la population", tempère-t-il.

A la suite des politiques entamées notamment par Emmanuel Macron, le niveau de vie des retraités devrait baisser.

"Le niveau de vie relatif et absolu des retraités devrait perdre 10 points d’ici un peu moins de 15 ans", rappelle Philippe Crevel, qui se base sur les prévisions du Conseil d’orientation des retraites (COR), déjà évoquées par Plane

La retraite, un droit ou un privilège : d’où vient-elle et pourquoi a-t-elle été pensée ?

A quels objectifs le système de retraite actuelle répond-t-il ? Sont-ils les mêmes que pour le passé ?

Différentes questions sont nécessaires pour comprendre fonctionne notre système.

"Le principe de retraite, en France, est né sous Louis XIV.

Le roi avait créé un régime spécial pour sa marine : il s'agissait alors d'assurer les vieux jours des marins survivants mais aussi et surtout de les fidéliser de telle sorte à ce qu'il reste dans l'armée", explique Philippe Crevel.

Le régime de retraites des fonctionnaires répond au moins partiellement aux mêmes exigences, expliquait déjà Planet.

"La retraite est devenu un problème central de notre société avec le développement du salariat.

Les salariés ne possédant pas leur outil de travail et n'étant pas en mesure de vivre sans un revenu, cette tâche est revenue à la société qui nourrissait, un temps, des visions utilitaristes.

Puis, à l'heure de la création de la protection sociale, la retraite en est devenu un pilier", précise l'économiste, selon qui c'est précisément la sécurité sociale qui a "posé les fondamentaux de notre système de retraite".

"Auparavant, il existait de multiples régimes de retraites : celui de la fonction public, mais aussi ceux propres à chaque entreprise qui décidaient d'en assurer un. Il n'existait pas, alors, de couverture nationale", poursuit le spécialiste, non sans souligner les bénéfices de ce modèle unifié. "Cela a fait chuter très nettement le taux de pauvreté des retraités", conclut-il.

En 2019, certains retraités pourraient perdre un pan considérable de leur pension, en plus de toutes les mesures décidées par Emmanuel Macron. En cause : un système de malus prévu pour les régimes complémentaires…

Retraite complémentaire : pourquoi vous pourriez perdre 10% de votre pension

A partir du 1er janvier 19, de l’année prochaine, un dispositif de bonus-malus doit s’appliquer aux retraites complémentaires et il pourrait sérieusement vous léser.

L’intégralité des salariés du privé susceptibles de partir en retraite anticipée en 2019 sont concernés et pourraient perdre beaucoup si rien n’est fait, révèle Capital.

Par essence, ce mécanisme vise à pousser les Français à retarder leur cessation d’activité.

Par conséquent, il repose sur un principe simple : un salarié qui part l’année même où il remplit les conditions pour bénéficier de sa retraite à taux plein souffrira d’un abattement temporaire de 10% sur sa complémentaire.

En revanche, s’il repousse son départ, il pourra bénéficier d’un léger bonus.

Seulement, compte tenu d’un manque de communication entre la caisse de retraite du régime de base et l’Agirc-Arrco, vous pourriez souffrir d’un malus même en retardant votre départ…

Quelque soit l’âge à partir duquel vous êtes en droit de partir à la retraite, il vous faudra donc attendre au moins 63 ans pour bénéficier du taux plein.

En effet, l’Agirc-Arrco ne possède pas les informations nécessaires pour savoir à quel âge un individu est en droit de liquider sa retraite à taux-plein.

Ces éléments sont détenus par la CNAV (Caisse nationale d’assurance vieillesse) mais les deux entités ne communiquent pas entre elles, pour le moment.

Dans tous les cas, l’abattement n’est pas définitif : il prend fin à 63 ans, un an après avoir rempli toutes les conditions dans le régime général. Pour un travailleur parti à la retraite à 58 ans pour carrière longue, cela représente 5 ans.

Retraite complémentaire : peut-on éviter le malus ?

Outre le report de cessation d’activité, il n’existe à priori pas de solution fiable à ce jour pour éviter le malus, indique Capital. Toutefois le journal précise que demander une attestation de situation au regard de la retraite anticipée pourrait être utile par la suite.

Ce dispositif est très similaire à l’âge-pivot qui pourrait voir le jour dans le cadre de la réforme des retraites désirée par le président de la République.

Sans toucher à l’âge légal de départ à la retraite, qui est aujourd’hui fixé à 62 ans, l’instauration de ce principe âprement défendu par le Medef permettrait à l’exécutif d’inciter les actifs à retarder leur départ à la retraite.

Comme le rappelle LCI, le Conseil d’orientation des retraites (COR) juge nécessaire de repousser l’âge de départ à la retraite à 63 ans en 2025 et de 64 ans en 2065 pour conserver l’équilibre du système.

En 2019, certains retraités pourraient perdre un pan considérable de leur pension, en plus de toutes les mesures décidées par Emmanuel Macron. En cause : un système de malus prévu pour les régimes complémentaires…

Retraite complémentaire : peut-on éviter le malus ?

Outre le report de cessation d’activité, il n’existe à priori pas de solution fiable à ce jour pour éviter le malus, indique Capital. Toutefois le journal précise que demander une attestation de situation au regard de la retraite anticipée pourrait être utile par la suite.

Ce dispositif est très similaire à l’âge-pivot qui pourrait voir le jour dans le cadre de la réforme des retraites désirée par le président de la République.

Sans toucher à l’âge légal de départ à la retraite, qui est aujourd’hui fixé à 62 ans, l’instauration de ce principe âprement défendu par le Medef permettrait à l’exécutif d’inciter les actifs à retarder leur départ à la retraite.

Comme le rappelle LCI, le Conseil d’orientation des retraites (COR) juge nécessaire de repousser l’âge de départ à la retraite à 63 ans en 2025 et de 64 ans en 2065 pour conserver l’équilibre du système.

Le niveau de vie des retraités devrait baisser à long terme par rapport au reste de la population, selon des projections du Conseil d’orientation des retraites. Explications.  

Alors que la pension moyenne des retraités devrait diminuer à partir de cette année par rapport au revenu d’activité moyen, leur niveau de vie baissera par conséquent à long terme par rapport au reste de la population, selon des projections du Conseil d’orientation des retraites (Cor).

Pour en arriver à ce constat, le rapport de l’organisme, dévoilé lundi par Les Echos, s’est appuyé sur cinq scenarii économiques optimistes (croissante forte, faible chômage…) et pessimistes (croissante faible, chômage en hausse).

Une baisse entre 2013 et 2060

Et quel que soit le scénario envisagé, "la pension moyenne relative des retraités diminuerait (...) entre 2013 et 2060", après une longue période de hausse régulière liée au remplacement des anciennes générations de retraités par des nouveaux retraités aux pensions moyennes plus élevées, précise l’AFP.

La faute reviendrait en particulier à "l'indexation selon l'inflation des droits acquis en cours de carrière et des pensions liquidées", qui creuse chaque année un peu plus "les écarts entre les pensions et les revenus d'activité".

En vidéo sur le même thème : L’urgence pour les retraités 

La réforme des retraites ne devrait pas être votée avant 2019 et les élections européennes. Pourtant, d’ici là, vous pourriez bien être sollicité de nouveau…

Réforme des retraites : un chantier sur lequel vous avez votre mot à dire ?

En mai dernier, le haut-commissaire à la réforme des retraites, Jean-Paul Delevoye, lançait une phase de concertation pour permettre aux Français de s’exprimer sur la transformation voulue par La République en Marche.

Un site dédié à d’ailleurs été ouvert pour recueillir les propositions, rappelle LCI. Ce n’est donc pas la première fois que l’Etat entend associer les citoyens à son projet de réforme : certes, la consultation est désormais fermée mais une deuxième phase de réflexion collective devrait débuter d’ici la fin du mois, rapporte Capital.

Elle sera découpée en deux parties, comportant d’abord un peu de pédagogie puis des discussions.

"A l’occasion de ces nouveaux ateliers, nous allons d’abord prendre le temps de présenter les premières lignes de cette réforme et notamment expliquer en quoi consiste un régime par répartition fonctionnant en point", résume le député LREM en charge de la coordination des ambassadeurs de la réforme, Laurent Pietraszewski.

Puis, les participants pourront aborder différents sujets techniques comme les "modalités de transition entre l’ancien et le nouveau système" mais aussi concernant le "pilotage de ce nouveau régime", explique le journal spécialisé en économie.

"Avec cette réforme, nous voulons construire quelque chose de différent car le problème est que les jeunes générations ne croient plus en notre système par répartition et pensent qu’elles cotisent à fonds perdus.

Alors s’il faut prendre trois mois de plus pour traiter tous les sujets de la réforme, nous les prendrons", poursuit-il.

Toutefois, beaucoup d’éléments concernant cette consultation demeurent inconnus. Les dates et les lieux concernés doivent encore être communiqués, par exemple.

Réforme des retraites : Emmanuel Macron, un habitué des consultations citoyennes ?

Outre la précédente consultation citoyenne sur la réforme des régimes de retraites, Emmanuel Macron a décidé d’un certain nombre de consultations citoyennes.

C’était notamment le cas à Epinal, en avril, où le président a tenu à lancer une discussion sur l’Union européenne pour "libérer la parole sur l’Europe, redonner confiance et éclairer le débat", souligne RFI.

Selon un communiqué de l’Elysée, les citoyens pouvaient alors exprimer "leurs attentes, leurs appréhensions mais aussi leurs propositions".

Sur les retraites, la précédente phase d’échange a permis de recueillir 35 273 contributions et 230 638 votes, indique Capital.

Pourtant, Emmanuel Macron ne privilégie pas systématiquement le dialogue. Sur la réforme du code du travail, il n’a pas hésité à passer par les ordonnances, par exemple.

Vidéo : Retraite complémentaire : cette très mauvaise nouvelle qui vous attend pour 2019



Alors une retraite pour la faim et sans fin ?...à suivre .

 

 



19/11/2018
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