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NDDL : Deux projets ... diffèrents!

 

Notre-Dame-des-Landes Il compte enraciner une ferme expérimentale sur la ZAD

"Camille", 35 ans, vit sur la Zad depuis 7 ans.
 
09.02.2018

                        "Camille", 35 ans, vit sur la Zad depuis 7 ans.

Ex-Parisien, il a élu domicile dans la ZAD de Notre-Dame-des-Landes avec sa famille. A la veille de la fête célébrant la fin de l'aéroport, rassemblement baptisé "Enracinons l'avenir", il livre ses espoirs et ses projets. 

Ce jeudi 8 février, il ne sait plus où donner de la tête. Il y a les animaux à nourrir, la ferme expérimentale à gérer, et « la fête orgiaque » de samedi à préparer. Le voici propulsé responsable des concerts programmés sur les cinq scènes déployées dans le bocage à l’occasion de la grande manifestation célébrant la victoire contre l’aéroport.

 

Sept ans que ce « Camille », prénom générique des occupants de la ZAD, a posé ses bagages avec sa compagne et leurs trois enfants à Notre-Dame-des-Landes.

« Quand on est arrivé, on ne savait pas si on allait rester trois mois ou toute notre vie, rigole le trentenaire. Finalement, on resterait bien toute notre vie… »

Ferme expérimentale

L’ex-Parisien, qui gravitait dans le tumulte médiatique, œuvre désormais au sein d’une ferme expérimentale.

 

L’ensemble regroupe trois serres de 250 m2, des serres maraîchères, un jardin médicinal en extérieur de 500 m2, un verger, quatre ruches.

 

Côté bêtes, outre les abeilles, il faut compter oies, dindes, lapins, sans oublier des cochons sauvages qui disposent d’un hectare de prairies. Bientôt une grande mare accueillera des canards. « On est trois à bosser sur cette ferme, et six à vivre dessus. Les autres ont un boulot extérieur… »

"Immense univesité autonome populaire" 

À son arrivée dans le bocage, le trentenaire n’avait que « quelques connaissances en horticulture. J’ai toujours été autodidacte. C’est simple : on prend des livres, on va voir des gens, on pose des questions. On apprend en travaillant. » Lui voit la ZAD comme « une immense université autonome populaire. Il y a une culture du partage des savoirs, des compétences, qui est extraordinaire. »

Quid de la suite du combat et de la régularisation exigée par l’État sur la zone ? Le sujet ne le tourmente pas. La solidarité des composantes de la lutte anti-aéroport ne sera pas prise en défaut, affirme-t-il.

« Autonomisation »

Une société civile, calquée sur le modèle du Larzac, pourrait prendre en charge la gestion des terres, et les fermages qui en découlent. Les factures d’eau et d’électricité ?

« Financer le nucléaire, ce n’est pas mon truc. Je vais installer des éoliennes et des récupérateurs d’eau. Jusqu’à présent, l’État nous assaillait. Là, on est serein, on va avoir largement le temps de travailler des solutions d’autonomisation. »

 

Lui et sa famille vivent « dans un poids lourd aménagé ». Les pièces de vie se trouvent dans « une maison que l’on a sauvée de la destruction et que l’on partage avec d’autres habitants. Si on vient nous expliquer qu’il faut payer un bail à l’État pour les terres, la question peut se négocier. Mais si on aborde les maisons, là, je rigole. On a empêché les bulldozers de les mettre par terre. »

 

Yan Gauchard

 

http://www.presseocean.fr/actualite/notre-dame-des-landes-il-compte-enraciner-sa-ferme-experimentale-sur-la-zad-09-02-2018-261744

 

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NDDL La02.02.2018 Chambre d’agriculture du département a un projet agricole

 


 
                                Jacques Lemaitre, actuel président de la Chambre d'agriculture de Loire-Atlantique.

 

 

Jacques Lemaitre, actuel président de la Chambre d'agriculture de Loire-Atlantique.

Photo archives PO - Olivier Lanrivain

 

Depuis 2008, conformément à la mission que la loi lui a confiée, la Chambre d’agriculture de Loire-Atlantique s’est mise à la disposition de tous les agriculteurs impactés par le projet aéroportuaire sur le territoire de Notre-Dame-des-Landes.

Hier, la Chambre d’agriculture de Loire-Atlantique a réaffirmé cette position en invitant tous les exploitants agricoles impactés sur le territoire de Notre-Dame-des-Landes et les quatre syndicats agricoles du département ( à participer à une réunion d’information et d’échanges sur le devenir agricole du territoire de Notre-Dame-des-Landes.

 

A l’issue de la réunion, les trois syndicats présents : Coordination rurale, JA44 et FNSEA 44, ont affirmé leur soutien au projet agricole proposé par la Chambre d’agriculture de Loire-Atlantique.

 

Les exploitants agricoles présents qui représentent les deux tiers des exploitations impactées, ainsi que les deux tiers des surfaces agricoles exploitées dans le périmètre de la DUP, ont mandaté la Chambre d’agriculture pour porter auprès de l’état un projet agricole pour le territoire de Notre-Dame-des Landes.

Ce projet agricole repose sur les éléments suivants :

- Un état des lieux actualisé des surfaces exploitées et des projets agricoles.
- Un usage strictement agricole du territoire et un retour à l’exploitation agricole des terres en conformité avec les règles départementales et nationales qui régissent l’ensemble de l’agriculture de LoireAtlantique.
- Le maintien, pour l’année 2018, des contrats d’exploitation temporaire. 

En 2008, la Chambre d’agriculture de Loire-Atlantique a constitué un comité professionnel agricole du territoire de Notre-Dame-des-Landes. Ce comité professionnel, qui réunit l’ensemble de la profession agricole, a contribué à la gestion des conséquences du projet aéroportuaire sur l’agriculture du territoire de Notre-Dame-des-Landes.

La Chambre d’agriculture de Loire-Atlantique demande que le comité professionnel agricole, placé sous la présidence de Jacques Lemaitre, assure la gouvernance de ce projet agricole en lien avec l’État.

Depuis 10 ans, la Chambre d’agriculture de Loire-Atlantique travaille en étroite collaboration avec les services de l’État sur le dossier agricole de Notre-Dame-des-Landes. Dès l’annonce de l’abandon du projet, la Chambre d’agriculture a fait part de ses propositions à Mme la Préfète de Région et a répondu aux sollicitations des services de l’État, en confiance et en transparence. La Chambre d’agriculture s’étonne de découvrir dans la presse les dispositions prises par Mme la Préfète de Région sans concertation préalable avec la profession agricole. Le Président de la Chambre d’agriculture, Jacques Lemaitre, reste à la disposition de Mme la Préfète de Région et de ses services pour une rencontre rapide sur la base des propositions de la Chambre d’agriculture, soutenues par les agriculteurs directement concernés et la majorité des syndicats agricoles du département.

 

http://www.presseocean.fr/actualite/nddl-la-chambre-d-agriculture-du-departement-a-un-projet-agricole-02-02-2018-261088



09/02/2018
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