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Comment lire une prise de sang ...

      Prise de sang ...

Nous avons tous été amenés à effectuer une prise de sang.

Dois-je être à jeun ? Comment lire mes résultats ? On vous aide à y voir plus clair.

 

La prise de sang est un examen relativement courant effectuée en laboratoire d’analyse par un biologiste, un technicien préleveur ou un infirmier. L’alimentation peut interférer sur certains résultats. Renseignez-vous auprès de votre médecin et du laboratoire pour savoir s’il faut être à jeun. Le tabac et les médicaments peuvent également influencer les analyses.

Il est donc essentiel de donner un maximum d’informations à votre médecin et au biologiste.

Lors d’une prise de sang, plusieurs analyses peuvent être effectuées. Pour chaque analyse, les valeurs de référence sont indiquées sur la feuille de résultats. Si un de vos résultats se trouve en dehors des « normes », consultez votre médecin ou demandez une interprétation au biologiste médical avant de tirer des conclusions trop hâtives.

En effet, un résultat en dehors des intervalles de référence n’est pas forcément alarmant, car il s’agit de valeurs statistiques.

 

La numération formule sanguine (NFS) ou hémogramme

Il s’agit du dénombrement et de l’analyse des différents constituants du sang, à savoir les hématies (globules rouges), les leucocytes (globules blancs) et les plaquettes. Des paramètres y sont associés :

Taux d’hémoglobine : constituant majeur des hématies, dont le rôle est le transport de l’oxygène.


Hématocrite : volume occupé par les hématies par rapport au volume total du sang.


Volume globulaire moyen (VGM) : volume moyen des hématies. Plus le VGM est élevé, plus les hématies sont grandes.


Teneur corpusculaire moyenne en hémoglobine (TCMH) : quantité moyenne d’hémoglobine contenue dans une hématie.


Concentration corpusculaire moyenne en hémoglobine (CCMH) : concentration moyenne d’hémoglobine contenue dans une hématie.


Indice de distribution des hématies : variations de taille des hématies.


Formule leucocytaire : ensemble des pourcentages de chaque type de globules blancs (polynucléaires neutrophiles, polynucléaires éosinophiles, polynucléaires basophiles, lymphocytes, monocytes)

 

À jeun ou pas ?
Non, ce n’est pas nécessaire.

 

Analyse
– Un taux abaissé d’hématies associé à un taux abaissé d’hémoglobine met en évidence une anémie (entraînant un manque d’oxygénation au niveau des organes vitaux).
– Une augmentation des leucocytes est en général révélatrice d’une infection.
– Une diminution du nombre de plaquettes peut avoir des conséquences hémorragiques (si le taux est < 100 000 /ml).

À noter
Le tabac augmente le taux de globules blancs dans le sang.

 


Bilan en Fer

Deux éléments sont analysés :

Fer : constituant de l’hémoglobine.


Ferritine : protéine qui permet le stockage du fer dans les cellules.

 

À jeun ou pas ?
Non, ce n’est pas nécessaire.

Analyse
– En cas d’excès de ferritine, on parle d’hyperferritinémie. De nombreuses causes sont possibles dont l’hémochromatose (excès de stockage du fer).
– Un taux de fer ou de ferritine est trop bas entraîne généralement une anémie.

 


Bilan rénal

Pour évaluer la fonction rénale, deux mesures sont utiles :

Acide urique : un produit de dégradation des cellules.


– Et surtout la créatinine : également un déchet métabolique qui est le meilleur reflet de la fonction rénale.

 

À jeun ou pas ?
Non, ce n’est pas nécessaire.

 

Analyse
– Un taux normal de créatinine reflète un bon fonctionnement des reins.
En cas de taux trop bas d’acide urique dans le sang, on parle d’hypo-uricémie. À l’inverse, en cas d’excès, on parle d’hyperuricémie.
Un taux anormal de l’acide urique et de la créatinine met en évidence un dysfonctionnement rénal.

 


Bilan lipidique

Il s’agit de l’analyse des constituants lipidiques.

Cholestérol : trois taux sont mesurés au cours d’un bilan sanguin, le HDL-cholestérol (« bon cholestérol »), le LDL-cholestérol (« mauvais cholestérol ») et le cholestérol total.


Triglycérides.

 

À jeun ou pas ?
Il est essentiel d’être à jeun depuis 12 h pour le dosage du cholestérol et des triglycérides.

 

Analyse
• En cas d’excès de cholestérol, on parle d’hypercholestérolémie. Le cholestérol va s’accumuler dans les parois sanguines, voire les boucher.
• En cas de taux élevé de triglycérides, on parle d’hypertriglycéridémie.
• L’analyse du taux de triglycérides et de cholestérol permet d’évaluer le risque cardiovasculaire.

 


Bilan inflammatoire

Vitesse de sédimentation (VS) : le sang est constitué de sérum (partie liquide) dans lequel baignent les éléments figurés du sang (hématies, leucocytes, plaquettes). Au repos, ces éléments vont sédimenter.

La VS est définie au bout d’une et deux heures. Une augmentation de la vitesse de sédimentation reflète un phénomène inflammatoire, infectieux ou non.


Dosage de la CRP (protéine C réactive) : protéine impliquée dans l’inflammation.

 

À jeun ou pas ?
– Pour la VS, il est nécessaire d’être à jeun.
– Pour le dosage de la CRP, il n’est pas nécessaire d’être à jeun.

 

Analyse
La VS et le dosage de la CRP mettent en évidence une éventuelle inflammation. Aujourd’hui, le dosage de la CRP est privilégié, car il offre un résultat plus fin.

 


Bilan glycémique

À jeun ou pas ?


La glycémie (taux de glucose dans le sang) varie d’un moment à l’autre de la journée.

Elle est mesurée à jeun le matin pour vérifier sa régulation par les hormones hypo- et hyperglycémiantes ou bien 1 h 30 à 2 h après un repas pour vérifier que la régulation du glucose se fait bien après un apport de sucre (repas).

 

Analyse
– Lorsque le taux de glucose est trop élevé, on parle d’hyperglycémie. À l’inverse, lorsqu’il est trop bas, on parle d’hypoglycémie.
L’analyse de la glycémie à jeun est essentielle pour le diagnostic du diabète (caractérisé par une hyperglycémie), mais aussi pour le suivi de cette maladie.

 

À noter
Chez les diabétiques, le pourcentage d’hémoglobine glyquée (hémoglobine sur laquelle du sucre est fixé) est également mesuré (pas nécessaire d’être à jeun) : il reflète la glycémie sur les 2 derniers mois.

 


Bilan hépatique

Il consiste à évaluer les fonctions hépatiques.

Transaminases (ASAT, ALAT), gamma GT et phosphatase alcaline (PAL) : enzymes hépatiques.


Albumine : protéine reflétant les capacités de synthèse du foie.

 

À jeun ou pas ?
Non, ce n’est pas nécessaire.

 

Analyse
Diverses pathologies du foie peuvent être mises en évidence grâce à ces mesures.

 

 


En cas de doute sur vos résultats, n’hésitez pas à demander conseil à votre biologiste médical (toujours disponible au moment de la remise des résultats) et à consulter votre médecin. En fonction de votre bilan, votre médecin pourra éventuellement vous orienter vers d’autres examens afin d’affiner le diagnostic.


Tube

 

Pourquoi plusieurs tubes sont-ils nécessaires ?

Vous avez sûrement remarqué que le sang prélevé est réparti dans plusieurs tubes. Pourquoi ? En fait, pour certaines analyses, le sang prélevé est mis en contact dans le tube avec une substance qui va empêcher la coagulation, cette substance pouvant être différente selon l’analyse demandée. Les différents tubes contiennent donc des substances différentes et sont différenciés par un code couleur.


Vocation29-bonasavoirLes résultats des analyses sanguines sont variables selon l’âge et le sexe, mais aussi selon les laboratoires, car ils peuvent utiliser des techniques différentes. Il est donc conseillé d’effectuer ses analyses au sein d’un même laboratoire afin de pouvoir comparer les résultats.

  • Pour les enfants qui redoutent les piqures, il est possible de leur appliquer un patch anesthésiant 1 heure avant la prise de sang pour éviter que ce soit douloureux.
  • Lorsqu’il est demandé d’être à jeun, vous pouvez bien sûr boire de l’eau (plate). Le thé et le café, s’ils sont pris sans sucre et sans lait, sont également possibles.

Charlène Catalifaud

Remerciements à Isabelle Tawa, biologiste au laboratoire
médical du CMETE à Paris pour sa relecture attentive

 

https://www.vocationsante.fr/je-dois-faire-une-prise-de-sang/

 

 

 

NFS = numération-formule sanguine, elle permet de savoir votre taux de globules rouges,blancs et plaquettes


Urée et créatinine sont le reflet de la façon dont travaillent vos reins


Glycémie, votre taux de sucre dans le sang


TP et TCK permettent la coagulation avec l'aide des plaquettes citées plus haut


Groupe sanguin pour savoir à quel groupe vous appartenez.

Il s'agit du bilan classique en pré-opératoire, qui se fait en une seule prise de sang.

 

 

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            Comment lire une prise de sang

 

prise de sang

 

L’activité physique et sportive touche un grand nombre d’individus à l’heure actuelle.

Selon le volume et l’intensité de celle-ci, on peut parler de sport lorsque la charge d’entraînement hebdomadaire est importante et se répète au fil des années. Associer à cela doit s’ajouter le planning des compétitions servant d’objectifs principaux et secondaires, paramétrant les cycles d’entraînement.

Parallèlement, suivant une certaine prophylaxie, il est nécessaire pour le sportif d’avoir recours à un suivi médical comprenant entre autres un bilan sanguin (et urinaire) en début, milieu et fin de saison, et lors de tout événement exceptionnel (surentraînement, blessures, problèmes cardiovasculaires, rénaux…).

En d’autres termes, les examens biologiques doivent répondre à plusieurs objectifs :

  • Diagnostiquer une pathologie éventuelle, suspecter des déficiences nutritionnelles,  ;
  • Dépister les pratiques illégales par l’usage de produits dopants.

Le suivi biologique longitudinal permet d’optimiser l’orientation, le contrôle et le suivi de l’athlète par la détection d’éventuelles anomalies présentes avant ou suite à la pratique du sport.

L’objectif est d’accompagner, d’aider le sportif à maintenir son intégrité mentale, physique, et physiologique, et prévenir, le cas échéant, toute pathologie médicale (traumatologique, hormonale…).

 

 

Parmi les examens biologiques à prendre en compte, voici les préconisations (liste non-exhaustive):

  • NFS
  • Bilan inflammatoire
  • Bilan ferrique
  • Bilan lipidique
  • Bilan glycémique
  • Bilan ionique
  • Bilan Enzymatique
  • Bilan rénal
  • Bilan hormonal

Numération Formule Sanguine (NFS):

Cet examen permet de diagnostiquer des anomalies hémolytiques, inflammatoires, infectieuses et/ou carentielles.

 

Paramètres clés :

  • Les Hématies : il s’agit du nombre de globules rouges par mm3 de sang. Leur rôle est de transporter l’oxygène vers les muscles. Un chiffre bas diminue le rendement énergétique de l’athlète.
  • L’Hémoglobine (Hb) : protéine intervenant dans le transport de l’oxygène. Plus la valeur est haute, meilleur est le transport. Avec l’entraînement et les compétitions, cette valeur diminue.
  • Hématocrite : pourcentage correspondant au volume de globules rouges (GR) présent dans le sang. Plus ce taux est élevé, meilleure est l’oxygénation des tissus. Avec l’entraînement et les compétitions, ce taux diminue.
  • Volume Globulaire Moyen (V.G.M.) : il s’agit de la taille moyenne des GR. Une valeur trop élevée indique des GR trop gros et donc limités dans leur déplacement au niveau sanguin. Les muscles seront donc moins bien approvisionnés en oxygène.
  • Plaquettes : nombre par mm3 de sang. Elles interviennent dans la coagulation. Une valeur élevée reflète souvent une infection et/ou une inflammation.
  • Leucocytes : nombre de globules blancs par mm3 de sang. Une hyperleucocytose est normale après un effort intense et soutenu, après un stress important. Pathologiquement parlant, elle est associée à des phénomènes inflammatoires et infectieux.

Bilan Inflammatoire

Vitesse de sédimentation (VS)

La VS correspond au temps nécessaire éléments sanguins pour sédimenter. La VS dénote un état inflammatoire chronique mais non spécifique.

Protéine C-Réactive (CRP)

La CRP est une protéine qui s’élève très rapidement au cours de processus inflammatoires et reflète une inflammation aigue. Cela peut être secondaire à une infection, un trauma articulaire ou musculaire, à une intolérance de la charge d’entraînement….

 

Bilan Ferrique

Fer sérique 

Le Fer sérique correspond au fer contenu dans le sérum.

Le fer participant à la formation de l’hémoglobine (localisée au niveau des globules rouges dans le sang) et de la myoglobine (au niveau des tissus musculaires), intervenant dans le transport de l’oxygène dans l’organisme, une carence provoque très souvent une sensation de fatigue.

Ferritine

La Ferritine est une protéine de stockage du fer qui permet de réguler l’absorption du fer en fonction des besoins de l’organisme. En cas de carence importante en fer, d’hémorragies, de régime végétarien mal équilibré, le taux de ferritine dans le sang a tendance à être très bas.

En cas de surcharge en fer du sang, à l’inverse, le taux de ferritine a tendance à être élevé et se voit en cas de syndromes inflammatoires, infectieux, d’hépatite aigue ou d’hémochromatose par exemple.

Transferrine

La Transferrine, ou sidérophiline, est une protéine du sang synthétisée par le foie qui se combine au fer et le transporte vers les organes. On peut noter que :

  • Une diminution du coefficient de saturation (<35%) est le signe d’un manque de fer dans est le signe d’un manque de fer dans l’organisme soit par anémie par carence martiale (apport alimentaire insuffisant), soit par augmentation de l’utilisation du fer par à cause d’un effort physique fréquent, au cours de réactions inflammatoires aigues, croissance, d’une mauvaise assimilation du fer par le système digestif, de la présence d’hémorragies chroniques, ou encore d’une infection chronique.
  • Une augmentation du coefficient de saturation (>35%) est le signe d’un excès de fer dont la cause peut être une intoxication par le fer, une hémochromatose (pathologie due à une surcharge en fer de l’organisme), une carence en protéines, une inflammation, une insuffisance rénale, un déficit en pyridoxine (appelée également vitamine B6)…

Le Fer sérique et la Ferritine participent au diagnostic de l’anémie chez le sportif (ferriprive ou hémolytique) et permettent de connaître le cause, souvent corrélée à une carence martiale. Les phases d’entraînement et de compétitions entraînent une diminution de l’hématocrite et du taux de l’hémoglobine. L’anémie peut correspondre aussi à une élimination excessive du fer par transpiration, une augmentation de l’élimination secondaire à des troubles digestifs (diarrhées, syndrome de malabsorption…), une alimentation pauvre en fer.

 

Les symptômes de l’anémie fréquemment rencontrés sont la fatigue, une contraction musculaire moins efficace et une diminution des capacités de performance.

 

Une alimentation adaptée et un traitement éventuellement permettent de revenir à un état d’homéostasie interne.

 

 

Bilan Lipidique : Triglycérides (TG), Cholestérol et ses fractions LDL et HDL

 

Leur dosage est utile pour détecter d’éventuelles hyperlipidémies familiales, avec pour objectif par la suite d’orienter vers une alimentation prophylactique visant à minimiser leur taux sanguins. Diminution de la consommation d’alcool et/ou de glucides simples concernant les TG, apport équilibré en acides gras insaturés (omégas 3, 6 et 9) et limité en acides gras saturés, cholestérol concernant le « mauvais cholestérol » (LDL-cholestérol).

L’activité physique et sportive agit favorablement sur les concentrations en diminuant les taux de TG et LDL-cholestérol, en majorant le taux de « bon cholestérol» (HDL-cholestérol).

Remarque :

  • Le « bon cholestérol » ou HDL-cholestérol récupère l’excédent de cholestérol au niveau des cellules pour le ramener au foie et favoriser son élimination, c’est le « Nettoyeur » des artères de l’organisme. Une valeur basse est un facteur de risque cardiovasculaire ;
  • Le « mauvais » cholestérol ou LDL-cholestérol, apporte le cholestérol aux cellules. Leur oxydation entraîne le dépôt sur les artères. Une valeur élevée est un facteur de risque cardiovasculaire ;
  • Les TG, tout comme le cholestérol, sont des composés lipidiques, leur excès est néfaste et augmente le risque athérogène (formation de plaque d’athérome) du cholestérol.

L’augmentation du HDL-cholestérol et la diminution des TG est linéaire et proportionnelle à l’activité sportive, et surtout fonction du volume d’entraînement et moins de l’intensité de celui-ci. En revanche pour le LDL-cholestérol, la corrélation est moins évidente.

Une remarque concernant les femmes, le paramètre « cholestérol » doit être surveillé d’un peu plus près en cas de prise d’oestro-progestatifs (pilule) (prise de sang conseillée 1 fois par an).

 

Bilan Glycémique

Glycémie

Le dosage de la glycémie permet de dépister un diabète éventuel ou de contrôler un diabète connu.

La glycémie est fondamentale pour le sportif. Sa variation est variable au cours de la journée, est fonction de l’entraînement, du moment pré-, per- et post-effort, de la nutrition mise en place (notions d’index glycémique des aliments, de composition des repas,…)

.Le risque le plus important chez un sportif diabétique est l’hypoglycémie, souvent pendant ou après l’effort. Une baisse de la glycémie, voire une hypoglycémie est synonyme de contre-performance, voir d’abandon dans les cas extrêmes du fait d’une diminution des capacités de l’athlète. A jeun la normalité est 1g.L-1 +/- 15%.

Toute anomalie de la glycémie doit faire l’objet d’examens de contrôles ultérieurs afin de déterminer l’étiologie.

Hémoglobine Glycquée HbA1c

L’hémoglobine glycquée HbA1c est un examen dont le résultat permet de juger l’équilibre glycémique pendant environ les 2 à 3 mois qui précèdent la prise de sang.

On sait que le sport a une action bénéfique sur l’insulinorésistance (diminution de la réponse cellulaire et tissulaire à l’insuline), la tolérance au glucose ou l’hyperglycémie post prandiale (en d’autres termes qui succède au repas).

 

Bilan Ionique

Sodium, Potassium, Chlore

Les taux de sodium et potassium, appelés respectivement Natrémie et Kaliémie, est intéressante pour les sportifs.

Concernant le potassium, c’est un ion intervenant dans la contraction cardiaque, la régulation de la pression osmotique intracellulaire et donc dans le contrôle de la teneur en eau des cellules, qui a un rôle dans la transmission de l’influx nerveux, la tension artérielle, l’anabolisme glycogénique. Les sportifs pratiquant des sports à catégorie de poids, amenés à pratiquer des méthodes purgatives (lavements, diurétiques, laxatifs…) ou ayant des troubles du comportement alimentaire (anorexie, boulimie avec vomissements provoqués, …) dans un but commun, celle de « maigrir ».

Le risque majeur est l’hypokaliémie qui peut entraîner des risques cardiaques et musculaires (et notamment faciliter l’apparition de crampes).

S’agissant du sodium, contribuant au bon fonctionnement neuromusculaire et au maintient de la pression osmotique, le dosage est pertinent lors d’entraînements et/ou de compétitions en climat chaud, où l’effet sur la natrémie est une augmentation. L’hyponatrémie, moins courante, peut se voir dans les cas de dénutrition et/ou malnutrition par rapport à des besoins importants liés à l’activité sportive.

Enfin, le chlore participe au maintien de l’équilibre osmotique. Une déficience peut favoriser l’apparition de crampes musculaires, d’une fatigue nerveuse et/ou musculaire.

Calcium, Phosphore

Le calcium agit au niveau de la constitution des os (et des dents), de la contraction musculaire, la régulation du rythme cardiaque, aussi dans la coagulation sanguine. Une déficience augmente le risque de micro-fractures et fractures de fatigue, une faiblesse musculaire.

Le phosphore joue un rôle dans l’absorption et la fixation du calcium sur la trame osseuse, dans l’équilibre acido-basique et participe au métabolisme énergétique (ATP, Créatine Phosphate).

Magnésium

C’est un élément minéral central qui intervient dans plus de 300 réactions métaboliques, c’est un véritable « activateur » enzymatique lorsqu’il est non-déficient. Il favorise la relaxation sur le plan neuromusculaire et donc la récupération. En effet, il participe à la transmission de l’influx nerveux, à la contraction musculaire, potentialise l’utilisation du glycogène au niveau cellulaire.

Une déficience peut avoir des effets secondaires néfastes à type d’irritabilité musculaire (tétanie, spasmophilie), crampes, fatigue physique et nerveuse. Des troubles du rythme cardiaque, de l’hypertension artérielle, des troubles digestifs et des manifestations psychiques (hyperémotivité, anxiété), troubles du sommeil peuvent aussi apparaître. C’est le magnésium au niveau du globule rouge qui est dosé, appelé magnésium érythrocytaire, et qui reflète le mieux l’état de notre stock (comparé au magnésium plasmatique).

La moitié des sportifs seraient carencés. Les pertes par la sueur sont à prendre en compte dans la diminution du taux de magnésium et une complémentation est le plus souvent nécessaire lors des phases d’entraînement intense.

 

Bilan Enzymatique

Transaminases (SGOT ou ASAT,SGPT ou ALAT)

ALAT : Alanine-Aminotransférase (SGPT, Sérum Glutamopyruvate Transférase),

ASAT : Aspartate-Aminotransférase (SGOT, Sérum Glutamooxaloacétate Transférase)

Les transaminases sont des enzymes ayant une activité métabolique (entre acide aminé et acide α-cétonique) à l’intérieur des cellules. Ces enzymes sont présentes dans plusieurs tissus (foie, coeur, reins, muscles…) reflétant ainsi l’activité du foie et du coeur.

Les ALAT se retrouvent essentiellement dans le foie, les reins et en faible quantité dans les muscles striés et dans les globules rouges.

Les ASAT se retrouvent plus dans les muscles striés, les globules rouges et dans le foie.

Une diminution de la valeur des transaminases peut suspecter une déficience en vitamine B6. Les causes d’une augmentation peuvent être dues à des efforts et/ou à des traumatismes musculaires, un problème cardiovasculaire type infarctus du myocarde, une pancréatite. Chez la femme, les contaceptifs oraux peuvent altérer le bilan sanguin.

Phosphatase alcaline

Les phosphatases alcalines sont des enzymes qui se trouvent dans plusieurs types de cellules : la muqueuse intestinale, le rein, foie, os et cerveau. Les phosphatases alcalines augmentent dans deux pathologies : les affections hépatiques (hépatites, infections hépatiques, ictère…)  et les affections osseuses (convalescence de fracture,…).

Lactate Déshydrogénase (LDH)

La LDH est une enzyme importante dans le métabolisme des glucides, présente dans certains tissus de l’organisme comme le muscle cardiaque ou myocarde, les hématies, les reins, les muscles squelettiques et le foie. Une augmentation de son taux peut se voir lors d’une hémolyse, un effort violent entraînant une « casse » musculaire (xercices excentriques par exemple).

 Créatine Phosphokinase (CPK)

La CPK est une enzyme dont la présence dans le sang permet d’aider au diagnostic d’atteinte musculaire, cardiaque ou cérébrale étant donné sa présence dans ces trois tissus. Une élévation peut être due à un traumatisme musculaire type choc, entraînement intense, piqûre intramusculaire…

Les enzymes ALAT, ASAT, CPK et LDH sont des marqueurs importants de pathologies cardiaques, musculaires ou hépatiques. En résumé, l’élévation des trois premières orientent vers l’état de surentraînement et le risque de blessures graves.

 

Bilan Rénal

Acide Urique et Urée

C’est une molécule quasiment insoluble dans l’eau résultant de la dégradation et de l’excrétion des purines (molécules azotées composant l’ADN, l’ATP…), véritable marqueur biologique d’intolérance à l’entraînement. Une valeur trop élevée reflète une hyperuricémie, très fréquente chez le sportif.

Cela peut favoriser la survenue de pathologies musculaires, tendineuses, articulaires, voir rénales (calculs rénaux). L’alimentation du sportif, souvent les diététiques hyperprotéinées, associée à une hydratation non adaptée augmente le risque.

Associée à cela, l’hyperurémie (taux d’urée, produit du catabolisme des protéines formé dans le foie à partir de l’ammoniac dans le sang) est aussi fréquente et corrélée à une faible hydratation, une alimentation riche en protéines, un catabolisme protidique accru des tissus…

Créatinine et Clairance à la créatinine

La créatinine résulte de la dégradation de la créatine à l’effort dans le muscle et est éliminée par les reins.

En temps normal, la créatinine est éliminée par les reins dans les urines.

Dès que son taux augmente anormalement dans le sang, cela montre une fonction rénale insuffisante.

Sa concentration diminue, à l’opposé, si les masses musculaires diminuent car ce sont les muscles qui produisent la créatinine.

La clairance à la créatinine est l’un des meilleurs marqueurs de la fonction rénale.

Elle est calculée à partir des résultats des dosages de créatinine dans le sang et les urines. Elle peut aussi être estimée à partir du dosage de la créatinine dans le sang (créatinine plasmatique) et en connaissant l’âge et le poids du patient. Une valeur diminuée reflète une fonction rénale insuffisante.

 

Bilan Hormonal

Axe corticotrope : le Cortisol

Le cortisol est une hormone stéroïde secrétée par le cortex de la glande surrénale.

C’est une donnée très intéressante pour évaluer la tolérance à l’entraînement et aux charges imposées. Son activation est directement corrélée à une adaptation physiologique à l’exercice en fonction du volume et de l’intensité. Son augmentation est corrélée positivement à ces deux paramètres.

Néanmoins, un taux bas peut signaler une prise de corticoïdes, et une hypercortisolémie peut avertir par rapport à un stress important (phase d’entraînement intense,…).

Axe gonadotrope : la Testostérone

Hormone stéroïdienne, principalement secrétée par les testicules chez l’homme mais aussi, par les glandes surrénales (homme et femme).

C’est un paramètre recherché souvent avec le cortisol. Le taux sanguin en testostérone est corrélé positivement à un entraînement intensif et volumineux (en d’autres termes en résistance). Un protocole d’entraînement en endurance a tendance à avoir l’effet inverse (diminution de la testotéronémie).

Axe somatotrope : l’Hormone de Croissance (GH ou Growth Hormon)

L’hormone de croissance, ou somathormone, est une hormone secrétée par les cellules somatotropes de la partie antérieure de l’hypophyse. L’intensité de l’effort augmente la sécrétion de l’hormone de croissance. Néanmoins, l’âge (diminution), la composition corporelle (plus le pourcentage de masse grasse est important, plus la sécrétion est basse), le sexe (taux moins important chez les hommes) et l’entraînement (augmentation).

De plus, l’hormone IGF (Insulin-like Growth Factor ou Somatomédine) produite par le foie et stimulée par la GH, agit positivement sur l’élargissement du cartilage de conjugaison et l’allongement de l’os, la croissance de tous les tissus et l’anabolisme (synthèse) protéique. Cependant, l’entraînement en endurance influence peu les taux de cette hormone au niveau sanguin.

 

En conclusion

Le suivi biologique des sportifs est une démarche globale, analytique et prophylactique, qui vise à la fois à optimiser les performances et protéger la santé des athlètes, leur intégrité physique, physiologique et psychologique.

Un bilan biologique est indispensable pour ajuster les orientations liées à l’entraînement, adapter les charges (volume, intensité), mais aussi pour affiner la prise en charge médicale et nutritionnelle.

Sportivement.

 

Nicolas AUBINEAU
Diététicien Nutritionniste du sport et en clinique
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© Depositphotos.com / Wavebreakmedia

https://www.nicolas-aubineau.com/lire-une-analyse-de-sang/

 



09/11/2017
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