LOCTOPUSVOITOU

Guerre idéologique enclenchée par le capitalisme contre les salariés...

    Guerre idéologique enclenchée par le capitalisme contre les salariés...

                                                      IDEOLOGIE


I] Introduction


La guerre idéologique enclenchée aujourd’hui par le capitalisme contre les salariés
fait rage. Or les principaux arguments utilisés dans cette bataille sont en totale
contradiction par rapport aux certitudes séculairement acquises, c'est-à-dire bien
établies par l’expérience. Rappelons succinctement quelques unes.


II] Rappels de quelques principes généraux.


II.1. sur la notion générale de rapport
- Dans la Nature tout est mouvement, le non mouvement n’existe pas c'est à
dire l’énergie égale à zéro n’existe pas, elle est impossible à atteindre. En
d’autre terme l’ordre parfait, absolu n’existe pas (voir le souhait du fascisme).
- Tout mouvement, donc toute énergie utile est obtenue par deux pôles
opposés d’inégale valeur (rapport). L’énergie constitue l’unité des deux pôles.
On parle de différence de potentiel qui avec l’énergie constitue un système
ternaire.
Exemples : i) Ainsi l’énergie créée par une chute d’eau est obtenue par la
différence des niveaux, hauteur de chute. On parle de différence de potentiel.
Cette différence ou énergie provoque le mouvement d’un électron dans
l’atome de cuivre qui, exploité chez soi, donne : les pôles plus et moins
(opposés) existant simultanément dans notre prise électrique et ayant une
différence de potentiel de 220Volts.
Lorsque la différence de potentiel est nulle (les eaux qui dorment) il n’y a plus
d’énergie, on dit qu’il y a « crise ».
Ainsi dans l’Histoire des religions le « mimétisme » (différence de potentiel
nulle) entre deux individus symbolise « la crise » (voir l’oeuvre de René Girard)
ou bien le rôle des jumeaux (voir l’oeuvre de Georges Dumézil et son système
ternaire d’organisation sociétal). Pour sortir de la « crise » on choisit un « bouc
émissaire » qui porte les « péchés » des individus et que l’on va sacrifier ou
bien les jumeaux s’opposent dans une guerre fratricide (les jumeaux dans le
Maharabatat, Romilus et Rémus, les frères Harod, Abel et Cain). Ainsi se créé
une nouvelle différence de potentiel d’où le mouvement sociétal se remet en
marche.
ii) De même le moteur à explosion de notre voiture dégage de
l’énergie utile (qui fait rouler la voiture) grâce à l’existence simultanée de deux
pôles opposés : la source chaude que constitue le moteur et la source froide
que constitue le système de refroidissement (lois de Fourier). L’énergie utile
obtenue n’est pas mesurée en volts mais en chevaux en honneur du cheval.
Evidemment la conversion chevaux en volts existe au nom de l’unité de sens
du concept d’énergie.


iii) Le système logique binaire 0/1 en est un autre exemple.
En terme électrique (aujourd’hui en électronique) on le matérialise par un
système formé de deux branches parallèles soudées à l’entrée et à la sortie :
dans l’une des branches le courant ne passe pas, c’est zéro, dans l’autre le
courant passe c’est 1. Mais le 1 ne peut pas exister sans le zéro et vice
versa : d’où la barre entre le zéro et le un indiquant le rapport (ou différence
de potentiel) entre les deux. On appelle ce système un « bit » en informatique.
Or on sait écrire tous les nombres en base deux il suffit alors de créer des
correspondances lettres/nombres pour avoir une technique de traduction de
la pensée « numérisée ». Rappelons que les lettres de l’alphabet grec ancien
étaient numérisées (aujourd’hui abandonné ?) mais demeurent les alphabets
numérisés arabe : lettre numérotée de 1 à 1000 et hébreu : lettres
numérotées de 1 à 400 aujourd’hui une extension aurait été créée pour arriver
aussi à une numérotation de 1 à 1000.
Ainsi donc le sens, le mouvement, l’énergie utile, se dégage du « système
zéro barre un ».
NB : Ce ternaire est sanctifié chez les musulmans par la « pierre de la
Mecque » qui est un cube (trois dimensions égales), le mot cube dont la
traduction arabe est la QABBA et par la construction en ternaire des mots en
langue arabe.
iv) A partir de l’oeuvre de Freud la psychanalyse a démontré que notre
« Inconscient » fonctionne entre les deux pôles : imagos paternels/imagos
maternels. Gérard Mendel, sociopsychanalyste, montre comment en Mai 68 :
« la révolte contre le Père » a comme conséquence la « Féminisation de
l’Homme : retour à la Nature (écologie), libération de la Femme, avortement,
port du pantalon (symbole mâle) par la Femme etc.
v) la psychanalyse a aussi démontré que la structure biopsychologique
est composée de trois couches intimement liées : ce que nous sommes
représente une première couche superficielle d’Homme/Femme moyen
(courtois, compatissant, consciencieux, conscient de son devoir) résultante de
deux autres couches opposées, la deuxième couche ou couche moyenne
caractérielle se composant d’impulsions cruelles, sadiques, couche
perverse(Freud) etc. et la troisième couche opposée appelé noyau biologique
où l’Homme/Femme est un animal honnête, coopératif, travailleur , aimant etc.
C’est cette deuxième couche qui va être exploitée par exemple par le
fascisme (voir Wilhem Reich in « Psychologie de masse du
fascisme »1930/1933)


iv) la biologie a également démontré que j’ai besoin de l’Autre différent
de Moi pour exister.

L’existence de la très grande diversité de la Nature
constitue la condition nécessaire à l’existence de la Vie. Autre point : le gène
n’est pas un concept, la « race » n’existe pas.
- En fait cette idée que des contraires se dégagent le sens est due à Platon :
le maître lance une idée qui est combattue par ses disciples lesquels
avancent des arguments contraires. D’où se dégage un sens «plus complet ».
On appela cette technique de raisonner la dialectique : de dia : à travers et
lectique de logos : raisonner.
- Il est bien connu que l’école philosophique allemande du XIXième siècle fait
renaître la dialectique de deux façons opposées. Premièrement : relativement
à « l’Idée » mais en ajoutant le concept de « processus » c'est-à-dire de
mouvement (Hegel). D’où le nom, qui ne fut pas inventé par Hegel,
d’ « idéologie » ou sciences des idées. Dans l’évolution ou processus du
rapport « pôle plus/pôle moins », d’où le mouvement, du pôle moins se
dégagera le futur pôle plus du nouveau couple ainsi créé avec son pôle moins
etc. Deuxièmement : il est aussi très connu que Marx démontre que l’Idée en
absolu n’existe pas et que cette notion de processus s’applique au
couple « matière/idée » d’où le nom de « matérialisme dialectique ». Il est à
noter que Marx reprend là un vieux concept grec : il n’existe pas de matière
sans forme(ou idée) ni de forme sans matière. En France nous avons traduit
ce concept par le mot « matériau », différent de matière.
- Le dialogue perpétuel de l’Homme/Femme avec la Nature s’appelle la
Science. Ce dialogue ne se fait pas en Idée, il se fait en touchant la Matière,
en observant la Nature d’où les idées et ceci à travers des outils (médiateurs)
appelés « technologies » (penser au silex taillé). La civilisation basée que sur
des Idées n’a jamais existé, c'est-à-dire la civilisation de l’immatériel est un
leurre. C’est le couple dialectique savoir /faire qui constitue le moteur évolutif.
Mais cette évolution se réalise par le « travail humain » et non pas par la
finance qui en est la conséquence. Cette conceptualisation est due à Marx,
Hannah Arendt rappelle que le « Travail » a toujours eu dans l’histoire des
civilisations une connotation négative. Ainsi la dynamique des Hommes
/Femmes a toujours été de se libérer des contraintes de la production de biens
pour se consacrer à Vivre (« Travailler le moins possible, tout en produisant le
maximum de biens mais pour vivre plus »).
- Toujours à travers le même concept de dialectique, le pendant de la
philosophie allemande est constitué par les luttes sociales en France au
XIXième qui permet à Marx/Engels de créer un nouveau concept « la lutte des
classes » opposant « bourgeois/ouvriers » et « codifié » par la Charte
d’Amiens sous le vocable de « Patrons/Salariés », avec comme résultante la
propriété privée des moyens de production communautaires( énergie, eau,
etc.) dont dépend la société ( et non de sa maison , son pantalon etc.) aux
mains d’une minorité, d’où les concepts d’exploitation, de soumission, de
subordination des salariés au patronat et non de la misère . De même le
massacre de la Commune « codifiera » dans l’inconscient du Peuple français
le couple « gauche/droite ».
Marx/Engels déduiront également que se sont les masses qui font l’histoire et
non l’individu. Le couple masse/individu est encore exploité de nos jours.
De là découle dans la même veine le couple « infrastructure ou l’économicocorporatiste/
et la superstructure juridico-idéologique-politique ».
vii) un autre concept :
Prenant un système fermé formé d’entités individuelles, exemple des
individus dans une salle où se prépare un débat. Chaque individu possède
ses propres caractéristiques différentes de l’autre soit une « énergie
personnelle ». Plus tard on dira que chaque individu possède une probabilité
d’être dans cet état d’énergie personnelle. La somme de ces énergies
individuelles est appelée « énergie interne du système ». Lorsqu’une question
(la cause) est posée pour en être débattue, s’entame un processus de
discussion, puis à un moment donné la discussion s’arrête. Il s’est formé un
consensus (l’effet), une décision entre tous les individus. On dit que l’effet a
contrebalancé la cause ou que la différence de potentiel est devenue nulle ou
que nous nous trouvons à l’équilibre. En réalité les phases suivantes se sont
produites :
o au départ « le chacun est à sa place, le chacun est soi avec une
probabilité d’énergie donnée » constitue un système plus ordonné par
rapport au stade final de la discussion où chaque individu possède
l’énergie moyenne personnelle identique( équipartition de l’énergie)
c'est-à-dire que l’on a atteint un système plus désordonné par rapport
au point de départ, la discussion s’arrête donc quand le système est au
maximum de désordre, alors la différence de potentiel devient nulle, le
système ne produit plus d’énergie utile.
o Pour passer de la phase ordonnée à la phase « désordre maximum » il
a fallu que le système d’individus fournisse de l’énergie qui est par là
même dissipée donc non utile. On dit que l’énergie utile d’un système
est égale à l’énergie interne du système moins l’énergie dissipée. Cette
énergie dissipée est appelée entropie (loi de Clausius 1840) et
constitue une mesure du désordre du système. Ainsi du couple formé
de deux pôles opposés mais lié dialectiquement : énergie
interne/entropie se dégage l’énergie utile. Dialectiquement signifie : si
au nom de la rentabilité on cherche à diminuer coûte que coûte
l’entropie le système ne fournira pas pour autant plus d’énergie utile, au
contraire, car il s’agit d’un rapport entre les deux pôles opposés.
Exemple : Un pays comme la France possède ~366000 personnes
dans la recherche (publique+privée) dont 50% de chercheurs. Diminuer
l’entropie du « système recherche » peut se traduire par une
compression du nombre de chercheurs. On constate qu’à partir d’un
seuil de diminution des effectifs le système ne marche plus, ne crée
plus. De même aujourd’hui dans la recherche industrielle là où on
accordait 10 ans pour un projet d’innovation le délai désormais est de
3ans. Du coup le système créatif patine allant jusqu’à des suicides de
personnes appartenant aux centres de recherche.
viii) à la même période cette notion de rapport est mis en évidence dans la
fameuse équation de Marx entre trois paramètres : la plus value, le capital
constant, le capital variable d’où il déduit la baisse tendancielle du taux de
profit jamais démenti et ses conséquences la course aux fusions des
entreprises.


ix) Aussi contradictoire que cela puisse paraître c’est lorsque le désordre
est maximum que l’énergie utile devient nulle.

Ainsi les échecs successifs
de l’anarchisme (désordre maximum) dans l’histoire (« Ni Dieu ni Etat »
Bakounine, la Commune, la Révolution de 1917, la guerre d’Espagne) en
sont une illustration. Cet échec est exploité pour montrer que pour être
efficace on a besoin des « organisations/démocratie ». C'est-à-dire : si on
se déplace trop vers les organisations sans démocratie c’est la dictature
ou la bureaucratie, de l’autre côté : si on se déplace trop vers la
démocratie sans organisation c’est l’anarchie.
x) L’opposition « pôle plus, pôle moins » s’appelle « conflit » (on peut dire
conflit « d’intérêt ») et non pas « consensus ». Gérer le couple dialectique
c’est gérer le conflit et non le consensus. La sociopsychanalyse a montré
l’effet catastrophique de la non gérance des conflits : dans les relations
parents/enfants, dans les comités antilibéraux où était demandé le double
consensus etc. Ainsi également dans « la crise » d’ATTAC où l’on préfère
un fonctionnement dictatorial au nom de la démocratie et par voie de
conséquence on traite les autres de « staliniens », exemple typique du
transfert ou de la projection sur « l’Autre » (théorie freudienne), l’Autre
portant tous les péchés de l’Association et qu’il faut à ce titre « sacrifier »
( voir « Le bouc émissaire » de René Girard »).


xi) Dans l’exemple choisi ci-dessus des « individus lors d’un débat» un
autre résultat a été extrait.

Lorsque l’on considère l’individu pris isolément
l’individu est « libre » d’aller d’un point A à un point B ou vice-versa, de se
nourrir ou pas etc. On dit que les lois qui régissent « l’individu » sont
réversibles. Cette « réversibilité », cette « liberté » de l’individu est
exploitée par le capitalisme : vous êtes libre en tant qu’individu (et non pas
de masse) d’aller où vous voulez, de dire ce que vous voulez, de lire
n’importe quel journal dont le Canard Enchaîné etc. On verra plus loin que
cette liberté n’est qu’apparente (les médias et ses messages, le « flicage »
permanent de notre vie privée : mails, téléphone fixe et portable, SMS,
images par satellites, les fichiers scolaires et des collèges, ajoutons la
publicité etc.).
Toujours dans le même exemple : arrivés à l’équilibre les individus ne sont
plus les mêmes qu’au départ. Aucune civilisation n’est retournée à la
préhistoire : on dit que les lois du macroscopique sont irréversibles. De
même quand on brûle une feuille de papier et de l’impossibilité à partir des
cendres de reconstituer cette feuille de papier. En conséquence quand on
parle de « décroissance » il faut être très précis sur ce qu’on avance.
Le couple dialectique réversibilité/irréversibilité est une autre forme
«d’écriture » du couple « masse/individus », ce sont les masses qui font
l’histoire et non l’individu ou du couple « ordre/désordre ».
Quel est le lien entre les lois du macroscopique et du microscopique? « On
voit » que les deux sont liées, les unes dépendent des autres. On dit que
les lois du microscopique sont « autonomes » des lois du macroscopique.
Donc « le principe d’autonomie » comprend deux entités « opposées »
fonctionnant avec des lois différentes et cependant liées par un rapport
dialectique penser i) au rapport international/national, ii) région ou land ou
province/Etat). On montre qu’en réalité le lien entre le macroscopique et le
microscopique c’est l’entropie exprimée en termes de probabilités
des « états » des individus appelé « le complexion » [ i) principe de
Boltzmann), ii) voir le travail de JP Escaffre].
Exemple : est-ce qu’en France, la Région en tant que Collectivité Locale et
Territoriale est « autonome » par rapport à l’Etat ? Réponse : NON, car
elle fonctionne exactement comme l’Etat avec souvent les mêmes
« commis » du capitalisme.


xii) Entre les années 1840-1870 les luttes sociales en France, la
philosophie allemande, l’économie anglo-saxonne (laissez faire , laisser
passer) l’impressionnisme en peinture où par des petites touches
successives de peinture aux couleurs vives on dégage la forme d’où le
mouvement de l’ensemble du tableau (penser aux Nymphéas de Monnet,
à Renoir, Van Gogh etc.), aux « impressionnistes en musique » :
Debussy, Ravel, Satie etc., en littérature au grand tournant de la
construction et style du roman par Flaubert( Madame de Bovary), nos
« poètes maudits », constituent « un concept global identique, c'est-à-dire
une unité qui correspond à une façon de voir le monde en d’autre terme
« une idéologie ». Pour autant ceci n’empêche pas que les lois
fondamentales mises en évidence à ce moment restent valables pour le
futur tant que d’autres expériences ne démontrent le contraire et à ce titre
franchissent les siècles. L’attitude de certains chercheurs en sciences
humaines, et non des moindres, de jeter à la poubelle des penseurs
passés est contraire à la pensée scientifique (tantôt c’est Freud, tantôt
c’est Marx etc. qui ne sont plus à « la mode »).


xiii) Les études du couple « ordre/désordre » ont été repris plus tard vers
les années 1955, on a à ce moment entamé une réflexion sur la notion de
« système ouvert /système fermé ». Dans notre exemple « organisation
d’un débat » on dit que « le système est fermé ». Mais l’espace qui nous
entoure est considéré comme « un espace ouvert » c'est-à-dire un espace
dans lequel les entités qui le composent, exemple notre Terre, échangent
de la matière et de l’énergie. Dans son évolution, c'est-à-dire « le temps »,
on montre que cette entité pour maintenir « une organisation », « une
structure » interne, évolutive doit dissipée de l’énergie reçue vers
l’extérieur ou dit autrement , elle diminue son entropie interne c'est-à-dire
son « désordre interne » pour s’auto-organiser. Ces structures ont été
nommées « structures dissipatives » par celui qui les a étudiées, Ilya
Prigogine. Nous reviendrons sur ce concept à partir d’une entité ou
structure très exploitée idéologiquement aujourd’hui : « l’entreprise ».


xiii) Il est trivial de rappeler que si nous existons en cette moitié de 2007
c’est que nous sommes issus du XXième siècle. L’ignorer en nous parlant
d’un nouveau siècle fait partie de l’idéologie dominante : on oublie les lois
du passé, on change les partis politiques de nom et nous voilà à un point
zéro pour redémarrer le nouveau siècle!(même objectif fixé à la prière, les
péchés voir l’oeuvre de Mircea Eliade).


II.2. Sur le XXième siècle
1°) Les guerres massives.
Après un XIXième siècle où l’exploitation capitaliste de notre peuple fût
atroce (voir Marx, Zola etc.) nous ne devons pas oublier ce que fut ce
XXième siècle car il a forgé notre psychologie c'est-à-dire notre façon de
voir le monde.
Le XXème siècle est d’abord le siècle où le capitalisme va enclencher des
guerres : en Europe : première guerre mondiale, guerre d’Espagne,
deuxième guerre mondiale, auxquelles il faut ajouter « la crise de 1929», le
fascisme qui dura en Europe bien après 1945 (en Europe : Espagne,
Portugal, Amérique latine, Asie etc.) , les camps, les deux bombes
atomiques d’Hiroshima et de Nagasaki et le choc psychologique qui s’en
suivi, guerres de colonisation et de décolonisations Rappelons que pour
nous français les accords d’Evian ne datent que de 1962. Et puis des
continents entiers mis à genoux : l’Afrique, l’Amérique latine, l’Asie (penser
aux guerres de Corée, du Vietnam etc.)
Au total on parle de 187 millions de morts, plus de 100 millions de
personnes déplacées (Eric J. Hobsbawm). En 1945 l’Europe comptait
~41 millions de déracinés. Jamais l’histoire de l’humanité n’avait connu
une guerre aussi totale, une telle destruction humaine et surtout un
nombre aussi considérable de victimes civiles. Pour les générations nées
pendant la deuxième guerre mondiale ou juste après, il est certain que
leurs parents leur ont transmis un certain malaise indépendant du niveau
social et qui caractérise cette fin de siècle.
Et les guerres continuent : le complexe militaro-industriel américain
reposant sur « le triangle d’acier » à savoir Boeing, Lockheed Martin et
Raytheon se porte à merveille. En effet les Etats-Unis sont tout d’abord
une énorme machine de guerre avec un budget qui cette année atteindra
les 640 Milliards de $ soit 4% de leur PIB ou 45% des dépenses militaires
mondiales, l’objectif étant de parvenir dans un délai très court à 6% du
PIB.
C’est ainsi que principalement Israël et l’Egypte et d’autres états du Moyen
Orient viennent d’être arrosés d’une « pluie d’armes » à hauteur de
46milliards $. Le budget fédéral de la recherche (donc publique à laquelle il
faut ajouter la recherche des entreprises) atteint 138 milliards$ dont 54%
attribuée à la recherche concernant la défense et que 22% à la recherche
sur la santé.
Le capitalisme ne peut fonctionner sans la guerre, c'est-à-dire en
détruisant ses excédents productifs pour reconstruire. Nous le savons
d’où sur le plan idéologique la peur, la recherche de la sécurité etc.


2°) Une énorme révolution scientifique et technologique
Cependant la population mondiale va s’accroître entre 1950 et 2005
passant de 2,5milliards à 6,6milliiards.
Sur les 6,671 milliards de personnes :
- Asie : 4,03 milliards (60,5%)
- Afrique : 965 millions (14%)
- Europe : 731 millions (11,3%)
- Amérique latine et Caraïbes : 572 millions (8,6%)
- Amérique du Nord : 339 millions (5,1%)
- Océanie : 34 millions (0,5%)
Dont : a) populations des régions les moins développées : 5,448 milliards
(81,6%)
a) populations des régions les plus développées : 1,223 milliards de
personnes (18,4%)
L’une des explications avancée à cette croissance démographique c’est que « cette
guerre de masse, cette destruction massive d’hommes et de femmes, nécessitaient
une production de masse. « La guerre totale a été la plus grande entreprise que
l’homme ait jamais dû sciemment organiser et gérer ». Cette libération de forces
productives considérables a été possible grâce à l’explosion des sciences et son
corolaire les technologies à travers les complexes militaro-industriels d’autant plus
que des pistes de recherche non rentables au départ devant les coûts/ risques
d’échec encourus, tel l’atome et ses applications ou telle l’aéronautique ou telle
l’agronomie ou telle l’informatique, ont pu ainsi être explorées aux frais des Etats.
Cette explosion a également touché les pays en voie de développement.
Ainsi dans les pays développés des chiffres oscillant entre 700 à 1000 chercheurs
minimum par million d’habitants sont désormais atteints. Les USA possèdent
aujourd’hui quelques 22 millions de personnes à la R/D avec une priorité à la science
et technologie, production de biens matériels oblige. Cependant les sciences
économiques (finances), de gestion, de psychologie etc. sont loin d’être
déconsidérées. Les conséquences graves du poids de la science et technologie
en sont les pertes de la philosophie qui est devenue « suiveuse » des sciences et
technologies et de la poésie.
Principalement sur les technologies de l’Information et de la Communication, les TIC,
où désormais le problème n’est plus technique mais glisse vers l’utilisation de ces
outils à des fins de conditionnement idéologique des peuples, de « leur flicage »
permanent (programme Echelon) au point que désormais on ne parle plus de TIC
mais de Technologies pour la Société de l’Information(TSI). La sollicitation des
serveurs qui traitent, analysent toute cette énorme information (data mining,
intelligence économique etc.) relative à la vie privée des individus et à leurs
organisations, à la finance, à la publicité le tout au niveau planétaire dégagent à
cause de cette massification une telle quantité de chaleur, les lois de la physique
obligent, qu’il est nécessaire de les déplacer vers des lieux où les sources d’eau
sont abondantes tels que les lieux où existent des centrales hydroélectriques.
Désormais l’objectif dans les TIC ou les TSI consiste à relier entre eux tous les objets
sans fil, rendus communiquant et branchés à Internet (appareils photos, téléphones
portables, caméras dans des lieux, vos achats, vos photos d’identité, vos
réservations d’avion etc.). On parle « d’Internet des Objets ». Le vieux rêve de
l’Homme/Femme relatif à « l’ubiquité » en temps réel est enfin réalisé (penser aux
romans de Borguès).
Ainsi en ce début de siècle, le capitalisme aura créé le plus grand réseau, dit
d’information en réalité de désinformation, « fasciste » de l’histoire des civilisations
avec un seul mot « idéologique », « le Terrorisme » après avoir usé jusqu’à la corde
le mot de « Communiste », toujours prompt à ressortir comme on a pu le constater
récemment à ATTAC. D’où la question : on est « terroriste » par rapport à quelle
norme juridique ?
Cette révolution de l’information a été accompagnée de la révolution des transports
d’abord des Hommes/Femmes (avions à réaction, TGV, voitures, bateaux plus
rapides), et des marchandises l’ensemble accompagné d’un effondrement des prix.
Un autre aspect de cette moitié de XXème siècle concerne le développement
foudroyant de la Chimie (c'est-à-dire de la transformation de la matière et sa
composition moléculaire dont la plus fameuse reste l’ADN) et principalement de la
chimie issue des molécules du pétrole : les fibres textiles (le vêtement), les
médicaments, les produits de nettoyage, les pesticides etc. Assez bizarrement cet
aspect de la protection du pétrole comme source de molécules remarquables (cas du
pétrole iranien) n’est pas assez mis en avant pour moins le consommer. Ajoutons
les autres développements de la chimie i) les molécules « additifs » dans
l’agroalimentaire ii) l’analyse chimique et son extension aujourd’hui : la bioanalyse
qui concerne la santé, l’environnement, l’agroalimentaire, le dopage en un mot le
développement durable. Soulignons que la bioanalyse peut représenter jusqu’à 6%
du PIB d’une Nation.
De cette mobilité liée aux technologies des transports, de ces échanges humains, de
l’utilisation de produits issus de la chimie découlent probablement l’apparition de
nouvelles maladies mais aussi la guérison de beaucoup d’entre elles. On rejoint ici la
définition de la maladie comme conséquence d’un choix de société.


3°) Autre caractéristique de ce début de siècle : la vitesse et ses conséquences
idéologiques.
Les anciens grecs nous l’avaient dit : l’accélération de la matière se traduit par un
dédain de cette matière et par contre, dialectique oblige, une mise en avant de la
forme, de l’apparence, aujourd’hui on dit de « la virtualité », de « l’éphémérité » (le
mot n’existe pas) des choses. Nous jetons de plus en plus d’objets matériels avec
une facilité déconcertante, d’où les problèmes d’écologie, par contre nous
maintenons le changement perpétuel de la mode (4 modes par an), plus les tenues
par sport pratiqué : skis, vélo, footing etc., sans oublier la ligne physique standard et
le business qui en découle.
Une autre conséquence de cette virtualité, et les enseignants le savent bien, c’est
que les élèves, ou les gens, croient « savoir » un thème donné parce qu’ils l’ont vu
en image : télé, cinéma etc. mais par contre demande constamment sur ce qu’on
leur enseigne « à quoi çà sert ? » (exemple fameux suite à un exposé sur le
racisme : « le racisme à quoi çà sert ? », demande un élève à Tahar Benjelloun?).
Cette passivité est redoutable sur le plan de « la non recherche » d’explication des
phénomènes. Ce constat touche les utilisateurs de l’informatique : « l’ordinateur a
dit » etc. Or le dialogue de l’Homme/Femme dans la Nature a lieu en observant et
touchant la matière d’où l’abstrait. La civilisation de l’immatériel est un leurre.
La publicité et son turn-over constitue un autre aspect de la virtualité pour amener les
peuples à consommer (budget de la publicité en France : 11,12milliards€ dont
1,2Milliards (10,8%) par internet).


Au fond les capitalistes, qui cherchent à accroître leurs gains pour obtenir de plus en
plus de biens matériels et de pouvoir, agissent sur les citoyens comme un
illusionniste : « priez et croyez le dieu Travail et vous aurez grâce à nous, ses
apôtres, toutes ses richesses constamment renouvelées et que nous créons pour
vous, pour votre bonheur, votre bien être. Faites nous confiance ».
Ainsi notre actuel président de la République : en accélérant les mots de son
discours, il passe très rapidement d’un problème à un autre sans laisser le temps à
l’interlocuteur le soin de les analyser. En terme de marketing, cette technique est
appelée « carpet bombs » (tapis de bombes) suivant l’analogie aérienne militaire
américaine. Elle permet un abrutissement et donc asservissement de l’interlocuteur à
travers un discours flou quant aux promesses, tout en vous faisant croire qu’il vous
donne la lune à travers le paquet de cacahuètes qu’il vous propose.
L’illusionniste, le télé-évangéliste, le gourou, le bateleur de foire savent qu’ils ne
cherchent qu’à vous prendre le maximum de votre argent en vous donnant en contre
partie le paquet de cacahuètes. Il est bien entendu acquis qu’un bateleur ne fait pas
l’histoire mais les forces sociales qui le soutiennent et le propulsent. Ainsi « argent »
voulant dire « travail » est transmis le message « l’habitude du travail », pilier du
capitalisme, c'est-à-dire la soumission, la subordination, l’esprit d’entreprise. Voir à
ce propos le rapport daté du 1/08/07 du gouverneur de la Banque de France,
Christian Noyer, dans lequel il prône « une forte hausse de la quantité de travail ».
La vitesse a aussi une autre conséquence : en accélérant le factuel quotidien
accompagné de « ses petites histoires » et des faits divers, le « passé- passé » et le
« passé –immédiat » disparaissent. Il n’y a plus d’Histoire, la mémoire des peuples
est anesthésiée. La traduction de ce phénomène en est le perpétuel changement de
nom des partis bourgeois mais aussi au niveau des organisations patronales
correspondant aux grands tournants du capitalisme français (CGPF, CNPF,
MEDEF ; noms des principaux partis politiques bourgeois : libéraux, conservateurs,
fédération libérale, action libérale, progressistes indépendants, Union républicaine
démocratique, démocrates populaires, MRP,RPF, IPAS, UNR,UDR,RPR, UDF,
UMP, Modem). Ainsi les partis bourgeois n’ont pas de mémoire.
Cependant l’Histoire prouve que la Mémoire des peuples se transmet de générations
en générations.
De même le malaise ressenti par nos peuples vient également de « la tension entre
l’accélération de la mondialisation et l’incapacité des institutions publiques comme
des êtres humains à s’en accommoder ».


4°) Les trente glorieuses ou « l’âge d’or du capitalisme ».
Après tant de guerres et de souffrance il fallait reconstruire. La France va se
reconstruire avec la trilogie bien connue : l’Etat+ les Banques+les Familles.
Que devons-nous retenir dans notre brève esquisse ?
i) glorieuses ou pas aucun avantage sociaux ont été accordés sans luttes
sociales, aucun progrès sociétal non plus (grèves de 53, mai 68, loi sur
l’avortement etc.)
ii) Ce qui a très bien marché en France et dans un temps de réalisation c'està-
dire opérationnel très court (quelques années) c’est « le système du haut vers
le bas » : c'est-à-dire on crée une société publique dotée d’un centre d’innovation
pratique (CNES) lequel « arrose » en questions fondamentales la recherche
amont et sollicite les entreprises en véritable questions d’innovation dans des
secteurs pointus.
. Exemples : Ariane +CNES ; France-Télécom+CNET+CCETT ;
AIRBUS+ONERA, EDF/Areva et le CEA etc.
C’est dans ce schéma de fonctionnement que les corps d’Etat en tant que
« commis » du capitalisme ont le mieux fonctionné, le mieux rendu.
Un emploi dans la haute technologie engendre de 3 à 4 emplois dans
l’économie.
Puis une fois le système fonctionnant avec succès on l’attaque comme
bureaucratique, inefficace à tel point que l’on peut se demander pourquoi cet
intéressement des bourgeois à vouloir l’acquérir par la privatisation ; puis on vend
les bijoux de famille à trois francs six sous, une minorité s’enrichit, une majorité
commence à s’appauvrir, 30% des travailleurs vivent sous le seuil de pauvreté,
ainsi que deux millions d’enfants, problème des ghettos des banlieues etc.
En fait le capitalisme marche bien quand il fonctionne avec l’Etat National et
« marche mal » lorsqu’il joue aux grands échanges mondiaux. « Marcher mal »
signifie s’engraisser à court terme et tuer la poule aux oeufs d’or à moyen terme.
En d’autres termes : dans le capitalisme du XXième siècle « les miracles
économiques se sont produits non pas à la faveur du laisser-faire mais contre
lui. »
Toutefois l’élément central des décennies de crise n’est pas que le capitalisme
ne fonctionne pas aussi bien qu’à l’âge d’or mais qu’il est devenu incontrôlable.
« Les rapports bourgeois de production et d’échange, de propriété, la société
bourgeoise moderne, qui a fait surgir de si puissants moyens de production et
d’échange, ressemble au sorcier qui ne sait plus dominer les puissances
infernales qu’il a évoquées ».
5°) Le XXième siècle montre :
i) le capitalisme n’arrive pas à réduire le poids de l’Etat en même temps qu’il
cherche à tuer l’Etat.
ii) Depuis sa création à la révolution russe on assiste à la fin de la sociale
démocratie et du communisme stalinien mais aussi aux vides des
programmes politiques actuels, à l’abandon de projet de société par le
syndicat CGT (Charte d’Amiens) mais en aucun cas à la perte de la
mémoire des peuples.
iii) Aucun état d’un autre type n’a remplacé le capitalisme d’où l’idée
propagée qu’il est éternel ce qui est contraire à l’histoire des civilisations.
iv) Lorsqu’un pays saute une étape dans l’évolution classique d’une société :
monarchie, puis capitalisme, puis socialisme, le système s’effondre et
revient à l’étape logique dans le processus. Ainsi de l’ex URSS.


v) Au moment où les progrès scientifiques et technologiques considérables
libèrent les peuples des tâches les plus ingrates et augmentent d’une
façon faramineuse la productivité, au lieu d’assister à une baisse du temps
de travail on assiste au contraire à une augmentation du temps de travail
tant les égoïsmes d’une minorité sont grands (dans une conférence des
années 80 Antoine Riboud, citant les avancées technologiques, déclarait
que si on était un vrai patron les salariés ne devraient travailler pas plus de
32 heures). Ceci est contraire aux systèmes naturels qui nous entourent
qui cherchent tous à travailler à « l’énergie minimale ».
vi) Le discours tenu pour « travailler plus » est le même idéologiquement que
celui tenu par le patronat en 1936 sur les congés payés. Ce n’est que plus
de quarante après que le patron du CNPF, Ceyrac, présentera ses
excuses de l’erreur commise (penser « au fric » que rapporte le tourisme,
et aujourd’hui que rapporte Internet quand on a le temps et les moyens et
qui est considéré comme un non travail comme le bénévolat).


vii) Il faut aussi retenir l’écoeurement des gens à l’égard de la science
économique officielle et du discours anti-étatique d’un libéralisme identifié
au marché.


viii) « D’une manière ou d’une autre le sort de l’humanité dépend de la
restauration des autorités publiques »


ix) « les décideurs les plus tranquilles sont ceux qui échappent à toute vie
démocratique : les entreprises privées, les autorités supranationales, les
régimes non démocratiques ».


x) Sommes –nous en guerre dans nos « pays démocratiques » ? réponse :
OUI. Voir le livre du Général Jean Pichot-Duclos : « Les guerres secrètes
de la mondialisation : guerre économique, guerre de l’information, guerre
terroriste » ( Edition Lavauzelle-2002) où est citée la remarque de François
Mitterand en 1997 « La France ne le sait pas, mais nous sommes en
guerre avec l’Amérique».


xi) Il est inexact de dire que nous sommes devenus que des « individus » et
que le collectif c'est-à-dire l’idée d’un véritable esprit « socialiste » est
mort. Les preuves : l’attachement aux congés payés, aux services publics :
énergie, transports, postes, l’éducation nationale, la sécurité sociale, le
TCE.


xii) Le capitalisme français se caractérise aujourd’hui par l’attribution du
politique et du management des grands groupes aux corps d’Etat c’est à
dire à la bureaucratie, d’où les « magouilles » politiques, la corruption
auxquelles on assiste et principalement entre les membres du PS et la
droite (corruption éternelle : mémoire oblige).


xiii) Devant des pillards la question fondamentale est pour la véritable gauche
la prise du contrôle économique c'est-à-dire « gérer ». Voilà un beau sujet
d’éducation populaire.


xiv) Le capitalisme est capitaliste+ impérialiste


xv) Comment le capitalisme exploite « à distance »la recherche, la santé,
l’enseignement ?

Par des partenariats publics/privés (appelés PPP)


xvi) La fin du XIXième et tout le vingtième, principalement depuis « la chute du
mur », montre en France l’incapacité des mouvements gauchistes, Verts y
compris, à bâtir un projet de société.

Ils continuent à fonctionner suivant un
système basé sur «le syncrétisme », mais « syncrétisme » pris dans le
sens psychologique (on cite): « Système archaïque de pensée et de
perception, consistant en une perception globale et confuse des différents
éléments. Ceci constitue, par exemple, la caractéristique de l’activité du
jeune enfant, voir l’oeuvre d’Henri Wallon. ». Sur le terrain, le gauchiste
s’attaque aux forces intellectuelles de progrès, dénonce en « mots » le
capitalisme dans les champs où il ne risque pas grande chose. Certains
d’entre eux ont constitué et constituent les « jaunes » chargés de « miner »
les organisations syndicales, anticapitalistes, altermondialistes. « La chute
du mur » leur a offert une possibilité de se faufiler partout mais en même
temps de montrer leur incapacité organisationnelle et de propositions si
non globalistes. A ce titre ils sont « destructeurs», nuisibles.
L’exemple d’ATTAC constitue une très belle illustration du mode de
fonctionnement des gauchistes (on aurait pu prendre aussi les « comités
antilibéraux). En effet une fois le sommet atteint à t+5ans (30000
adhérents, grands succès de manifestations diverses), à la veille de la
création du manifeste, à la veille d’élections ultra importantes pour notre
pays, ils nous annoncent à l’AG une vague fraude électorale dans les
conditions que l’on sait, qu’ils ont pourri l’université d’été, que le contenu
du manifeste a été tellement « décaféïné » qu’il a fait un flop (coûteux !),
qu’ils ont par la suite appuyé des gauchistes aux différentes élections
contre « tous les autres », qu’ils se sont retirés des comités antilibéraux au
moment où la mayonnaise prenait et pour cela ont dénoncé l’appareil
stalinien du PC( voir la parfaite similitude avec « l’affaire » d’ATTAC) ,
semant le doute au sein et à l’extérieur des comités antilibéraux, que
devant l’échec électoral ils se sont déclarés vierges au point de vue
responsabilité, et qu’ils tiennent à souligner la vacuité des propositions de
la gauche, les leurs y compris, dans la défaite (nihilisme), qu’il faut donc
tout reconstruire mais qu’en attendant ils continuent à gérer ATTAC sans
démocratie car eux « ils savent », supprimant la présentation des motions
à la future AG etc. et en faisant le ménage par l’annonce d’un procès
juridique pour éliminer des forces « progressistes » de l’association
d’ATTAC etc.


xvii) Si nous voulons parler d’idéologie nous devons aussi intégrer le rôle des
anglosaxons. Ils ont comme mission par les états qu’ils représentent un
double rôle : un rôle de « miner » les « think tanks » étrangers antilibéraux
en payant des « personnalités » à travers des structures type fondations
qui, soit directement, soit à travers d’ « instituts nationaux » sous-traitent
des thèmes donnés etc. Entre autre le Monde Diplomatique s’en est fait
l’écho plusieurs fois à propos d’intellectuels comme Furet, Furukawa (la
révolution française n’a jamais existé, la fin de l’histoire) et récemment du
responsable de Reporters sans frontières payé par la NED qui dépend de
la CIA. Il est indiscutable que l’association ATTAC a été très négligente de
cet aspect par exemple on a vu ainsi apparaître dans le site web d’un
institut néerlandais étalées les accusations de la fameuse fraude électorale
d’ATTAC qui auraient été réalisée par d’anciens du PC etc. Cet institut
néerlandais reçoit des études de fondations américaines. S’ajoute un
deuxième rôle qui sous le vocable « d’intelligence économique » cherche
ou à piller les bonnes idées, ou à les détruire ou à les freiner pour
maintenir aux USA sa prédominance, sa prépondérance. Le cas de
greenpeace contre le nucléaire français en est une illustration. La DST est
chargée en France de sensibiliser les chercheurs, industriels de ce type de
« guerre économique » d’où qu’elle provienne et pas forcément que
d’origine anglosaxonne.
Nous allons maintenant utiliser ces concepts, ces constats, balayés
rapidement, pour montrer quelle pourrait être « l’idéologie » c'est-à-dire quelle
vision du monde pourrait unir les membres d’AA et quel rapport au politique.

 


                       DEUXIEME PARTIE


1 °) S TATUTS D’ATTAC 1 998


ARTICLE 1. Constitution.- Objet
Il est formé, entre les soussignés, ainsi que les personnes, physiques ou morales qui
adhèreront par la suite aux présents statuts, une association déclarée, régie par la loi
de 1901, et qui a pour objet de produire et communiquer de l’information, ainsi que
de promouvoir et mener des actions de tous ordres en vue de la reconquête, par
les citoyens, du pouvoir que la sphère financière exerce sur tous les aspects
de la vie politique, économique, sociale et culturelle dans l’ensemble du
monde. Parmi ces moyens figure la taxation des transactions sur les marchés des
changes (taxe Tobin).


2 °) Qu’est-ce que le Forum Social Mondial? 2 6.08.2002
Le Forum social mondial est un espace de débat démocratique d’idées,
d’approfondissement de la réflexion, de formulation de propositions, d’échange
d’expériences et d’articulation de mouvements sociaux, de réseaux, d’ONG et autres
organisations de la société civile qui s’opposent au néo-libéralisme et à « la domination
du monde par le capital et par toute forme d’impérialisme ». A la première rencontre
mondiale de 2001 a succédé un processus mondial de recherche et de construction
d’alternatives aux politiques néo-libérales. Cette définition est inscrite dans la
Charte des Principes du FSM.
Le Forum social mondial se caractérise également par sa pluralité et par sa diversité. Il
n’est ni confessionnel, ni gouvernemental, ni partisan. Il se propose de faciliter
l’articulation, décentralisée et en réseau, d’associations et de mouvements engagés, tant
au niveau local qu’international, dans des actions concrètes de construction d’un autre
monde, sans prétendre pour autant incarner une instance représentative de la société
civile mondiale. Le Forum social mondial n’est ni une association, ni une organisation.


3°) Définition de l’Altermondialisme
Altermondialisme
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
L’altermondialisation (ou mouvement altermondialiste, souvent raccourci en
altermondialisme) est un mouvement social composés d'acteurs très divers qui
proposent pour l'essentiel un ensemble de valeurs sociales et soucieuses de
l'environnement comme moteur de la mondialisation et du développement humain,
en opposition à ce qu'il analyse comme les « logiques économiques de la
mondialisation néolibérale».
Assez hétérogène, le mouvement se rassemble autour du slogan « Un autre monde
est possible » ou plus récemment, « D'autres mondes sont possibles. »[1], mais
oscille entre un réformisme (par exemple à travers la revendication d'une Taxe
Tobin[ 2 ] par Attac) et un « imaginaire de la rupture ».
Néanmoins, on distingue des prises de position et des revendications communes à
de nombreuses organisations concernant :
· la j u stice économique[ 3 ] ;
· l'autonomie des peuples[4] ;
· la protection de l'environnement[5] ;
· les droits humains fondamentaux[6],
· des revendications de démocratie selon les différentes orientations
politiques[7].
· une contestation de l'organisation interne, du statut et des politiques des
institutions mondiales telles que l'OMC, le FMI, l'OCDE, le G8 et la Banque
mondiale.
· une recherche d'alternatives, globales et systémiques, à l'ordre international
de la finance et du commerce.
Ces thèmes se retrouvent dans des textes de diverses organisations du mouvement
altermondialiste : plate-forme proposée par ATTAC, manifestes ou rapports élaborés
durant les forums sociaux mondiaux, dont le manifeste de Porto Alegre, des textes
de l'ONU de déclarations de droit et d'autonomie dont les altermondialistes
« réformateurs » veulent l'application concrète[8] (voir aussi le chapitre Propositions).
Propositions [modifier]
Les propositions concernant les droits de l'homme et de l'environnement sont
également présentes chez beaucoup d'entre eux. En particulier, la question de la
durée est posée par une grande partie du mouvement : à quoi sert de se développer
en exploitant de plus en plus intensivement des ressources qui ne se renouvellent
pas et dont l'épuisement est prévisible si ce n'est à aller plus vite dans le mur ? Le
concept de développement durable est souvent employé, questionné et mis en débat
en le comparant avec le concept de décroissance soutenable.
Les altermondialistes aspirent également à plus de démocratie mais les propositions
concrètes sont très éparses, allant de la réforme des organisations internationales à
l'instauration d'un parlement mondial par une mondialisation démocratique, une sorte
de Nations Unies élues au suffrage universel, selon certains.
Les altermondialistes soutiennent souvent des idées réformatrices dans le domaine
économique comme celles d'un allègement ou de l'annulation de la dette des pays
pauvres, d'une taxation sur les transactions financières (taxe Tobin).
Plus précisément, une liste de propositions couramment avancées par les
altermondialistes, dont particulièrement le mouvement ATTAC[17], a été synthétisée
dans le manifeste de Porto Alegre [4]. On distingue les :
Propositions liées à des réformes économiques
· Annuler la dette publique des pays du Sud. L'argumentaire altermondialiste
consiste à dire qu'ils l'ont déjà remboursée plusieurs fois via les intérêts,
qu'elles ont été souvent contractées par un gouvernement précédent non
démocratique afin de maintenir son pouvoir ou qu'elles sont le pendant de la
dette écologique ou coloniale.
· Promouvoir le commerce équitable avec un nivellement par le haut des
normes sociales telles que consignées dans les conventions de l'OIT.
Reconnaître les droits économiques, sociaux et culturels énoncés à la
conférence de Vienne de 1993[18]. En particulier, reconnaître le droit à la
souveraineté et à la sécurité alimentaire, à l'emploi, à la protection sociale et à
la retraite. Remarque : le syndicat confédération paysanne demande que
l'agriculture soit exclue totalement des négociations de libéralisation.
· Tirer un bilan exhaustif et indépendant des conséquences des décisions de
l'OMC, du FMI et de la Banque mondiale.
· Exclure définitivement les domaines de l'éducation, de la santé, des services
sociaux et de la culture des cycles de négociation de l'OMC et préserver les
services publics menacés de libéralisation par l'accord général sur le
commerce des services (AGCS) de l'OMC.
· Instaurer des taxes internationales sur les transactions financières, dont la
taxe Tobin sur le marché des devises. D'autres variantes existent comme
celles sur les investissements étrangers, sur les bénéfices consolidés des
transnationales, sur les ventes d'armes ou sur les activités à forte émission de
gaz à effet de serre.
· Démanteler les paradis fiscaux afin de contrer les évasions fiscales et le crime
financier.
· Interdire toute forme de brevetage du vivant et de privatisation de biens
communs de l'humanité, l'eau notamment.
Liées à la justice et à la paix
· Mettre en place un système international respecté de prévention et règlement
des conflits (une sorte de Tribunal Pénal International ayant plus de pouvoirs).
· Appliquer la charte des Droits de l'homme contre toute forme de
discrimination, de sexisme et de racisme et condamner de manière égale les
différents pays qui ne la respectent pas.
Liées au développement de la démocratie
· Garantir le droit à l'information par des législations mettant fin à la
concentration des médias dans des groupes de communication géants, et
garantissant l'autonomie des journalistes par rapport aux actionnaires.
· Réformer et démocratiser en profondeur les organisations internationales
régies par le consensus de Washington (FMI, Banque mondiale, O MC[ 1 9] ) et y
faire prévaloir les droits humains, économiques, sociaux et culturels, dans le
prolongement de la Déclaration universelle des droits de l’homme. Incorporer
également ces organisations dans le système et les mécanismes de décision
des Nations unies.


Première conclusion :


C1°) Ces propositions, certes nobles quant à leur contenu humaniste, ne
dénoncent pas le capitalisme, c'est-à-dire un modèle qui ne fonctionnent et
qui fonctionnera toujours d’une façon immuable aboutissant au fait que ~8%
de la population mondiale dont 9,4 millions de personnes seulement sur 6670
millions d’individus possède plus que 1million de$. Quel est le scientifique qui
garderait un modèle qui ne marche pas dans 92% des cas et qui plus est,
prétendrait qu’il est éternel ? De plus tout ce système est basé sur un énorme
bluff : la plus grande puissance au monde, c'est-à-dire la plus guerrière, vit
avec une dette énorme entre la dette du fédéral et la dette des ménages
américains. Le capitalisme fonctionne comme un bateleur de foire, un
illusionniste.


C2°) « On » dit qu’au fond tout le monde est convaincu de ce premier point.
Pour autant, si c’est le cas, la conséquence immédiate c’est qu’il faut liquider
ces privilégiés microscopiques en nombre et gérer à leur place en créant un
autre modèle favorable cette fois ci au très grand nombre, inverser le rapport
8% minorité / 92% majorité. On appelle cela le contrôle de l’économie. Devant
des pillards et des guerriers sans pitié c’est désormais la question
fondamentale.


C3°) Ce qui implique que cette société est arrivée au bout de ce qu’elle peut
rendre et que les deux seules portes de sortie possibles qui lui restent ce
sont: i) la guerre c'est-à-dire détruire puis reconstruire quelque soit le coût en
vies humaines ii) une autre forme de guerre mais guerre quand même,
accentuer , ne jamais lâcher la pression relatif au conditionnement de la
majorité des êtres humains en leur inculquant l’esprit de soumission, de
subordination, en faisant croire que cette majorité d’individus constitue « the
lower class », que cette petite minorité d’individus constitue « the upper
class » et qu’il est logique que « the upper class » exploite « the lower class »
( cours de sociologie américaine). C’est bien ce que nous dit Parisot, c’est bien
ce que nous disent leurs « commis », c’est bien ce que nous enseignons dans
les facs, les écoles de commerces, les grandes écoles, soit enseigné
directement soit enseigné indirectement, c’est bien ce que dit le contrat de
travail. C’est ce que les USA et ses satellites ont compris et font.
A quand chez nous une fois de plus une grande guerre? M ais on y est !


C4°) Ce que ces définitions ne montrent pas assez c’est ce que l’Amérique
Latine est entrain de réaliser pour le moment : l’international est soumis au
national et non l’inverse (résultat historique connu) et qu’attendre de changer
l’international pour provoquer des changements nationaux est inexact et
constitue encore une fois une position « gauchiste » (voir aussi la polémique
dans ATTAC).


     CONCLUSION GENERALE :

 

« L’échec » de la gauche aux dernières élections
montre que la dénonciation de la phase « économico-corporatiste », c'est-àdire
le rôle des intellectuels chargés de divulguer, de diffuser, de dénoncer le
capitalisme est terminée, même si nous devons encore maintenir cette phase.
C’est dans cette phase que se trouve la majorité des intellectuels d’ATTAC qui
sont, par là même, devenu des intellectuels « traditionnels », nargués et
« ignorés » par les masses en tant que tel. « La question particulière du
malaise ou du bien-être économique considérés comme causes de réalités
historiques nouvelles est un aspect partiel de la question des rapports de
forces dans leurs divers degrés ».
Ainsi le rôle des « nouveaux » intellectuels sera de conquérir les citoyens par
la diffusion, divulgation et formation de l’idée que désormais il faut rendre
effectif la gestion des entreprises par les salariés(« le contrôle de
l’économie »), déclarer l’abolition progressive du salariat, sans tomber dans la
démagogie de l’autogestion, de rendre à l’Etat son rôle de gestionnaire de
« biens publics » (santé, éducation, énergie, logement, contrôle de
l’agroalimentaire, la gestion de l’eau et de l’air) et son fonctionnement laïc. En
un mot notre lutte sera, dans ces champs, d’imposer cette nouvelle
hégémonie par l’éducation populaire.


4°) la France aujourd’hui, ses grands atouts (pôle plus) ses points faibles
(pôle moins):
Pour gagner l’hégémonie de l’éducation populaire anticapitaliste il faut d’abord savoir
qui nous sommes, à qui nous devons parler et comment.


4.1. La population active française (source INSEE 2005) :
Nombre d’emplois salariés : 22.664.000
Emplois non salariés : 2.206.200
Population active : 27.637.000


a) par catégorie socioprofessionnelle et « institutions »:
Ouvriers : 24% dont 11% d’ouvriers qualifiés
Employés: 29%
Professions intermédiaires (instituteurs : 3,3% ; personnel de santé ; travail social ;
administration ; commerciales) : 23,2%
Cadres et professions intellectuelles supérieures : 15%
Artisans, commerçants et chefs d’entreprise : 6% (dans cette catégorie il existe des
entreprises mono personnelles)
Agriculteurs exploitants : 2,7%


DONC : moins de 6%+2,7 %= 8,7% de la population active « soumettent »
~92% de salariés.
Ajoutons que la majorité des chefs d’entreprise n’ont pas un niveau bac et que
les subventions publiques ont constitué 77% des revenus des agriculteurs en
2006.


b) dans le privé :
Nombre de salariés dans le privé : 17,7 millions dont : industrie: 3,6 millions (20%) ;
construction : 1,4million (8,2%); services : 12,7 millions (71,8%)
Entre 1997 et 2006 l’emploi intérimaire a augmenté de 80% dont croissance de
l’emploi : dans les centres d’appels croissance de 21000 emplois, sécurité :
croissance de 64000 emplois, enlèvement des ordures : croissance de 23000
emplois ; le nettoyage : croissance de 134000 emplois.
Entre 1997- 2006 2,6 millions d’emplois ont été créés DONT 2,1 millions entre 1997-
2001.
Par nombre et grandeur d’entreprise :
NB : ce point est important pour concevoir la « forme » des messages dans nos
campagnes d’éducation populaire.
Nombre d’entreprises : La France compte actuellement 2, 646millions d’entreprises
de moins de 250 salariés.
Les entreprises de plus de 250 salariés : groupes français et étrangers dont les
salariés travaillent effectivement en France :
i) De 250 à 500 salariés : 3000 entreprises
ii) De 501 à 1999 salariés : 1316 entreprises
iii) Plus de 2000 salariés : 483 entreprises
Soit donc un total de 2650799 d’entreprises représentant quelques 3040000
établissements au 1/01/2005


Répartition des entreprises par secteur d’activité au 1/01/ 2005 :
Secteurs d’activité En milliers En %
IAA 65,09 2,49%
Industrie hors IAA 183,60 7,01%
construction 353,93 13, 52%
commerce 644,40 24,62%
transport 88,94 3,40%
Activités immobilières 83,22 3,18%
Services aux entreprises 445,44 17,02%
Services aux particuliers 410,76 15,69%
Education, santé, action sociale 342,50 13,06%
total 2617,87 100%
Les Très Petites Entreprises (TPE) c'est-à-dire entre de 1 à 9 salariés représentent :
i) 85% de l’ensemble
ii) 15% de la masse salariale
iii) 19% de l’emploi
Les Grandes Entreprises c'est-à-dire nombre d’emplois supérieur à 500:
i) 3000 entreprises avec une moyenne de 44 établissements par
entreprise contre 36 il y a 10 ans
ii) 39% de la masse salariale
iii) 35% de l’emploi du secteur privé


Au total :
i) ~40% des salariés travaillent pour des entreprises avec nombre de
salariés inférieur à 50 salariés


ii) 53% des salariés dans des entreprises avec un nombre de salariés
inférieur à 250 salariés


iii) 22% des salariés dans des entreprises avec un nombre de salariés
inférieur à 2000 salariés


iv) Il n’existe cependant qu’un millier (1000) d’établissements concentrant plus
de 2000 salariés sur le même site


L es agriculteurs :
Le nombre d’agriculteurs est de 640000 dont environ 400000 exploitants
professionnels. En 2003 les Français ne consacraient plus que 17,4% de leur budget
pour se nourrir contre 31,5% en 1960. Les sommes dépensées par les Français pour
acheter des produits agricoles d’origine française ont diminué de près de 30% en 40
ans.
b) d ans le service public : fin 2004
Nombre de
organismes fonctionnaires
En millions
Catégorie A Catégorie B Catégorie C
Etat 2,5 45,8% 23,2% 31,1%
Collectivités
locales et
territoriales
1,6 8,0% 13,8% 78,2%


Fonction
publique
hospitalière
1,0 13,4% 36,2% 50,4%
NB : Le nombre d’enseignants est de 1,73 millions.
La France possède 2,2 millions d’étudiants.
c) population de la France : 63,392 millions au 01/01/2007
d) le PIB 2006 : 1787 milliards€ soit 28190€ par habitant
e) dette publique : 1169 milliards€ soit 18440€ par habitant


4.2.SUR LA CONCENTRATION DE LA RICHESSE
QUELQUES DONNEES SUR LA FRANCE
Sources : i) Ecole d’Economie de Paris(ENS)
Ii) Les foyers fiscaux : nombre total en 2005 : 35 millions
iii) Articles de journaux ( juillet 2007)


a ) TABLEAU 1
Augmentation des revenus déclarés depuis 1998 à 2005 : la croissance des
hauts revenus


RUBRIQUES Nombre de foyers Augmentation des
revenus 1998/2005
Part des revenus
du capital dans
l’ensemble des
revenus
Part des revenus
du capital mobilier
dans l’ensemble
des revenus
Au sein des 5%
des foyers les plus
riches
1,8millions 11%
Au sein des 1%
des foyers les plus
riches
350000 19% 23%
Au sein des 0,1%
des foyers les plus
riches
35000 32% 38%
Au sein des 0,01%
des foyers les plus
riches
3500 43% 55% 30%
Au sein des 90%
des foyers autres 31,5 millions 4,6%
que les plus
riches


b) Relatifs aux foyers ayant des revenus de capitaux mobiliers
Dans la rubrique « capitaux mobiliers » le paramètre principal contribuant à la
hausse de la richesse concerne les dividendes dus au fort développement des
marchés financiers.
Dans ce cas si l’on s’intéresse qu’aux foyers ayant des revenus mobiliers la hausse
de ces revenus entre 1998 et 2005 est de 55%.
On retrouve cette hausse dans la comptabilité nationale catégorie « revenus
distribués des entreprises » qui compte en majorité les dividendes et dont la masse a
augmenté de 63% entre 1998-2005 soit une augmentation de 48% par ménage. Ceci
est corrélé avec l’augmentation du CAC 40.


c) Conclusion
Ces résultats montrent une déconnexion entre la croissance du PIB en
volume et celle des revenus réels des capitaux ce qui occasionne une légère
modification de la répartition de la valeur ajoutée entre capital et travail au
profit du premier. En d’autres termes l’évolution de la répartition capital/travail
au sein des revenus est défavorable aux revenus d’activité.
« Ces résultats montrent aussi la première cause de l’accroissement rapide et
important des inégalités des revenus entre les foyers du fait d’une
augmentation très forte des revenus des foyers les plus riches depuis 1998,
tandis que les revenus moyen et médian croissent très modestement sur cette
période»


d) Conséquence, la deuxième cause des inégalités : l’accroissement très
rapide des hauts revenus.
L’explosion des inégalités des salaires constituent une grande nouveauté.


TABLEAU II
Evolution du salaire moyen des différents fractiles de salaires en euros 2006,
base 100 en 1998
N B : Nombre total de « s alariés et assimilés » : 25,8millions en 2005. Cette catégorie
est plus large que les 22,5 de salariés en emploi recensés par l’INSEE car elle
contient : les droits d’auteurs, les rémunérations de gérants non salariés etc. Elle
inclut les indemnités de chômage ou préretraite : un chômeur au sens du BIT
touchant des indemnités est donc présent dans la catégorie fiscale «salaires et
assimilés ».


RUBRIQUES Nombres de salariés Evolution des salaires
98/05 en %
Evolution des salaires
par an en %
Salariés les mieux
payés soit 0,01% 2500 +51 ,4% +6,1%
0,1% des salariés ayant
les salaires les plus
élevés
25000 +29,2% +3,7%
1% des salariés 250000 +13,6% +1,8%
5% des salariés 1,25millions +9,1% +1,2%
10% des salariés ayant
les salaires les plus
élevés
2,5millions +7,6% +1,0%
90% des salariés
restant
22,5 millions +3,1% +0,4%
La part des 2500 salariés les mieux payés dans l’ensemble des salariés totaux a
augmenté de presque moitié soit de 44%
Même phénomène pour la catégorie des « indépendants »


e) Les plus grandes fortunes professionnelles en France
Source : articles de presse du 11/07/07
Le total des 500 plus grandes fortunes professionnelles de France est passé en un
an de 200 milliards(Mds) € à 280Mds€ et pèse désormais 15% du PIB contre 6% il y
a dix ans (magazine « Challenges »)


Au cours de la décennie 1997-2007 le patrimoine professionnel des 500 plus grosses
fortunes a triplé et a progressé trois fois plus vite que la richesse nationale.


Exemples:i) Bernard Arnault (société LVMH) : sa fortune est passée en 10 ans de
3,3Mds€ à 23Mds€


ii) Gérard Mulliez (Auchan) : 17Mds€


iii) Liliane Bettencourt (L’Oréal) : 15Mds€


iv) François Pinault (PPR):10Mds€


v) Romain Zaleski (Homme d’affaires franco-polonais) : 9,1Mds€


vi) Vincent Bolloré (Groupe Bolloré) : 4,3Mds€


vii) Arnaud Lagardère : 802 millions€


viii) Gérard- Augustin-Normand : 240millions€


ix) Le 500ième :Pascal Lota (Corsica Ferries) : 60M€


Le magazine économique indique que l’origine de cet enrichissement général des
fortunes provient de la flambée des cours de la Bourse, de la multiplication des
opérations juteuses de rachats d’entreprises, et du retour en grâce des valeurs
d’internet.


En 1997 il suffisait d’une quinzaine de millions d’euros pour faire partie du
classement.


5°) Dans le Monde


High Net Worth Individuals (HNWI)
ou
Les Hauts Revenus Individuels Nets( HRIN)
Source: Rapport Cap Gemini, Merryl Lynch, 2007


1°) Quelques données mondiales :
i) 9,5Millions de personnes détiennent plus que 1million de dollars
d’avoir (asset) financier.


ii) La totalité de leurs avoirs est de 37200 Milliards de $(Aux US on dit
37,2 trillions$ malgré que le trillion soit égal 10 puissance dix-huit soit à
un milliard de milliards)


iii) La croissance par rapport à 2005 s’élève à 11,4%


iv) L’extrapolation à 2011 donne 51,6 trillions avec une croissance de
6,8% par an


v) On appelle les « Ultra-HRIN »(UHRIN) ceux qui possèdent au-delà de
30millions$. Leur nombre en 2006 est de 94970 personnes dans le
monde. Ils possèdent 13,1 trillions$.


vi) L’accroissement de la population de HRIN est liée à l’augmentation du
PIB de l’Europe des 27 et grâce à la capitalisation boursière.


vi) TABLEAUX


En 2006 :
Europe USA
HRNI en millions de
pers.
2,9 3,2
Avoirs en trillions$ 10,1 11,3
EUROPE
année 04 05 06 11
HRNI en
trillions$(1)
8,9 9,41 10,1 12,5
HNRI en
millions
pers(2).
2,6 2,8 2,9
UHRNI en
milliers pers.
23
Ratio :L1)/(2)
millions$/pers
3,42 3,36 3,48
Amérique du Nord (USA+ Canada)
année 04 05 06 11
HRNI 9,3 10,2 11,3 15,8
29
trillions$(1)
HRNI
millions
pers.(2)
2,7 2,9 3,2
UHRNI
Milliers pers.
40
Ratio(1)/(2)
Millions$/pers.
3,44 3,52 3,53
ASIE/PACIFIQUE
année 04 05 06 11
HRNI
Trillions$(1)
7,1 7,6 8,4 12,7
HRNI
millions
pers(2)
2,2 2,4 2,6
Ratio :1)/(2) 3,23 3,17 3,23
AMERIQUE LATINE
année 04 05 06 11
HRNI
Trillions$(1)
3,7 4,2 5,1 7,2
HRNI
millions
pers(2)
0,3 0,3 0,4
Ratio (1)/(2) 12,33 14,0 12,75
MOYEN ORIENT
année 04 05 06 11
HRNI
Trillions$(1)
1,0 1,3 1,4 2,2
HRNI 0,3 0,3 0,3
30
Millions
pers.(2)
Ratio :L1)/(2) 3,333 4,333 4,666
AFRIQUE
année 04 05 06 11
HRNI
Trillions$(1)
0,7 0,8 0,9 1,2
HRNI
Millions
pers(2)
0,1 0,1 0,1
Ratio (1)/(2) 7,0 8,0 9,0


NOTA BENE :
i) en France :
ii) La population HRNI s’est accrue de 6% en 2006. LeCAC 40 :
gains en 2006 de 17,6% ; gains en 2005 de 23,4%


iii) La plus grosse fortune au monde : le Mexicain Carlos Slim avec
67,8 milliards$; Bill Gates avec 59milliards$


6°) Les atouts et faiblesses de la France
Citons sa puissance agricole et agroalimentaire qui rend ce pays
éventuellement indépendant sur le plan de la nourriture. La qualité de ses
infrastructures routière et ferroviaire, un bon réseau d’aéroports et de ports.
La qualité de ses ouvriers, techniciens, ingénieurs, cadres de grande valeur,
etc.: c’est la résultante et donc le point fort du capitalisme français et des
luttes sociales incessantes menées.
En un mot les atouts de la France sont considérables.
Le grand point faible de la France demeure son capitalisme qui est un
capitalisme de « rentiers » qui a créé les Corps d’Etat pour gérer. C’est ce
système capitaliste/bureaucratique qui arrive à la limite, à l’asymptote et qui a
désormais entamé son déclin. La bureaucratie gère le capitalisme français à la
place des responsables politiques. Les corps d’Etat sont pour la très grande
partie d’entre eux les « commis » du capitalisme et à ce titre se veulent ni de
gauche ni de droite, se font voter des lois qui leur permettent d’osciller au grès
des intérêts personnels « du privé » vers « le public ». Excellents pendant les
trente glorieuses (le capitalisme= Etat+banques+grandes familles) ils
marquent le pas devant un capitalisme « qui privatise » c'est-à-dire devant la
financiarisation de la société.
Ainsi la France sait concevoir mais ne fabrique pas ses réacteurs d’avion, elle
a des commandes pléthoriques d’Airbus mais est incapable de répondre à la
demande, elle ne fabrique plus de bateaux, elle a quasiment perdu la
métallurgie du fer, de l’aluminium etc.
La recherche aussi bien publique qu’industrielle est malmenée et en recul
grave (voir la note à ce sujet déjà réalisée), l’organisation de l’enseignement
est à moderniser et l’enseignement supérieur en piteux état malgré des
qualités du corps enseignant indiscutables.
Ainsi ce capitalisme ne voit dans le potentiel public de formation et de
recherche qu’une énorme « station de service », position orthogonale au
développement de la connaissance d’où son recul. Il en est de même pour la
politique de santé vue comme un excellent fromage.
Son système financier ne participe pas au développement du pays (banques,
autres) en capitaux d’amorçage, d’essaimage, de développement pour des
jeunes entreprises. La règle est « jouer gagnant ».


  LE BUT


« Les grands ne nous paraissent grands que parce que nous
sommes à genoux : levons- nous ! »(journal 1793)


« Il est contraire à l’ordre de la Nature qu’un individu dispose
de biens de jouissances supérieurs à sa capacité de jouir »
François Boissel (1728- 1807)


« 1°) Qu’est-ce que le Tiers-Etat ? Tout
2°) Qu’a-t-il était jusqu’à présent dans l’ordre politique ?
Rien


3°) Que demande –t-il ? A y devenir quelque chose. »
(Sieyès 1789)

« Que le combat s’engage sur le fameux chapitre de l’égalité et de
la propriété ! Que le peuple renverse toutes les anciennes
institutions barbares ! Que la guerre du riche contre le pauvre
cesse d’avoir ce caractère de toute audace d’un côté et de toute
lâcheté de l’autre ! …

 

Oui, je le répète, tous les maux sont à leur
comble, ils ne peuvent plus empirer. Ils ne peuvent se réparer que
par un bouleversement total… Voyons le but de la société. Voyons
le bonheur commun et venons après mille ans changer ces lois
grossières. ». Gracchus Babeuf 1793


« Au fond et en réalité, la Charte d’Amiens définit un syndicalisme
qui se considère comme un organe de rénovation complète de la
société » (Marty-Rolland, secrétaire général adjoint de la CGT 1933).


« C’est la gloire des opposants d’être d’abord des solitaires »
(Henri Amouroux in « 40 millions de pétainistes : juin 40 juin 41 »).


« Sans rêve, toute action est vaine, sans vision le pas hésite,
achoppe, s’arrête » (Jean Ziegler)


« La politique en acte est un Homme/Femme qui crée, qui
suscite à partir de la réalité concrète »(Gramsci)


1°) Nos souhaits généraux
Parce que nous ne voulons pas voir « la réalité » en face, par confort, par peur,
nous rejetons l’idée que nous sommes en guerre idéologique ouverte en vue
d’une soumission versus émancipation économique et sociale.
Parce que nous ne voulons pas voir la « réalité » en face nous nous battons à
juste titre contre « la misère » en oubliant qu’il s’agit de dénoncer
« l’exploitation » faisant ainsi le jeu du communautarisme.
« L’échec » de la gauche aux dernières élections montre que la dénonciation
de la phase « économico-corporatiste », c'est-à-dire le rôle des intellectuels
chargés de divulguer, de diffuser, de dénoncer l’économie capitaliste est
terminée, même si nous devons encore maintenir cette phase. C’est dans cette
phase qu’agisse, se trouve la majorité des intellectuels d’ATTAC, du PC, voire
de certains dans l’UFAL qui sont, par là même, devenus des « intellectuels
traditionnels », nargués et « ignorés » par les masses en tant que tels. La
question particulière du malaise ou du bien-être économique considérés
comme causes de réalités historiques nouvelles est un aspect partiel de la
question des rapports de forces dans leurs divers degrés.


CITATION

 

« Beaucoup de philosophes et d’économistes « bourgeois » ont
repris ce refrain. Ils prennent un air entendu pour nous expliquer par le cours
du blé, les avatars du pétrole ou les sursauts des caoutchoucs, la grande
politique internationale.

Ils s’ingénient à nous montrer que toute la diplomatie
est commandée par des questions de tarifs douaniers et de prix de revient. Ces
explications sont très en faveur. Elles ont un petit air « scientifique » qui fait
très bien dans le paysage. Elles procèdent d’une sorte de scepticisme
supérieur qui voudrait bien passer par une élégance suprême. La passion en
politique extérieure. Le sentiment en matière nationale ! Allons donc ! Cela est
bon pour les gens du commun. Les grands esprits, les initiés savent que tout
est dominé par le doit et l’avoir. »


Article de L’Avenir de Paris ,10 Octobre 1930
Nous ne voulons plus nous enfermer dans l’économisme c'est-à-dire faire
miroiter à notre peuple les intérêts matériels à travers le discours économiste ;
De même nous ne voulons pas faire croire à nos citoyens des illusions
constitutionnelles c'est-à-dire que le changement viendra du seul changement
d’une constitution.
Sur la base d’une même conception du monde c'est-à-dire d’une même
idéologie, c'est-à-dire d’une même unité culturelle et sociale nous voulons
souder un grand nombre de volontés éparses avec des buts hétérogènes afin
de combattre un système qui assujetti à travers le salariat, expression juridicopolitique
de la déresponsabilisation sociale, la très grande partie d’un peuple à
une minorité de privilégiés.
Face à des « guerriers », des « pillards » du « bien public », le rôle des
« nouveaux » intellectuels dont nous nous réclamons sera de conquérir les
citoyens par la diffusion, divulgation et formation de nouveaux militants à
l’idée que désormais il faut rendre effectif la gestion des entreprises par les
salariés c'est-à-dire les citoyens (« le contrôle de l’économie »), déclarer
l’abolition progressive du salariat, sans tomber dans la démagogie de
l’autogestion, de rendre à l’Etat son rôle de gestionnaire de « biens publics »
(santé, éducation, énergie, banques, logement, transport, armements, contrôle
de l’agroalimentaire, la gestion de l’eau et de l’air, de la terre, la recherche
développement, les grands médias, les fichiers créés grâce aux TIC) et son
fonctionnement laïc en un mot « conquérir le contrôle du politique, du
pouvoir ». Notre lutte sera, dans ces champs, d’imposer cette nouvelle
hégémonie par l’éducation populaire.


2°) Concrètement sur quoi nous basons nous pour imposer de
telles exigences ?
Nous estimons que la politique en acte signifie source de création et de
propositions à partir de la réalité concrète et non soumission à un système qui
se veut éternel et meilleur que tout autre au profit d’une toute petite minorité.
Quand un système, quel qu’il soit, ne marche que pour quelques pour cents
d’une population nationale ou bien de la population mondiale il est de la
responsabilité de tout type « d’intellectuel » au sens large du terme de
chercher à le remplacer.
Le mode de fonctionnement actuel de notre société montre que désormais il
est devenu inefficace pour la très grande majorité de notre peuple (et
continuera à l’être). C’est en constatant ce nouveau « rapport des forces » que
nous voulons créer une volonté collective organisée pour le remplacer tout en
gardant les acquis actuels (les points positifs) estimant qu’avec une autre
organisation, une autre philosophie, une autre vision du monde répondant aux
intérêts de notre peuple, des nouvelles possibilités existent pour améliorer
considérablement le fonctionnement de notre société c'est-à-dire de la
majorité des salariés ou assimilés.
Il ne s’agit pas d’une « vision », de propositions « utopistes » créées ex-nihilo.
Il ne s’agit pas de réformisme ou de pseudo refondation du système existant. Il
s’agit de s’attaquer à la logique même du fonctionnement du capitalisme qui,
comme un moteur à quatre temps possède ses propres lois, conduit
inéluctablement à l’enrichissement d’une minorité au détriment des intérêts
fondamentaux de la majorité des citoyens mais pour cela tue( ou bien joue
contre) les bases nécessaires au développement y compris les siennes
propres. Au nom de la rentabilité forte à court terme le capitalisme devient
« incontrôlable ». Au contraire c’est à partir des dysfonctionnements
« graves » que nous observons que découleront des propositions. En d’autres
termes c’est à partir de la connaissance de la limite du « rendement du moteur
thermique » que nous voulons construire « le moteur électrique ».
NB. Une histoire pour illustrer ces propos : Un jour Picasso se fait arrêter par
la gestapo et devant le tableau de Guernica la gestapo lui demande « Est-ce
vous qui avez fait cela ? » et Picasso répondit « Non c’est vous ».


Par « graves » nous entendons :
i) « L ’échec » d es privatisations totales ou partielles
d es « b iens p ublics » sauf pour une minorité qui s’est enrichie .

Les
caractéristiques de « cet échec » sont : tout d’abord bradage du prix
de vente; puis envolée des prix accompagnée d’une augmentation
importante des bénéfices des entreprises privées gestionnaires des
biens publics (eau, énergie) ; augmentation scandaleuse des
dividendes ( voir aussi le système LBO) et des salaires des pdg; la
garantie de la qualité des services non assurée etc. ; sauver des
groupes privés en difficulté par des fusions avec une grande
entreprise publique (Suez/GDF), vente de Péchiney, d’Arcelor, des
Chantiers navals, échec du fonctionnement de SAFRAN issu de la
fusion Sagem avec Snecma (motoriste aéronautique), d’Alcatel-
Lucent, sous investissements industriels, sous investissements en
R&D industrielle, le recul créateur de France-Télécom désormais
dépassée par le Finlandais Nokia, autorisation à d’autres opérateurs
d’utiliser le réseau national alors que c’est le peuple français qui a
créé cette entreprise etc.


ii) D eux positions du MEDEF, contraires au développement des
civilisations:


a) faire croire par des rapports d’Etat récents(2006/2007) que la
France n’est pas un pays de production de biens matériels mais
un pays de conception, de design c’est à dire de production
« d’immatériel », « de savoir » expliquant, motivant ainsi notre
sous développement industriel et les délocalisations. Or nous
avons vu qu’aucune société basée sur « l’immatériel sans un
rapport avec le matériel » n’a jamais existé. Soulignons que 80%
du commerce mondial porte sur les biens industriels alors même
que l’emploi industriel est la portion congrue de l’emploi tout
court.


b) diminuer les investissements en recherche industrielle qui est la
plus faible des pays développés et comme conséquences d’une
part, création de lois récentes transformant la recherche
publique et l’enseignement supérieur en « stations services des
entreprises», et d’autre part l’Etat subventionnant massivement
la recherche industrielle(subventions publiques à la R&D
industrielle les plus fortes des pays développés) et pour la
première fois également des aides au développement industriel.
Ce qui signifie que le capitaliste ne veut pas payer « le coût de
l’entropie nécessaire au fonctionnement du système ».


c) de telles pratiques c’est tuer la poule aux oeufs d’or de deux
façons : prétendre savoir par avance le contenu du dialogue de
l’Homme/Femme avec la Nature (orientation de la recherche et
de l’enseignement) c’est par définition l’absence de dialogue (de
sciences) donc chute de d’innovation ; et dans la recherche
industrielle diminuer au nom de la rentabilité les temps
nécessaires à la création ( passage de dix ans à trois ans pour
réussir un projet) donc diminuer l’entropie entraîne
automatiquement (voir texte phase1) une organisation ultra
directive, ultra structurée d’où les suicides dans les centres de
recherche, et la perte d’innovation industrielle c'est-à-dire
diminution de l’énergie utile, créative.
En un mot : pour gagner plus à court terme, destruction des savoirs/faire
c'est-à-dire de la non observation et traitement de la matière et du non
paiement de l’entropie (R/D). Ainsi le capitalisme français marche à l’envers
des lois de l’évolution.
Sur la solidarité
De même le capitalisme français ne fait pas la démonstration rigoureuse que
le système de solidarité de la sécurité sociale et le système de répartition ne
sont plus tenables financièrement et qu’il faut favoriser des organisations
privées de santé et de retraites.

 

Il feint ainsi d’ignorer :


i) que la suppression des multiples dérogations de cotisations
sociales patronales (appelées charges), le paiement dans les délais
de la part de l’Etat et la chute du chômage permettraient l’équilibre.
Auquel il faut ajouter la taxe sur les tabacs récupérées par l’Etat et
la totale insuffisance de la répression contre le travail au noir, la
dernière enquête publiée en juillet 2007 montre que dans la seule
Région d’Ile de France le chiffre impressionnant de 61% des
restaurants et hôtels ne payent pas les cotisations sociales de leur
personnel, sans parler du secteur de la construction.


ii) Que ces dérogations de cotisations sociales n’ont jamais été source
de création d’emplois et encore moins d’emplois qualifiés.


iii) Que les retraites par capitalisation sont un échec mondial (USA, UK
etc.). Que la France possède une natalité forte qui est proche du
renouvellement de générations.


iv) Que la biologie étant une science transdisciplinaire, donc coûte
cher (et de là découle l’idée des CHU mais dotés de moyens), la
privatisation de la santé appauvrit inévitablement la qualité de la
recherche médicale comme le prouve le dernier rapport de juillet
2007 soulignant le retard considérable de notre recherche dans les
sciences de la vie.


Donc le combat du capitalisme français contre le système de
solidarité relatif à la santé (retraite comprise) est basé sur une série
de faits inexacts et sur le choix d’une position qui conduit à
l’appauvrissement de la connaissance en sciences de la vie et aux
conséquences économiques qui l’accompagnent (« on tue la poule
aux oeufs d’or »). Ce qui signifie que le système de solidarité créé en
France est crédible et doit être conservé.


Relatif à la distribution dans l’agroalimentaire :
Nous constatant que les distributeurs dans ce secteur ne sont que
des intermédiaires où aucune haute compétence n’est nécessaire. De
plus certains d’entre eux et non des moindres « ont pris siège » à
l’étranger pour fuir le fisc français. Les grandes fortunes ainsi
réalisées par une augmentation considérable des prix sans aucun
contrôle nous amène à retenir que ce secteur repose sur une
exploitation éhontée des citoyens et du personnel qu’il emploie. Dans
ce cas une gérance directe par les citoyens est indispensable


 Sur l’entreprise :


L’entreprise nous est présentée par le MEDEF comme étant la
« cellule vivante », unité fondamentale du fonctionnement de notre
société.

L’entreprise constitue le point central de la bataille
idéologique menée par le MEDEF et du combat que nous
devons mener.
Le Medef nous dit : dans l’entreprise il n’y a ni gauche ni droite, elle
est neutre apolitique et amorale, elle est libre et le rôle de l’Etat
consiste à la soulager des charges, des contraintes qui pèsent sur
elles, quitte à envoyer la force armée.

 

Toutes les autres institutions :
Etat, éducation nationale, recherche développement, banques doivent
lui être soumises, oeuvrer dans son intérêt.
Ainsi c’est grâce à « l’entreprise et au patron » qui prend le risque
d’engager « sa » richesse et qui est « celui qui sait », que des salaires
et « charges sociales » sont payés aux salariés après signature d’un
contrat de soumission, permettant aux gens de vivre, permettant
également aux citoyens de payer les impôts donc permettant à l’Etat
de fonctionner. Ce discours idéologique est « colonial ». A qui
va-t-on faire croire que dans l’affaire d’Airbus Monsieur Lagardère
sait (sauf s’enrichir et distribuer des dividendes à deux chiffres) et
que les ingénieurs, cadres, techniciens, ouvriers attendent la pensée
du seigneur, du colon ?


Le Medef nous dit aussi accompagné en cela par ses « commis » au
gouvernement : « il faut baisser les salaires pour que nos entreprises
soient compétitives ». Or on lit dans un rapport soumis au premier
Ministre en mars 2007 par le Conseil d’Analyse Economique(CAE) « Il
apparaît que les filiales de groupes étrangers opérant en France font
appel en moyenne à une main d’oeuvre plus qualifiée avec un coût du
travail plus élevé que les entreprises françaises et que les entreprises
américaines sont même attirées par les départements où les coûts
salariaux sont les plus élevés (Crozer et alii, 2003) ». Donc ce qui est
bon pour les patrons américains n’est pas bon pour les patrons
français.
Il est bien connu que la part du salaire dans la fabrication d’un bien
matériel est faible : 4% dans le cadre de la fabrication d’une
automobile. Le coût salarial dans le secteur manufacturier par
rapport à la base 100 en 1996 ne cesse de chuter pour représenter
aujourd’hui en milieu 2006 que 85. Or ce sont ces salaires qui
constituent votre « variable d’ajustement » !
Les mêmes sociétés américaines ont aussi déterminé que « le moins
disant fiscal » n’est pas non plus un argument d’implantation dans un
lieu géographique donné y compris aux USA. En effet il est démontré
qu’ « un point de pourcentage d’imposition à la hausse sur les
sociétés peut par exemple être compensé par une hausse de 3% des
dépenses publiques de recherche et développement (R&D) » .
En France un salarié sur sept dans l’industrie dépend d’un
investisseur étranger. Les filiales des groupes étrangers en France
emploient près du tiers des salariés du secteur manufacturier et
contribuent à hauteur de 40% à nos exportations.


De plus, 47% de la capitalisation boursière est contrôlée par des
investisseurs extérieurs.
Le capitalisme français, aidé en cela par la politique des sociaux
libéraux, a vendu la France à l’Empire et fait passer notre pays d’un
pays de Haute technologie à un pays de moyenne haute technologie,
voire dans certains secteurs à un pays de moyenne technologie
comme l’atteste la faiblesse des investissements en R&D de ces
secteurs.

A cela il faut ajouter un sous-investissement dans
l’enseignement supérieur. On parle élégamment de « la faiblesse de
l’offre » en fait du déclin de la compétitivité française y compris dans
le tourisme et l’agroalimentaire, secteurs souvent mis en avant
comme autant de réussites.
Le capitalisme nous dit que la création d’emplois se situe dans les
services. Or même dans ce secteur en %du PIB la part des services
ne cesse de chuter entre 2000 et 2006 et est plus basse qu’en 1996.
Le capitalisme nous dit que l’entreprise constitue, par la dynamique
de ses actionnaires, de son pdg la cellule créatrice de richesse d’une
Nation. C’est d’abord oublier que la « richesse » est la traduction du
« travail humain ».
Or l’entreprise en France a accès à 6000 aides publiques différentes,
au subventionnement de plus d’un cinquième de sa R&D industrielle
(le plus fort au monde) auquel s’ajoute ~240 milliards€ de
commandes publiques plus la possibilité d’accéder à ~121 milliards
de commandes publiques en provenance de l’UE. En 2006, 77% des
revenus des agriculteurs proviennent de subventions publiques et
malgré cela ils se permettent d’augmenter le prix du blé de 60%, du
lait etc. Le système de santé publique représente quelques
520milliards €.
Il est vrai que le capitalisme se revendique « amoral » et « sans
éthique » comme le montre les paradis fiscaux, le système LBO, et la
complicité avec les systèmes maffieux tel celui de la drogue
représentant aujourd’hui un marché de 600milliards €.

 

Si la maffia
était une organisation politique anticapitaliste elle serait traitée de
« terroriste », « islamo-fasciste », serait sur les listes noires.

 

A ce
titre le silence de la France à l’égard du cannabis marocain
(3milliards€) est impressionnant modulo des investissements
français au Maroc.
Et malgré cela le capitalisme « plante le système », veut
nous faire croire que l’entreprise est la cellule de base de la
vie d’un peuple alors que sa logique consiste à enrichir une
minorité coûte que coûte sur le plan humain. Dans ces
conditions de quel libéralisme, de quelle morale nous parlet-
on?
La réalité c’est que le capitalisme français a abandonné sa politique
industrielle par égoïsme et manque de compétences.
Toute la stratégie du Medef et de ses « commis » au niveau de l’Etat
correspondent à des politiques défensives.
Le capitalisme français « vend la France aux US » principalement aux
fonds de pension. Et pourtant l’Empire états-uniens repose sur une
énorme dette entre la dette de l’Etat fédéral et celle des ménages.
L’Empire paye en bons du trésor, c'est-à-dire en monnaie de singe, la
crise récente qui a failli éclater entre la Chine et l’Empire en est une
illustration. Là aussi le capitalisme français nous asservi à
l’illusionniste appelé « l’Oncle Sam».
Devant un tel capitalisme « de rentiers » seules un
ensemble d’actions publiques appropriées et de gestion
démocratique de l’entreprise, c'est-à-dire directement par
les citoyens peut continuer à faire fonctionner notre
société. Tous les observateurs attitrés en conviennent.
C’est pourquoi nous devons mettre en avant dans la cadre
de cette guerre idéologique menée par le MEDEF et le
gouvernement autour de « l’entreprise » que les salariés ne
sont pas « the lower class » et sont prêts à gérer et à créer
des statuts juridiques dont lesquelles le salariat sera aboli
(exemple : scoop, sapo etc.). En d’autre terme nous devons
transmettre comment rendre effective l’autonomie du
« producteur » tant dans le domaine économique que
politique.
Ceci constitue le premier volet de la bataille idéologique.
Sur les banques.
Lorsque nous parlons de soumission le système bancaire en constitue un
excellent exemple. On nous oblige par la loi à déposer notre salaire, notre
argent dans les banques et à partir de ce moment notre argent devient leur
argent. Ce qui s’est passé en Argentine est significatif de cet état d’esprit
d’asservissement des peuples. Puis les banques déclarent en France plus
de 63milliards € de bénéfice dont les citoyens n’en voient pas la couleur.
De plus avec notre argent, traduction de notre travail, on nous fait crédit
pour nous asservir à un deuxième niveau. Autre caractéristique de notre
système bancaire : il ne participe que très faiblement au développement de
notre innovation, il joue gagnant.
Et puis on « découvre », pour les non initiés, qu’un simple « battement
d’ailes de papillon », en l’occurrence l’immobilier américain, provoque un
séisme mondial. Les banques centrales au niveau du monde doivent
injecter en quelques jours 400milliards €, c'est-à-dire notre argent, pour
sauver le système bancaire, c'est-à-dire une autre forme d’enrichir une
minorité.
Le fonctionnement du système bancaire constitue la
traduction d’une énorme fragilité c'est-à-dire d’un
conceptuel de fonctionnement du capitalisme incontrôlable
et obsolète car non seulement il agit contre les intérêts des
peuples mais y compris contre ses propres intérêts au prix
d’une destruction humaine et écologique sans précédent
dans l’histoire de l’Humanité (Apocalypse now).
C’est pourquoi le système bancaire doit être considéré
comme bien public.


Le réseau fasciste :


Mais pour bien contrôler et asservir notre peuple le capitalisme a
créé le plus « grand réseau fasciste » de notre histoire. Il agit à trois
niveaux :


i) Premier niveau de « propagande politique »:

le contrôle de la
presse, des organismes de sondage et des médias radio,
télévision, internet. La concentration des moyens repose sur
quelques familles : Bolloré, Bouygues, Arnault, groupe
Hersant, famille Hutin, Lagardère, Parisot, Dassault, et la
pression sur l’INSEE.


ii) Deuxième niveau : le réseau de contrôle de la vie privée et
professionnelle des citoyens et pour la première fois les
enfants, les adolescents sont concernés. Au delà des
traditionnels fichiers des RG sur les syndicalistes etc., des
fichiers cartes d’identités et permis de conduire, aujourd’hui
sont créés : fichiers sur les enfants et adolescents au niveau
de l’école primaire, collège et lycée ; fichiers biométriques.
Sont stockés et analyser par des méthodes de traitement
massif de l’information : nos mails, nos fax, les conversations
de nos téléphones portables, de nos téléphones fixes avec
possibilité instantanée de connaître le lieu de l’appel
téléphonique et le nom de l’émetteur, nos SMS. Désormais tous
les appareils de communication seront branchés sur internet :
« internet things » : caméras et appareils photos incorporés
dans les portables, autres. A ceci il faut ajouter la surveillance
par satellite dont « Google Earth » rendu libre pour bien nous
montrer sa puissance et bientôt la surveillance par caméras sur
les lieux publics. Ainsi l’Angleterre utilise 14 caméras par
habitant, un citoyen pouvant être filmé 300 fois jour.


iii) Troisième niveau : la CNIL : cette commission de contrôle
d’informatique et liberté travaille avec un budget dérisoire
(90000€) et récemment une proposition a été émise par la droite
pour le diminuer de moitié.


Nous voyons donc que ce réseau fasciste est aux mains
des appareils répressifs d’Etat au service de la minorité
capitaliste asservissante qui s’enrichit, laquelle contrôle
également les médias.

 

Notons que ce réseau est également
international. Il est certain que le « besoin » de la création
d’un tel réseau traduit le fait que le capitalisme est sur la
défensive. Notons que le mot « terroriste », remplaçant du
mot « communiste », n’est pas défini en droit international.


Le contrôle démocratique de ce réseau + médias, la
destruction des fichiers constituent le deuxième aspect de
la guerre idéologique que les « nouveaux intellectuels »
devront mener. On voit combien la phase économicocorporatiste
est « secondaire » par rapport à la bataille
politico-idéologique. L’Histoire nous montre que les
« révolutions » sont toujours et uniquement des
révolutions politiques et non des révolutions économiques
(sauf une grande famine).


Ceci nous amène au troisième aspect de la guerre idéologique à
mener.
Citation de Diderot « L’Ethique politique a deux objets
principaux : la culture de la nature intelligente, l’institution
du peuple ».


   Sur la démocratie :


Beaucoup de choses ont été écrites.
i) La structure politique dotée de pouvoir qui demeure depuis des
siècles reste la Commune (France ~36500 communes) et dans la
commune les quartiers sans pouvoir exécutif.

Les citoyens s’y
sentent proches. Les autres structures politiques sont loin des
citoyens y compris, et c’est malheureux, le conseiller général
puisque la France est divisée en 4000 cantons. Donc :
agglomération de communes, conseil général, conseil régional,
assemblée nationale, sénat, Présidence de la République, puis les
organismes de « surveillance » de la République : Cour des
comptes, Conseil constitutionnel etc. sont totalement inaccessibles,
voire inconnus, aux citoyens. Qui voit son député ? On vote ou on
ne vote pas donc « par défaut » comme lorsqu’on lit certains
journaux et très peu par conviction comme lorsqu’on lit un livre.


ii) Le coût des campagnes politiques atteignent des sommets et
répondre que la démocratie n’a pas de prix est inacceptable car ce
coût constitue une entrave à la démocratie.


C’est pourquoi nous devons nous mobiliser pour que la
France devienne « une République Laïque des
Communes ». Et que la Commune devienne une
« république locale des quartiers»


(voir à ce sujet la nouvelle constitution vénézuélienne)
C’est pourquoi l’argent nécessaire à une campagne doit
être remplacé par des nombres de signatures de citoyens.
Ainsi la Commune serait la source qui irrigue en
responsables politiques les différentes structures
politiques au niveau national et international.


Ainsi pourraient se réaliser un vieux rêve des
révolutionnaires de 1789, de la Commune de 1871, et d’une
autre façon des fondateurs de la Charte d’Amiens, pierre
philosophale, fondamentale de la création de la CGT, qui
rejetaient la voie parlementaire et les partis politiques
comme voies à parcourir en vue d’aboutir à la suppression
du salariat (Colloque du centenaire de la Charte d’Amiens, CNRS,
Amiens 2006).


Sur l’international rappelons ceci : pour une Nation les
rapports internationaux suivent les rapports sociaux
fondamentaux. Exemples : la Révolution de 1789, le NON au
TCE, l’évolution au Venezuela et par extension à
l’Amérique Latine. D’autre part tout pays peut se retirer des
instances internationales quand il le souhaite (exemple :
l’Amérique latine).

 


3°) Relatif à l’UFAL


L’UFAL doit rester dans l’esprit initial : ni un parti, ni un syndicat,
mais doit devenir :
i) un réseau national informel de gens politiquement « sûrs »
c'est-à-dire adhérent à une vision du monde commune et
définie dans le cadre d’une matrice décidée collégialement
dans l’UFAL


ii) et surtout une énorme « machine » d’éducation populaire se
consacrant à la formation de « nouveaux intellectuels »,
(intellectuel dans le sens où le « non intellectuel » n’existe
pas), chargés désormais et principalement de diffuser une
autre conception du monde, une autre superstructure
idéologique découlant de celle qui existe aujourd’hui. Cette
« machine » est au service des syndicats et partis politiques
que l’UFAL choisira compte tenu de son expérience nationale.


iii) Relatif « aux couches populaires » :
Aujourd’hui l’ingénieur, le cadre, le technicien, les ouvriers, le personnel des
« services », certains intellectuels, les artisans, certains patrons de PME, les
enseignants, les chercheurs, le « pouvoir gris » (13,4 millions de personnes
en France), « ne se sentent pas bien », vivent dans un malaise. D’autres, type
social-libéral et certains intellectuels probablement de l’UFAL, ne se veulent
pas dans un rapport dialectique par confort et oscillent ainsi, comme le
pendule, de gauche à droite se disant que ce fonctionnement permet de passer
deux fois par le centre à l’aller et au retour du pendule, doivent être mis de côté
en attendant que le rapport de force les rabattent.
La leçon principale de l’élection présidentielle : le paysage politique s’est
éclairci pour les non-initiés, c'est-à-dire la majorité. En d’autre termes le
capitalisme français a rappelé la place sociale qu’occupent toutes ces
catégories sociales « qui ne sentent pas bien » : c'est-à-dire celle des salariés,
celle de pseudo salariés (artisans), celle de patrons de Pme, de start-up
entreprises avalées ou tuées par les « gros » si besoin est.
La réponse : cette place sociale est pour la première fois la
même pour tous, exploitation élevée oblige.


« C’est sur le terrain des idéologies que les Hommes/Femmes deviennent
conscients des conflits qui se manifestent dans le monde économique »


En conséquence « les couches populaires » sont désormais tous
ceux « qui ne se sentent pas bien »


RESUME.
L’UFAL doit devenir « un centre » d’éducation populaire se
consacrant à former « les couches populaires » à « une nouvelle »
superstructure politico-idéologique et comportant principalement
trois grands domaines :


i) gérer l’entreprise par les « ex salariés ou assimilés »,
tuer le discours provocateur du MEDEF dans ce champ.


ii) Dénoncer « le nouveau fascisme »


iii) Contribuer à créer la République Laïque des
Communes


Iv) Combattre la casse des solidarités existantes dans notre
pays



10/11/2017
0 Poster un commentaire

A découvrir aussi


Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 26 autres membres