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Réagir face à une victime d’un AVC?

 

      Comment réagir face à une victime d’un AVC?


                            Le premier réflexe à avoir en cas d'AVC: appeler le Samu au 15. Illustration de véhicules d'urgences.
Le premier réflexe à avoir en cas d'AVC: appeler le Samu au 15. Illustration de véhicules d'urgences. — pixabay

 

« Un coup de tonnerre dans un ciel serein ». Voilà l’image donnée par Yannick Béjot, neurologue à Dijon, pour résumer l’accident vasculaire cérébral (AVC).

Toutes les quatre minutes, un Français est frappé par un « infarctus du cerveau ».

Et plus cet accident est pris en charge rapidement, moins le patient risque des séquelles graves.

A l’occasion, lundi 29 octobre, de la Journée mondiale de l’AVC, la Fédération Nationale France AVC et la Fondation Cœur et Artères, en collaboration avec Bayer, lancent une campagne d’information sur l’AVC baptisée « AVC VITE le 15 ! Un seul geste suffit ».

 Plus en détail, les bonnes pratiques face à un accident vasculaire cérébral.

 

 

   Les symptômes qui alertent

C’est quoi un AVC ? Un infarctus ou une hémorragie au niveau du cerveau qui va causer la perte d’une ou plusieurs fonctions neurologiques.

Le patient peut donc ressentir une faiblesse dans un bras, une jambe, sur le visage ou les trois en même temps.

Deuxième signe : une perte de sensibilité. Le patient va parler de fourmillements.

Troisième signe : la perte de parole. Le patient aura alors du mal à s’exprimer ou à comprendre, à lire ou à écrire. Enfin, il peut avoir des problèmes de vision.

« Soit il ne voit plus du tout d’un seul œil ou il a une perte de champ visuel sur les côtés », précise Yannick Béjot, neurologue. Outre ces symptômes, qui parfois se cumulent, deux autre signes peuvent alerter : des troubles et vertiges intenses et brutaux et l’impression d’être saoul ou sur un bateau qui tangue, et également une migraine forte. « Mais surtout, dans neuf cas sur dix, les symptômes arrivent très brutalement, souligne Yannick Béjot.

Et on peut faire un AVC sans avoir aucune douleur. C’est pourquoi beaucoup de personnes négligent leurs symptômes.

Dans le cas d’infarctus, 90 % des patients ont mal et réagissent donc plus vite. »

 

    Comment vérifier que c’est un AVC ?

« L’évaluation est à la portée de tous », rassure le neurologue.

Premier réflexe: faire parler la personne, lui poser des questions pour vérifier qu’elle arrive à s’exprimer.

Puis lui demander de lever les deux bras et les jambes car l’AVC peut provoquer une hémiplégie.

De même, on l’invite à sourire et tirer la langue.

Côté toucher, on peut lui demander de nous serrer les mains : si la pression est moins forte d’un côté, il y a de quoi s’inquiéter. On peut aussi vérifier qu’il voit bien. « Mais cet examen ne prend que quelques minutes », insiste le médecin.

 

   Le 15, premier réflexe

Car l’urgence, c’est d’appeler le Samu, au 15.

La rapidité de la réaction permet de réduire le risque de décès et les séquelles éventuelles. Aujourd'hui, les 3/4 des survivants d'un AVC en gardent des séquelles définitives... Mais que dire au Samu ? D’abord son nom, son numéro, le nom du patient et où on se trouve. Mais aussi l’heure de l’apparition des symptômes et un maximum de détails sur l’état du malade. « Ainsi, le 15 peut jouer le rôle de chef d’orchestre pour qu’urgentistes, neurologues, radiologues soient prévenus pour prendre en charge rapidement ce patient, explique Yannick Béjot. C’est comme ça qu’on gagne du temps. Pour l'AVC, chaque minute compte.»

En effet, l’imagerie médicale pourra confirmer s’il s’agit d’une hémorragie cérébrale (20% des cas) ou d’un infarctus du cerveau. Et les soignants pourront ainsi choisir le meilleur traitement. Mieux vaut donc appeler le 15 que d’accompagner une personne victime d’un AVC aux urgences, où elle risque d’attendre…

 

   Comment l’installer en attendant les secours ?

Cela dépend de l’état du patient. « Dans 90 % des cas, le patient reste conscient », précise le neurologue.

Il peut donc réagir aux sollicitations et s’asseoir de lui-même. « En revanche, s’il souffre d’étourdissements ou de faiblesses dans les membres, il est préférable de l’allonger pour éviter qu’il ne tombe. » S’il vomit ou régurgite, il faut le mettre enposition latérale de sécurité pour éviter qu’il ne s’étouffe.

« Dans tous les cas, il ne faut pas l’allonger totalement à plat car il aura du mal à déglutir.

Or, il arrive que l’AVC provoque des troubles de la déglutition et dans ce cas la salive risque de s’écouler dans les poumons et provoquer une infection pulmonaire.

Qui est d’ailleurs la première cause de décès après un AVC. »

Mieux vaut donc l’allonger en positionnant sa tête à 30 degrés.

 

   Que faire si les symptômes disparaissent ?

C’est le piège… Beaucoup de personnes sont victimes d’un mini AVC, un ischème cérébral transitoire (ICT).

Les symptômes, déjà décrits, vont s’estomper dans les minutes ou heures qui suivent. « Mais même si les signes sont fugaces, il faut appeler le 15, martèle le neurologue.

Cela reste une urgence, car les personnes qui ont fait un ICT risquent fortement de faire un AVC : 3 % environ dans la semaine qui suit, 8 % environ dans les trois mois.

Si on met la personne sous traitement, on lui épargne de faire un vrai AVC. » Il ne faut donc pas prendre à la légère ce signal avant-coureur…

 

      https://www.20minutes.fr/sante/1950547-20161029-video-comment-reagir-face-victime-avc

 

 

 



30/10/2018
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